Finances - Page 2

  • Attention aux risques hypothécaires !

    Imprimer

    Le temps passant, le niveau extrêmement bas des taux d’intérêt, notamment hypothécaires, engendré par les intérêts négatifs que la BNS perçoit sur les comptes de virement que les banques entretiennent auprès d’elle a fait naître des comportements qui ne sont pas sans risque. Les banques principalement actives sur le marché intérieur, qui vivent pour l’essentiel de la marge entre intérêts actifs et passifs et qui ont vu leur rentabilité décliner continuellement depuis la crise financière de 2008, sont tentées de compenser la réduction tendancielle de cette marge par une augmentation plus que proportionnelle de leurs crédits sur le seul marché offrant encore une chance de gain, savoir le marché hypothécaire.

    Lire la suite

  • Un fonds souverain suisse: une idée fait son chemin

    Imprimer

    Les montagnes d’euros et de dollars repris par la Banque nationale afin d’empêcher une trop forte revalorisation du franc finiront bien, un jour ou l’autre, par servir à la création d’un fonds souverain. Un premier pas vient en tout cas d’être franchi avec la reconduction pour cinq ans de l’accord conclu entre le Département des finances et la BNS au sujet de la répartition du bénéfice de cette dernière.

    Cette nouvelle convention qui sanctuarise en quelque sorte, au grand soulagement des cantons, un principe arrêté une première fois pour la période de 2011 à 2015, montre en effet que l’on reconnaît désormais en haut lieu le caractère sinon réel, du moins utile, des excédents dégagés en bonne partie par l’actif grossissant du bilan de l’Institut d’émission.

    Lire la suite

  • La Deutsche Bank préfigure le monde de demain

    Imprimer

    Les ennuis de la Deutsche Bank font irrésistiblement penser à ceux qu’UBS a connus il n’y a pas si longtemps de cela: les deux établissements sont les plus importants de leur pays, leur chute y aurait mis à genoux l’ensemble du système financier, et de même que la Confédération avait volé au secours de notre grande banque, la République fédérale d’Allemagne empêchera à coup sûr et par tous les moyens la sienne de tomber.

    Les deux géantes ont vu leur destinée basculer à mi-mai 2007, lorsqu’éclata la crise financière qu’elles ont d’une certaine manière sinon causée, du moins contribué à amplifier. Au rayon des analogies, on rangera, outre les créances douteuses nombreuses à peser sur leurs bilans respectifs, les amendes plus ou moins colossales que leurs agissements sur sol américain, et notamment leur rôle dans la distribution de produits dits toxiques dérivés des crédits subprime, leur ont valu ou vont encore leur valoir. S’y sont ajoutées, dans le cas d’UBS, les amendes ayant sanctionné l’assistance accordée à divers «réfugiés fiscaux» pourchassés par le DoJ.

    Lire la suite

  • La bombe à retardement des taux fixes

    Imprimer

    Mon ami du Valais est très remonté contre les banques. Son beau-fils, qui rêvait depuis longtemps d’accéder à la propriété, va probablement accepter de contracter un emprunt à taux fixe sur dix ans, encouragé en cela par sa banque – sans doute un institut régional – qui lui suggère de choisir un amortissement limité au strict minimum. Non seulement, lui a-t-on expliqué, il déboursera ainsi bien moins que son loyer actuel grâce au bas niveau des taux d’intérêt, mais encore il fera une économie d’impôts, puisque les charges hypothécaires sont intégralement déductibles du revenu. Il aura la belle vie, pourra partir chaque année en vacances, changer régulièrement de voiture. Dix ans, c’est tellement loin…

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Banques, Capital, Dette, Finances 1 commentaire
  • Vers la fin des (trop) grandes banques ?

    Imprimer

    Depuis bien avant la crise de 2008, et même depuis les années 1980 aux Etats-Unis où une douzaine d’entre elles étaient déjà considérées comme telles, les banques dites «too big to fail» («trop grosses pour faire faillite») représentent un vrai casse tête pour les autorités chargées de veiller autant que faire se peut à la stabilité du système financier.

    Lire la suite

  • Franc fort, à force de couper dans le gras…

    Imprimer

    Retombe-t-on en récession ou, comme le suggère The Economist, entame-t-on un troisième épisode de l’histoire de la dette, celui, après la crise des subprime puis celle de la zone euro, d’un effondrement des marchés émergents ? Vue d’ici, cette succession de déconvenues financières a longtemps semblé pour l’essentiel nous épargner.

