Dette

  • Valeur locative: un impôt qui fait de la résistance

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    Sous le titre «Incitations du système fiscal à l’endettementprivé et mesures possibles pour les réduire», un groupe de travail formé d’experts des administrations fédérales des finances et des contributions, de l’Office fédéral du logement, de la BNS et du Seco avait pointé du doigt en 2016 l’endettement considérable des ménages, qui totalisent à eux seuls 93% des emprunts hypothécaires, essentiellement destinés à financer le logement, pour un montant chiffré à l’époque à quelque 630 milliards de francs.

    Le groupe avait clairement identifié la principale cause de cet endettement unique au monde, savoir un régime fiscal imposant la valeur locative tout en autorisant la déduction des intérêts passifs et des frais d’immeubles (entretien et autres charges). Les Helvètes n’étant pas tombés de la dernière pluie, ils ont vite réalisé tout l’avantage fiscal qu’ils pouvaient retirer de pareil régime en remboursant aussi lentement que possible leurs hypothèques, de sorte qu’ils se trouvent collectivement débiteurs de montants frisant pour près des trois quarts d’entre eux la limite du supportable.

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    Lien permanent Catégories : Dette, Fiscalité, Immobilier, suisse 3 commentaires
  • Ce curieux r* qui nous gouverne 

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    Les économistes l’appellent r*, ou encore «taux d’intérêt naturel». La notion peut paraître absconse, mais elle détermine beaucoup de choses, dont notre vie matérielle à tous dépend dans une mesure qui nous échappe.

    Commençons par les définitions. Le «taux d’intérêt naturel» est, en théorie économique, le taux réel à court terme qui égalise l’épargne et l’investissement ou, si l’on préfère, qui assure l’équilibre entre l’offre et la demande. L’idée n’est pas récente : c’est l’économiste suédois Knut Wicksell qui l’a développée dans un ouvrage – Interest and prices – paru en 1898 (certains l’a font même remonter à la seconde moitié du 18e siècle en évoquant les considérations d’Adam Smith, le «père» de tous les économistes, sur les rapports entre taux d’intérêt et croissance).

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  • Vers des subprimes à la sauce helvétique?

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    Lorsque, le 31 août dernier, Fritz Zurbrügg, vice-président du directoire de la Banque nationale suisse, s’est longuement exprimé à l’Université de Lucerne sur les risques liés à l’évolution du marché immobilier, il n’y est pas allé par quatre chemins. Non seulement il a repris dans les grandes lignes les principales conclusions, assez édifiantes, du dernier Rapport sur la stabilité financière de la BNS sur le sujet*, mais il y a ajouté cette constatation qui fait réfléchir: «Si les taux d’intérêt subissaient une hausse forte et brutale et si les prix de l’immobilier chutaient dans le même temps […], de nombreux emprunteurs ne seraient plus en mesure de payer leurs intérêts hypothécaires».

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  • Le jour où le monde a cru basculer

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    Dimanche 15 août 1971. Nous fûmes nombreux – sinon tous – à penser et écrire que la fin de la convertibilité du dollar en or, annoncée ce jour-là dans une allocution télévisée par le président Richard Nixon, allait plonger le monde dans une longue période d’incertitude, «marquée par le retour en force des tendances protectionnistes et le repli des économies sur elles-mêmes»*.

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  • La dette Covid, vrai ou faux problème ?

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    C’est selon. Le fait est que les sommes gigantesques allouées à différents soutiens correspondent à des engagements publics qu’il n’est pas compliqué de financer pour l’instant puisque l’épargne abonde. Mais ensuite ?

    Toute la question tiendra dans l’attitude des épargnants. Pour l’heure, faute de visibilité et face à l’incertitude, la masse de pouvoir d’achat qui est thésaurisée ne semble pas devoir se déverser d’un coup sur les marchés des biens et services au prix d’une inflation non contrôlée. Cette épargne en partie contrainte, en partie volontaire, finance indirectement la compensation de revenus momentanément non disponibles pour cause de confinement. Mais ensuite ?

