Croissance - Page 3

  • Le salut ? Il est dans les infrastructures !

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    Puisque les rendements financiers ont filé à l’anglaise et que les caisses de pensions ne peuvent plus compter sur le troisième cotisant pour assurer les retraites, il y a peut-être une solution qu’un certain nombre d’experts aux vues non conventionnelles abordent par différents biais : l’investissement en infrastructures.

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    Lien permanent Catégories : Chômage, Croissance, Europe, gouvernance 1 commentaire
  • Le comment et le pourquoi du déclin de la productivité

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    personne foule ocede chomeurs travailleur.jpgIl y a quelque chose d’assez extraordinaire et inexplicable dans le fait que le foisonnement d’innovations auquel nous assistons dans les domaines les plus divers ne s’accompagne pas d’une explosion de l’activité d’investissement, et qu’à la différence de celles qui l’ont précédée, la révolution industrielle que nous vivons depuis quelques décennies n’amène qu’augmentation des inégalités et baisse continue des gains de productivité.

    Ce dernier point est peut-être le plus surprenant. Car comment comprendre que le progrès technique, d’ordinaire source de mieux être ou en tout cas de meilleure diffusion d’éléments de prospérité, se heurte désormais au scepticisme général, et se dissipe dans ce qui ressemble de plus en plus à un amas inconsistant de données dépourvues de sens et d’informations redondantes ?

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  • Quand l’Europe perd et les Etats-Unis gagnent

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    Pourquoi l’Europe échoue-t-elle là où les Etats-Unis réussissent ? Pourquoi l’économie américaine aligne-t-elle les performances (une croissance en nette reprise, des embauches en hausse, un taux de chômage redescendu à son niveau de novembre 2007) alors que la zone euro piétine et ne parvient même pas à tirer parti de ses maigres avancées, en matière d’union bancaire par exemple, pour relancer une activité désespérément atone ?

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  • De la Grande récession au grand embarras

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    Il est des signes qui ne trompent pas. Lorsque des entreprises cotées en bourse se proposent de racheter leurs propres actions, c’est peut-être, insinuent de mauvaises langues, pour en redresser les cours ou – ce qui revient à peu près au même – en améliorer les multiples cours-bénéfice. C’est en tout cas que ces entreprises ont perdu le goût d’entreprendre, et préfèrent se recroqueviller sur elles-mêmes en attendant des jours meilleurs plutôt qu’investir dans de nouveaux projets.

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  • BNS: pourquoi changer quand tout va bien (ou presque)

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    La Banque nationale suisse n’est pas la Banque centrale européenne, n’empêche qu’elle essuie depuis quelque temps le même genre de critiques. On lui reproche en gros de prendre ses décisions de manière indépendante, ce dont on se félicitait quand tout allait bien, mais qui ne va plus du tout lorsque la politique monétaire qu’elle a choisi de suivre heurte les intérêts de tel ou tel secteur de l’économie. Il conviendrait par exemple de flanquer son directoire de commissions d’experts, ou plus radicalement de le remplacer par un comité élargi, à l’image de celui de la BCE ou, mieux encore, de la Réserve fédérale américaine. On éviterait ainsi qu’un organe décisionnel de taille restreinte ne s’aventure sans boussole autre qu’une connaissance purement académique du terrain entre les écueils d’un monde financier de plus en plus complexe et imprévisible.

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  • Genève, qui fait ta richesse?...

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    La prospérité genevoise repose sur des piliers à vrai dire moins fixes que flottants, en ceci qu’ils n’ont cessé de varier à travers le temps, portés par ce qu’on a pu appeler le hasard des circonstances. La banque, l’horlogerie, le négoce et le conseil juridique, ces quatre piliers d’aujourd’hui, ne l’ont pas toujours été : autrefois, c’étaient les foires et l’indiennerie, puis la Fabrique et l’imprimerie, et enfin la mécanique de précision (SIP, Tavaro, Charmilles) qui tour à tour dominèrent dans une Genève devenue internationale par le jeu d’influences extérieures.

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  • Vers la fin des (trop) grandes banques ?

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    Depuis bien avant la crise de 2008, et même depuis les années 1980 aux Etats-Unis où une douzaine d’entre elles étaient déjà considérées comme telles, les banques dites «too big to fail» («trop grosses pour faire faillite») représentent un vrai casse tête pour les autorités chargées de veiller autant que faire se peut à la stabilité du système financier.

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  • Davos, entre bling bling et blablabla

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    Davos approche les cinquante ans. C’est un bel âge pour un symposium qu’une notoriété glanée depuis 1971 a désormais érigé au rang – au statut ? – d’organisation internationale presque égale aux G8 et autres réunions des grands de ce monde tenues hors des enceintes légitimement élues par la communauté des nations, ONU en tête.

