Syndicats

  • L’inflation, cette fois-ci pour de bon ?

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    L’inflation n’est plus tout à fait celle souhaitée, et commence même à devenir problématique. Ce qui était souhaité par les autorités monétaires, c’était un taux de renchérissement en hausse, mais inférieur de justesse à une limite fixée plus ou moins arbitrairement à 2%. Ce qui est en train de se produire, c’est presque le double dans la zone OCDE(+3,3% sur un an à fin avril), beaucoup moins en Suisse certes (+0,3%), mais nettement plus que l’an dernier à pareille époque (-1,3%).

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  • Suisse-UE : l’erreur historique

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    Qu’est-ce qui n’a pas été dit et écrit sur l’arrêt brutal des négociations avec Bruxelles ! Le projet d’accord institutionnel aurait été mauvais, alors qu’on y travaillait depuis 2008, et que l’idée remonte même à 1997. Il aurait, selon la version officielle, de toute façon été rejeté en votation populaire, ce qui en dit long sur le courage de l’autorité fédérale, qui n’ose affronter l’opinion. On mesure ici les limites de la démocratie directe, dont les instruments corsètent l’action gouvernementale par la perspective de rejets populaires qui se manifestent à la moindre occasion.

    Fines fleurs de nos institutions politiques, les droits d’initiative et de referendum ont beau être la fierté de la Suisse, on ne veut pas voir que, sur les sujets centraux, ils l’enferment dans des contradictions qu’elle est inapte à surmonter. Il faut donc cesser de s’abriter derrière la formule « le peuple a toujours raison ». Le peuple n’est pas idiot, il demande juste à être informé à la juste mesure. Dans le cas d’espèce, la faute de l’échec échoit intégralement au Conseil fédéral, qui n’a pas pris la peine, inutile a-t-il peut-être considéré, d’expliquer au public la vraie nature des enjeux et des risques encourus à refuser d’y souscrire.

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  • La taxation des robots, ou la quête du Graal

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    L’idée de taxer les robots pour financer la reconversion des salariés dont ils auront finalement subtilisé la quasi totalité des emplois fait son chemin, y compris chez les plus éminents fiscalistes. On peut le comprendre, tant le phénomène de la numérisation se répand à la vitesse de l’éclair dans tous les compartiments de l’activité économique. Les derniers doutes sur la faisabilité de la chose (risques d’évasion fiscale ou d’autres formes de contournement de l’impôt) sont en train de tomber, puisque un début de coordination interétatique en matière de taxation se met progressivement en place sous l’égide, notamment, du G20 et de l’OCDE*. On vise d’abord les GAFA, mais le reste se mettra ensuite en place.

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  • Caisse de pensions des fonctionnaires genevois: entre salades et baratinage

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    Le projet de nième recapitalisation de la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG), objet d’interminables initiatives et référendums, véhicule son cortège d’inexactitudes et d’approximations quand ce ne sont tout simplement des fadaises.

    Championne du genre, l’Asloca fait, dans un communiqué, remonter aux années 80 – et l’impute à des «choix politiques de la droite» – le passage d’une capitalisation à 100% à un système de capitalisation partielle de ce qui était alors la CIA. En réalité ladite caisse, fusionnée depuis avec la CEH qui était en bien meilleur état, n’avait jamais atteint un taux de couverture de 100% et s’en éloignait toujours plus, de sorte que le grand argentier de l’époque, Robert Ducret, avait habilement suggéré de passer à un système mixte de capitalisation partielle, à la satisfaction générale et non au seul contentement du camp bourgeois.

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  • Cartel salarial contre dumping salarial

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    Encore davantage que les écarts de prix, les écarts de salaire sont la source d’incompréhensions qui empêchent toute tentative de réconciliation et finissent, sous couvert de protections tenues pour justifiées, par détruire cette forme particulière de paix des braves.

    En matière de prix, les fronts protectionnistes peinent à céder mais se lézardent néanmoins, tant les avantages du libre-échange sont évidents. De même qu’on a pu le constater pour les productions agricoles, peu à peu libéralisées, on en viendra à la longue à céder sur les prix des médicaments, que l’ordre cartellaire existant empêche encore, malgré de substantielles économies à la clé, qu’ils soient remboursés aux assurés lorsque ces médicaments sont achetés à l’étranger.

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