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  • Bientôt aussi endettés qu'après la IIe guerre

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    Aux dernières nouvelles, la dette publique de l’ensemble des pays du monde atteindrait quelque 85'000 milliards de dollars, soit presque 100% de leur produit intérieur brut. Cette somme gigantesque, que les aides de toute nature accordées aux victimes de la pandémie ont évidemment contribué à grossir (et qui n’englobe pas la dette privée, trois fois supérieure !), n’a pas son pareil dans l’histoire, sauf peut-être au lendemain de la seconde guerre mondiale, quand les dettes cumulées des seuls pays vainqueurs avaient frisé les 125% du PIB.

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  • Inflation: Anne, ma sœur Anne...

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    L’inflation est-elle en train de se rappeler à notre bon souvenir ? Peu en doutent, tant les signes précurseurs et les raisons de le penser sont nombreuses : taux longs qui se redressent, objectifs et prévisions des banques centrales révisés à la hausse, dépenses de consommation bridées par la crise sanitaire mais prêtes à repartir au moindre desserrement des contraintes, etc. 

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  • 1900 milliards pour la planète!?

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    Arraché au forceps à un Sénat divisé comme jamais, le plan de relance à 1900 milliards de dollars de l’administration Biden soulage en même temps qu’il inquiète. En contraste total avec celui dont l’administration précédente se targuait (puisque, au lieu de miser comme ce dernier sur des baisses d’impôt allouées aux riches, le programme démocrate, assez keynésien, promet un large soutien aux classes modestes), la stimulation qu’il  va imprimer à l’économie américaine aura sans aucun doute pour effet de déclencher un redressement massif de la consommation.

    Trump se vantait de restaurer une force de frappe industrielle par des investissements qui n’ont pas réellement suivi. La dépense des ménages, elle, ne se fera pas prier : non seulement l’immense majorité des Américains n’en avaient plus les moyens, mais ceux qui le pouvaient ont préféré épargner dans l’attente de jours meilleurs. Joignez les deux, et vous verrez la consommation exploser. L’investissement, forcément, suivra.

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  • Les experts eux-mêmes y perdent leur latin

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    Ainsi que le veut la formule, il y a deux façon de voir les choses : l’une bonne, l’autre mauvaise.

    Commençons par la bonne. La vaccination aidant et l’envie pressante de sortir de l’ornière y mettant du sien, la conjoncture semble un peu partout réagir aux aides diverses mises en œuvre ou sur le point de l’être, tels le plan massif annoncé par l’administration Biden (1900 milliards de dollars) ou celui, encore plus ambitieux (1800 milliards d’euros), de la Commission européenne. Indice typique d’un retour progressif à la normale, le rendement des obligations du Trésor américain à dix ans a progressé d’un bon tiers depuis le début de l’année. 

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  • Le Bitcoin et la dette publique

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    D’un côté, une communauté financière qui s’enflamme pour une «cryptomonnaie» ne valant intrinsèquement rien et en propulse pourtant la «valeur de marché» jusqu’à près de 50'000 dollars l’unité. De l’autre, un escadron d’économistes majoritairement français et presque exclusivement de gauche qui considèrent que, 2'000 milliards de dette publique ne valant au fond pas grand-chose puisque détenus par la BCE, mieux vaudrait les effacer purement et simplement. Un monde fou, fou, fou, fou, en somme. En tout cas, des signaux révélateurs d’une perte de repères, qui conduit à négliger quelques vérités que l’on ferait bien de garder à l’esprit.

