• Un stress test grandeur nature

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    Les épreuves d’effort (stress tests en langage administratif) imposées aux établissements bancaires après la débâcle de 2007-2008 avaient rendu obligatoires des recapitalisations censées leur permettre de résister aux chocs les plus rudes. Les régulateurs avaient imaginé à peu près tous les cas de figure, mais on doute qu’ils aient prévu une pandémie grossissant à la vitesse de l’éclair et soumettant les branches d’activité liées à la circulation des personnes – transport (aérien surtout), tourisme, hôtellerie, restauration – à une chute quasi instantanée de leur activité, donc à l’évaporation complète ou presque de leurs entrées de recettes.

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  • Le bon côté (s’il y en a un) de la crise

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    Un virus, et tout s’arrête, titrait-on ici même il y a quinze jours. On ne croyait pas si bien dire. Le monde se ferme et se renferme, toutes les activités stoppent net, les flux de paiement, salaires et dépenses diverses, tarissent à la source, du jamais vu y compris lors des chocs pétroliers et des vagues d’attentats terroristes.

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  • Des milliards jusqu’à plus soif

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    Aux dernières nouvelles (28 février), les réserves de change de la Banque nationale suisse s’élèvent à 821,4 milliards de francs. Leur principale contrepartie, au passif du bilan, est représentée par les dépôts des banques (leurs «avoirs en compte de virement»), qui ont peu varié depuis le début de l’année, et dans une moindre mesure par les avoirs d’autres institutions – Centrale de compensation AVS, SIX-clearing, SUVA, grandes caisses de pensions, assurances, etc. – autorisées à déposer leurs liquidités auprès de la BNS. Ces avoirs-là ont augmenté de presque 10 milliards (+11%) depuis le 3 janvier (ce qui, soit noté au passage, en dit long sur la frilosité de ces institutions, plus enclines à thésauriser qu’à placer leurs encaisses excédentaires).

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  • Un virus, et tout s’arrête

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    Avocats de la cause féminine et champions de l’urgence climatique n’ont qu’à bien se tenir : un virus pas si létal que ça est en train de les remplacer sur l’agenda des priorités, mettant la planète médiatique sens dessus dessous et semant le chaos dans la gouvernance mondiale. Il se pourrait même, si les choses durent voire s’aggravent, que l’économie bascule carrément dans la récession, à la manière de ce qu’avaient entraîné la crise des subprimes ou, plus loin encore dans le temps, les crises pétrolières.

    Deux sortes de caractéristiques font toutefois la différence.

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