    Cette réputation, qui fait la fierté de la Suisse et tout particulièrement de Genève qui en abrite le siège, a peu à peu amené le Forum de Davos, devenu mondial en 1987, à non plus seulement servir d’hôtelier aux quelque 1500 dirigeants politiques et chefs d’entreprise qui s’y rencontrent chaque janvier, mais encore à publier tout au long de l’année une série de global reports distribuant bons et mauvais points aux pays passés au crible d’une batterie d’indices assez arbitrairement choisis.

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    Lien permanent Catégories : Air du temps, Croissance, Futur, Genève, Humeur 1 commentaire
  • La Suisse aurait-elle mangé son pain blanc ?

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    La montée du chômage en Suisse n’a rien d’inattendu, mais elle est suffisamment nette pour appeler quelques remarques sur ses causes.

    Il y a tout d’abord, faut-il le répéter, les effets du franc fort. L’industrie suisse a beau s’illustrer par sa remarquable capacité d’adaptation aux vents contraires, le handicap monétaire commence à peser lourd, y compris dans les branches qui bénéficiaient jusqu’ici, pour toutes sortes de raisons, d’un avantage concurrentiel sur l’étranger.

    Ensuite, les secteurs phares de la production helvétique – la pharmacie, l’horlogerie, les machines et instruments de précision, où la Suisse se classe parmi les dix premiers producteurs mondiaux – sont aussi ceux qui souffrent plus que proportionnellement du recul de la demande sur les principaux marchés.

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    Lien permanent Catégories : Chômage, Concurrence, Croissance, suisse 5 commentaires
  • Encore une année sans inflation ?

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    Si, en regard de tant de déconvenues, la force du franc a eu ne serait-ce qu’un effet positif, c’est bien celui d’avoir maintenu inchangé le niveau des prix, et même de l’avoir maintenu en dessous de zéro. On s’attendait en général à ce que l’indice des prix à la consommation demeure stable en 2015, il se sera en réalité replié de quelque 1,5%, déjouant la plupart des pronostics, y compris ceux de la Banque nationale suisse, qui établit pourtant au millimètre ses prévisions d’inflation pour les trimestres à venir. Sa «prévision d’inflation conditionnelle» de décembre 2014 voyait en effet une hausse annuelle de l’indice comprise entre 0,0 et 0,2% pour la fin décembre 2015, moyennant un Libor (moyenne des taux d’intérêt à trois mois sur le marché interbancaire londonien) égal à 0,00%. Mais ladite condition sautait peu après, puisque le cours plancher devait disparaître le 15 janvier déjà, et le Libor, foi d’intérêts négatifs, passer à -0,75%.

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  • L'Etat peut dépenser sans augmenter ses charges courantes

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    Maintenant que la politique monétaire devenue hémiplégique (elle ne peut bouger les taux d’intérêt que dans le sens de la hausse) a perdu une bonne part de son efficacité, on est invité à tourner le regard vers le second volet de la politique conjoncturelle, savoir le maniement de la dépense publique. Bien que chaudement recommandé par les partisans d’une action volontariste de l’Etat, qui y voient l’unique moyen de suppléer la défaillance de la dépense privée, le recours au deficit spending est vigoureusement rejeté par les tenants de l’équilibre budgétaire, avec l’argument assez convaincant que la dette publique n’a – presque – jamais été aussi élevée.

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  • La richesse des Suisses

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    Côté finances, si l’on en croit les statistiques compilées par la Banque nationale suisse, les ménages helvétiques s’en sortent plutôt bien puisque, à fin 2014, leur patrimoine net – leurs comptes, placements, immeubles, moins leurs dettes – s’élevait à quelque 405'000 francs par habitant. C’est plus que partout ailleurs dans le monde, et cela ne cesse d’augmenter : +40% depuis l’an 2000.

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  • Franc fort, à force de couper dans le gras…

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    Retombe-t-on en récession ou, comme le suggère The Economist, entame-t-on un troisième épisode de l’histoire de la dette, celui, après la crise des subprime puis celle de la zone euro, d’un effondrement des marchés émergents ? Vue d’ici, cette succession de déconvenues financières a longtemps semblé pour l’essentiel nous épargner.

    Mais voici que la Suisse entière, et Genève en particulier, affrontent des vents décidément contraires : perspectives budgétaires alarmantes, licenciements collectifs, exportations en recul, délocalisations rampantes, tous symptômes annonciateurs de lendemains qui ne chantent guère et replacent ce pays à l’intérieur du cadre qui est le sien qu’il le veuille ou non, savoir celui d’une Europe désorientée, ou plutôt, d’une économie mondialisée aux prises avec d’inextricables difficultés à retrouver son aplomb.

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  • Un 2e pilier sans avenir?

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    vieux marionnettes.jpgAux taux actuels, plus bas que jamais, les régimes de prévoyance fondés sur l’accumulation de capitaux n’ont pas d’avenir. Ce n’est pas moi qui le dis, mais le professeur bâlois Heinz Zimmermann, lors d’un forum qui s’est tenu à St-Gall.