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  • Pour vivre heureux, vivons cachés

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    La Banque nationale suisse, établissement respectable de droit à la fois public et privé régi par une loi spéciale, dispose par ce truchement d’un monopole – celui d’émettre la monnaie fiduciaire légale – qui fait beaucoup d’envieux et encore davantage de contempteurs plus ou moins bien intentionnés. Les crises récentes, financières d’abord et à présent sanitaires, ont braqué les projecteurs sur cette structure assez curieuse, qui à l’instar de ses équivalences européennes (BCE, BoE) et américaine (Fed) est apparue à ces occasions en mesure de sauver l’économie, puisque dotée du pouvoir magique de créer à profusion de la monnaie non point tout à fait ex nihilo, mais à coup sûr sans effort puisqu’il lui suffit pour cela d’acheter des actifs (devises, titres de dette ou de participation) qu’elle paie au moyen de la monnaie qu’elle crée de son propre chef.

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  • A la louche, 1 milliard d'aide par mois perdu

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    Au commencement première de classe dans sa réponse au virus, la Suisse s’est retrouvée soudain en tête de liste des pays les plus touchés par les nouveaux cas. On avance toutes sortes d’explications, sans que l’une ou l’autre ne soit particulièrement convaincante. Certains pointaient du doigt les cantons latins, qu’on sait moins disciplinés que les alémaniques, réputés pour leur sens de la responsabilité individuelle. Las, la deuxième vague les frappe presque aussi durement. 

     

     

     

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    Lien permanent Catégories : Dette, gouvernance, Prévoyance, Santé, suisse 4 commentaires
  • Le monde demain: la stagdéflation, ni V ni W ni U mais L

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    Au fur et à mesure que la pandémie semble rebondir, l’espoir d’une franche reprise – d’une conjoncture en «V» – qui remettrait d’un coup les économies d’aplomb s’amenuise pour laisser place à des pronostics plus déprimants.

    Grosso modo, deux scénarios se dessinent. Le premier, majoritairement choisi par les analystes, découle d’une vision monétariste des choses. Pour rappel, les adeptes de la théorie formalisée par l’Ecole de Chicago reviennent invariablement au postulat selon lequel l’inflation est «toujours et partout un phénomène monétaire». C’est l’augmentation excessive de la masse monétaire qui conduit, à la longue, à la hausse des prix. Ce point central de la théorie quantitative de la monnaie a beau sembler controuvé par l’évolution de ces dernières années, durant lesquelles les prix ont eu plutôt tendance à baisser malgré les énormes quantités de monnaie déversées par les banques centrales, on continue mordicus à le défendre. 

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  • Le monde orphelin d'un brillant chercheur

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    Il n’avait que 41 ans. La communauté scientifique a rendu un hommage unanime à ce brillant enseignant à Harvard et chercheur associé de l’Ecole d’économie de Toulouse (sans doute la meilleure du genre) qui aurait probablement été nobélisé un jour si la destinée lui en avait laissé le temps.

    Décédé le 23 juillet dernier à Cambridge, Emmanuel Farhi laisse, parmi beaucoup de contributions à l’explication des grands déséquilibres mondiaux, quelques working papers qui éclairent sur l’enchaînement de causes et d’effets ayant conduit, entre autres, à la crise des subprime puis au ralentissement économique mondial. 

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  • Ce que signifie une baisse de 6% du PIB

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    La question semble oiseuse, elle n’en est pas moins fondamentale par ses conséquences pratiques : quelle est la différence entre une récession de type classique et une récession de type pandémique ?

    Lorsque l’économie recule sous l’effet d’une crise de la dette ou par suite de l’éclatement d’une bulle spéculative, le redressement peut prendre son temps, mais il survient d’une façon ou l’autre, généralement prédictible, et gouvernable, car estimable sur la base des expériences passées. Ainsi, la sortie de crise amorcée au lendemain de 2009 avait été assez correctement anticipée par la plupart des modèles économétriques. Le Créa lausannois, par exemple, avait bien vu le retour d’une croissance à 2% du PIB aux alentours de 2011, de la même façon que l’OCDE dans ses Perspectives économiques n° 86 datées de novembre 2009.

