Santé

  • La dette Covid, vrai ou faux problème ?

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    C’est selon. Le fait est que les sommes gigantesques allouées à différents soutiens correspondent à des engagements publics qu’il n’est pas compliqué de financer pour l’instant puisque l’épargne abonde. Mais ensuite ?

    Toute la question tiendra dans l’attitude des épargnants. Pour l’heure, faute de visibilité et face à l’incertitude, la masse de pouvoir d’achat qui est thésaurisée ne semble pas devoir se déverser d’un coup sur les marchés des biens et services au prix d’une inflation non contrôlée. Cette épargne en partie contrainte, en partie volontaire, finance indirectement la compensation de revenus momentanément non disponibles pour cause de confinement. Mais ensuite ?

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  • Le virus au secours du commerce local ?

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    Il y a, avouons-le, quelque chose de parfaitement iconoclaste dans la proposition. Alors que les détaillants, à quelques incohérentes administratives près, sont condamnés à maintenir portes closes pour un temps indéterminé, comment imaginer que la pandémie puisse en réalité leur venir en aide ? Et pourtant. La conséquence, sinon immédiate, du moins à terme, du changement de nos habitudes en matière d’achalandage pourrait bien finir par profiter au commerce de proximité, c’est-à-dire très exactement à celui qui aujourd’hui est menacé d’extinction pure et simple si on ne lui porte pas secours. Voyons en effet.

     

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  • A la louche, 1 milliard d'aide par mois perdu

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    Au commencement première de classe dans sa réponse au virus, la Suisse s’est retrouvée soudain en tête de liste des pays les plus touchés par les nouveaux cas. On avance toutes sortes d’explications, sans que l’une ou l’autre ne soit particulièrement convaincante. Certains pointaient du doigt les cantons latins, qu’on sait moins disciplinés que les alémaniques, réputés pour leur sens de la responsabilité individuelle. Las, la deuxième vague les frappe presque aussi durement. 

     

     

     

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    Lien permanent Catégories : Dette, gouvernance, Prévoyance, Santé, suisse 4 commentaires
  • Un virus, et tout s’arrête

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    Avocats de la cause féminine et champions de l’urgence climatique n’ont qu’à bien se tenir : un virus pas si létal que ça est en train de les remplacer sur l’agenda des priorités, mettant la planète médiatique sens dessus dessous et semant le chaos dans la gouvernance mondiale. Il se pourrait même, si les choses durent voire s’aggravent, que l’économie bascule carrément dans la récession, à la manière de ce qu’avaient entraîné la crise des subprimes ou, plus loin encore dans le temps, les crises pétrolières.

    Deux sortes de caractéristiques font toutefois la différence.

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  • Santé, retraites : paroles de sages

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    Quelques économistes de poids font entendre leur voix sur deux sujets de première importance réservés à ce jour au monde politique : la réforme de la prévoyance et celle, tout aussi urgente, du système de santé. L’une et l’autre ont ceci de particulier qu’elles représentent des enjeux évidemment politiques et supposent donc un traitement parlementaire puis, cas échéant, une ratification populaire. Mais elles impliquent toutes deux une appréhension suffisante des mécanismes sous-jacents, ce qui est loin d’être le cas de l’immense majorité des députés, et a fortiori de la population appelée à se prononcer.

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  • Mieux vaut être riche et bien portant…

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    La Suisse est non seulement le pays qui après les Etats-Unis consacre la plus grosse part de son produit intérieur brut aux dépenses de santé, mais aussi, sauf erreur, celui dont les habitants supportent l’essentiel du financement à travers des primes élevées d’assurance et des prises en charge directes acceptées plus ou moins librement. On comprend dès lors que les hausses qui se profilent à l’horizon suscitent chaque année une vague de protestations et une multitude de propositions de réforme.

    On l’a dit et redit dans ces colonnes, la progression inexorable des dépenses de santé est le lot des sociétés vieillissantes à quoi s’ajoute, dans le cas des pays riches et singulièrement de la Suisse, une exigence d’excellence et de confort qui n’allonge guère l’espérance de vie mais explique en grande partie le fait que toutes les formes de consommation, y compris celle de soins médicaux, sont ici plus chères qu’ailleurs.