    Mais voici que la Suisse entière, et Genève en particulier, affrontent des vents décidément contraires : perspectives budgétaires alarmantes, licenciements collectifs, exportations en recul, délocalisations rampantes, tous symptômes annonciateurs de lendemains qui ne chantent guère et replacent ce pays à l’intérieur du cadre qui est le sien qu’il le veuille ou non, savoir celui d’une Europe désorientée, ou plutôt, d’une économie mondialisée aux prises avec d’inextricables difficultés à retrouver son aplomb.

    Lire la suite

  • Grandes banques géants fragiles ?

    Imprimer

    L’une des règles d’or en matière de concurrence est que les conditions doivent être les mêmes pour tous. Or si l’idée est simple, sa mise en œuvre s’avère en pratique assez compliquée, en particulier dans le secteur financier, et surtout lorsqu’elle s’applique aux banques dites «too big to fail», trop grosses pour qu’on les laisse partir en faillite, tant les dégâts que cela occasionnerait à l’ensemble de l’économie seraient immenses.

    Lire la suite

  • Pourquoi ne pas creuser plus avant l’idée d’un «fonds souverain»?

    Imprimer

    Rappel des épisodes précédents. Parce qu’elle est un pays économe, vertueux, accessoirement discret sur les fortunes d’ailleurs qui viennent se déposer dans ses banques, la Suisse dispose depuis des lustres d’une monnaie forte, ce qui constitue indubitablement un avantage à certains égards mais pose néanmoins quelques problèmes de compétitivité à son industrie.

    Lire la suite

  • “Jamming”, “partial filling”... Le côté obscur de la finance

    Imprimer

    Après la crise de 2008, on pouvait penser que les banques, déconfites et honteuses, feraient profil bas et encaisseraient sans broncher les sanctions accompagnant leur sauvetage. Hé bien non ! Comme vient de le montrer une enquête menée conjointement par la CFTC américaine, la FCA britannique et la FINMA depuis 2010, quatre ou cinq grandes banques dont UBS, qui se partagent à elles seules la moitié d’un marché mondial des devises estimé à 5,3 billions de dollars de chiffre d’affaires quotidien (mars 2013), se sont laissées aller à manipuler les cours de référence de quelques unes des principales monnaies qui y sont négociées.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Air du temps, Capital, Finances, Humeur 0 commentaire
  • Qui dit vrai sur l'or? Il y a de la friture sur la ligne

    Imprimer

    Dans les débats qui précèdent chaque votation fédérale, partisans et opposants du sujet à l’ordre du jour s’affrontent souvent à coups d’arguments d’égale pertinence qui laissent l’électeur pantois. Mais lorsqu’il s’agit de questions économiques et à plus forte raison monétaires, il arrive que la froide rationalité des experts échoue à convaincre devant le bon sens – ou ce qui en tient lieu – déployé par le camp adverse. Ainsi l’autre jour, sur une antenne romande, un éminent économiste peinait à démontrer à l’habile politicien qui lui faisait face combien l’initiative sur l’or, censée pour ses auteurs raffermir le franc et la crédibilité de l’Institut d’émission, risquait en réalité d’aller exactement à fin contraire.

    Une partie de la difficulté venait bien sûr du fait que l’un, orateur par métier, est rompu à l’exercice de la prise de parole en public, tandis que l’autre a rarement l’occasion de faire preuve d’éloquence en dehors des salles de cours.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Banques centrales, Finances, Or 0 commentaire
  • Fonds vautours, drôles d’oiseaux

    Imprimer

    On les appelle vautours parce que, à l’instar du volatile en question, ils profitent de l’état de faiblesse de leur proie pour fondre sur sa dépouille. Mais si le rapace est utile à l’écosystème, les fonds spéculatifs, qui misent sur la détresse d’un débiteur pour réaliser d’insolentes plus-values en rachetant ses emprunts à des conditions dérisoires avant d’en récupérer le montant intégral du nominal, méritent-ils qu’on les considère identiquement comme des éboueurs naturels du capitalisme ?

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Ethique, Finances, Humeur 0 commentaire