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  • Imbroglio juridico-monétaire en Europe

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    Lorsque le droit se mêle d’économie, on peut être sûr que les choses sont parties pour durer. En l’occurrence, l’affaire porte sur un sujet éminemment délicat, celui des compétences respectives de l’Union européenne et de son membre le plus influent et le plus puissant, on aura reconnu l’Allemagne, en matière de politique monétaire.

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  • En vue : un endettement colossal

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    Le confinement, moyen grossier (mais y en avait-il d’autre ?) de ralentir la propagation du virus, a déclenché le choc conjoncturel le plus brutal que le monde ait connu depuis la guerre. Avec la même détermination qu’ils ont mise à déployer séance tenante les remparts sanitaires, les gouvernements ont construit, en tapant au hasard dans l’arsenal des moyens monétaires et budgétaires à leur disposition, des plans de soutien des entreprises et des ménages frappés par la chute des revenus. Ce sont, si on les additionne, des milliers de milliards au total qui auront été ainsi annoncés, et pour partie déjà débloqués.

    Seront-ils efficaces ? Bien malin qui pourrait aujourd’hui en juger. Etant donné qu’on est incapable de prédire le temps que prendra le déconfinement, et encore davantage d’en évaluer les retombées secteur par secteur, on ne sait pas ce qu’il en ressortira en termes de finances publiques, sinon que presque partout les ratios d’endettement vont exploser, eux qui étaient déjà élevés depuis la crise financière de 2007-2008. Ils franchiront allègrement les 100% du PIB dans les pays fortement endettés, s’en approcheront aussi aux Etats-Unis et pourquoi pas en Allemagne, pour ne pas parler des 150% italiens et des plus de 200% japonais.

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    Lien permanent Catégories : Chine, Chômage, Croissance, Dette, Futur 5 commentaires
  • Le problème des aides tous azimuts

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    On ne peut que comprendre la détresse financière des prestataires de services en tout genre, sanitaires, culturels, cosmétiques, etc. privés de la moindre possibilité de «faire entrer de l’argent», et tenter d’y remédier. Reste que distribuer du pouvoir d’achat à large échelle sans qu’existe, en face, une production correspondante, pose un problème macro-économique qui n’est simple ni à comprendre ni à résoudre.

    Si en effet la distribution se généralise, dans le cas extrême, à l’ensemble de la population active confinée, elle n’équivaut plus à une prestation d’assurance, financée selon le principe de la prise en charge collective des risques, mais elle représente bel et bien une dépense sans contrepartie. Il en résulte par définition un excès de demande sur l’offre, ce qui est la condition d’apparition de l’inflation.

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  • Un stress test grandeur nature

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    Les épreuves d’effort (stress tests en langage administratif) imposées aux établissements bancaires après la débâcle de 2007-2008 avaient rendu obligatoires des recapitalisations censées leur permettre de résister aux chocs les plus rudes. Les régulateurs avaient imaginé à peu près tous les cas de figure, mais on doute qu’ils aient prévu une pandémie grossissant à la vitesse de l’éclair et soumettant les branches d’activité liées à la circulation des personnes – transport (aérien surtout), tourisme, hôtellerie, restauration – à une chute quasi instantanée de leur activité, donc à l’évaporation complète ou presque de leurs entrées de recettes.

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  • En route vers la parité ?

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    Mine de rien, la Banque nationale suisse s’accommode d’un recul progressif de l’euro, tombé ces derniers jours à 1.06 franc, c’est-à-dire à un niveau qui, il n’y a pas si longtemps de cela, aurait fait hurler les exportateurs, et qui, quelques années plus tôt et à quelques décimales près (on s’était même approché à une occasion de la parité), avait justifié l’introduction momentanée d’un cours plancher.

    Pour expliquer ce qui ressemble à un abandon ou à une manifestation d’impuissance face aux forces du marché, on invoque généralement un différentiel d’inflation qui amenuise peu à peu la surévaluation effective du franc, sans compter l’œil sévère que Washington porte à nouveau sur la Suisse, soupçonnée de manipuler le cours de change de sa monnaie.

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