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  • L’idée du professeur Tschopp reste actuelle

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    Il y a un quart de siècle ou presque, le 30 novembre 1992 très exactement, le conseiller national Peter Tschopp déposait une initiative parlementaire proposant l’adjonction aux institutions d’assurances prévues par la Constitution (LAMA, AVS, LPP) d’une «institution fédérale de prise en charge des frais sanitaires et d’encadrement liés au grand âge».

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  • Cette très chère santé…

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    sante image stetoscope keystone.jpgQue dans les pays riches les dépenses de santé progressent plus vite que le produit intérieur brut, c’est un fait connu et expliqué depuis des âges. Plus le niveau de vie s’élève, plus la part du revenu consacré aux «biens supérieurs» augmente, selon la loi d’Engel que les étudiants de première année en économie se mettent dans la tête. Rien d’étonnant, donc, à ce que le pays le plus riche du monde après les Etats-Unis soit celui qui dépense le plus pour la santé. 

    L’aspiration de ses habitants n’est pas pour autant à profiter d’une vie plus longue: l’espérance de vie à la naissance n’est pas meilleure ici qu’ailleurs. Elle y serait même plus basse qu’en Espagne, égale à celle de l’Italie, et à peine supérieure à celle de la France, si l’on en croit l’OCDE. Ce qui singularise la Suisse, c’est qu’on y apprécie plus que tout la qualité et le confort, quitte à payer plus cher, comme pour la voiture, le logement, les loisirs, l’alimentation…

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  • Insaisissables coûts de la santé

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    Les Helvètes poursuivent des chimères en imaginant que la maîtrise des coûts de la santé est à leur portée. Ils peuvent lancer toutes les initiatives qu’ils voudront, les faits demeureront têtus. Le vieillissement démographique continuera son œuvre, porteur d’une demande croissante de soins de plus en plus lourds. Le progrès des techniques médicales ne cessera d’imposer le recours à des équipements de dernière génération avant que la précédente ne soit complètement amortie, et la recherche débouchera toujours sur des molécules prometteuses mais d’une rare complexité, et par conséquent hors de prix. Et puis, tout simplement, une logique économique vieille comme le monde veut qu’au fur et à mesure que le niveau de vie s’élève, la part du revenu consacré au bien-être, donc à la santé, augmente.

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  • Primes maladie: les ménages suisses presque champions du monde

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    Selon toute vraisemblance, les primes de l’assurance-maladie de base augmenteront de 4,5% l’an prochain. Pour autant la Suisse continuera de figurer dans la moyenne des pays, à vrai dire nombreux en Occident, consacrant un peu plus de 10% de leur produit intérieur brut aux dépenses de santé. Ce qui, après tout, est assez normal de la part de pays riches, et demeure encore loin des quelque 18% qui font des Etats-Unis, sous cet angle, un cas tout à fait exceptionnel.

    En revanche, c’est la Suisse qui fait exception s’agissant du poids de ces dépenses pour les ménages. En 2011 (dernière année pour laquelle des données sont disponibles), leurs versements nets ont représenté presque 26% des dépenses totales de santé, soit presque le double de la proportion observée pour l’Allemagne, et plus du triple de celle observée pour la France. Par tête, en prix courants et en parité de pouvoir d’achat, la Suisse n’est dépassée que par la Norvège.

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  • Propos iconoclaste sur le coût de la santé

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    Santé coût CH.pngLa santé n’a pas de prix, mais elle a un coût, aimait à dire le démographe Pierre Gilliand. Et ce coût, nonobstant quelques années d’accalmie dans la hausse des primes d’assurance maladie, risque bien de reprendre une fois les réserves des caisses redistribuées, leurs frais administratifs mieux surveillés, les prix des médicaments alignés sur ceux de l’étranger, et le financement hospitalier réglé une fois pour toutes.

    Car dans un pays aussi riche que le nôtre et vieillissant comme partout en Occident, il est normal et pratiquement inévitable que les dépenses de santé augmentent plus vite que le produit intérieur brut (PIB).

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