    L’économiste – dont ce n’est pas le premier avertissement – a mis le doigt sur les incohérences du système de retraites par capitalisation tel que la Suisse l’a façonné et ancré jusque dans sa Constitution, où l’on peut lire à l’article 113 que la prévoyance professionnelle, conjuguée à l’AVS, doit permettre à l’assuré de «maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur». Concrètement, ce niveau approprié a été arrêté à 60% environ du dernier salaire.

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  • Franc fort: aux grands maux les grands remèdes

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    franc 1.jpgLa Suisse paie cher la défense contre vents et marées de sa souveraineté monétaire. Naguère justifiée par une stabilité des prix et des taux d’intérêt plus bas qu’ailleurs, l’indépendance de sa banque centrale est remise en question depuis que l’inflation a disparu et que les taux sont partout proches de zéro : non seulement le franc reste fort alors que les différentiels qui pouvaient le justifier ont été emportés par la crise, mais encore l’économie d’exportation continue de souffrir malgré une conjoncture européenne – celle de son principal débouché – désormais en pleine convalescence.

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  • La croissance ? Moins il y en a, plus on en parle !

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    ballons.jpgMon Dieu, quelle agitation pour 0.2% de croissance ! Depuis que le Seco (Secrétariat d’Etat à l’économie) a annoncé que le produit intérieur brut (PIB) réel de la Suisse avait progressé dans cette mesure-là au cours du deuxième trimestre – alors que tout le monde s’attendait à ce qu’il ait plutôt fléchi –, les réactions et commentaires ne cessent d’abreuver la planète médiatique locale. Comme si une vibration aussi infinitésimale de la valeur supposée du PIB d’un trimestre à l’autre avait la moindre signification. 

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  • L’emploi, denrée périssable

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    RTR3SF1hd.jpgLes misérables taux de croissance que les économies avancées enregistrent depuis la fin des années 70 contreviennent à la théorie qui voudrait que le progrès technique s’accompagne de gains de productivité suffisants pour entraîner une augmentation de la dépense, supposée générer à son tour suffisamment de nouveaux emplois pour compenser ceux que l’automatisation des tâches fait disparaître.

    D’où la question : le progrès technique serait-il devenu avare en gains de productivité ? 

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  • Fin de partie à Athènes ? Voire…

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    Lorsqu’un gouvernement en délicatesse avec ses créanciers se met à racler les fonds de tiroirs de ses institutions publiques, hautes écoles et hôpitaux compris, c’est que la fin des haricots est proche. Dans le cas de la Grèce, l’affaire se complique du fait de son appartenance à la zone euro, car un «Grexit», comme on dit, n’est pas prévu dans les traités, et aucune des parties prenantes, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Union européenne, n’a intérêt à ce que le pays tourne le dos à la monnaie unique. La première, parce qu’elle y perdrait son capital et l’essentiel de sa crédibilité, le second, parce que cela démontrerait la vanité de ses programmes d’ajustement structurel, et la troisième parce qu’aucun de ses membres, Allemagne en tête, n’a envie de porter le chapeau d’un pareil échec. Ne reste donc, côté créditeurs, que l’instrument de la pression politique et psychique, et côté débiteur, le recours aux faux-semblants et aux non-dits, parties de Poker menteur dans lequel les Grecs sont passés maîtres.

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  • Le difficile maniement de l’intérêt négatif

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    Comme on sait, la Banque nationale suisse avance depuis quelque temps en terrain inconnu. Le dernier en date de ses tâtonnements est celui du recours, inédit, à un taux d’intérêt négatif sur les avoirs en comptes de virement que les banques détiennent plus ou moins volontairement auprès d’elle. L’instrument, dont l’introduction avait été annoncée le 18 décembre 2014, devait d’abord être instillé à dose homéopathique (–0.25%, et cela uniquement sur les montants dépassant un minimum exonéré) à partir du 25 janvier 2015. Mais avant même cette date, et simultanément à l’abandon du cours plancher, la BNS l’a porté à –0.75%.

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  • Le difficile maniement de l’intérêt négatif

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    Comme on sait, la Banque nationale suisse avance depuis quelque temps en terrain inconnu. Le dernier en date de ses tâtonnements est celui du recours, inédit, à un taux d’intérêt négatif sur les avoirs en comptes de virement que les banques détiennent plus ou moins volontairement auprès d’elle. L’instrument, dont l’introduction avait été annoncée le 18 décembre 2014, devait d’abord être instillé à dose homéopathique (–0.25%, et cela uniquement sur les montants dépassant un minimum exonéré) à partir du 25 janvier 2015. Mais avant même cette date, et simultanément à l’abandon du cours plancher, la BNS l’a porté à –0.75%.

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