Air du temps

  • Le poids des mots, le choc sanitaire

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    Un virus mute, et tout s’écroule : les bourses, les certitudes de reprise, la confiance dans les vaccins. Et comme de bien entendu, les valeurs dites de refuge – sans que l’on puisse exactement définir en quoi elles le sont – regagnent la faveur des placeurs de capitaux. Le franc, et curieusement le yen (expression pourtant d’une économie japonaise au point mort), amassent en quelques jours les gains de change que leurs banques d’émission s’étaient inlassablement efforcées de leur faire perdre.

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  • Alice au pays de la finance

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    Il y a d’abord eu le «smartphone», ou téléphone intelligent, en l’avenir duquel peu de monde voulait croire à ses débuts (1994). Aujourd’hui, pas loin des quatre cinquièmes de la population mondiale disposent d’au moins un téléphone mobile de cette catégorie*. De même se répand désormais à toute allure l’usage des «smart contracts», ces chevilles ouvrières automatiques de ce que l’on appelle en abrégé DeFi, acronyme courant de «decentralized finance», où tout s’opère en l’absence de structures hiérarchisées (telles qu’intermédiaires bancaires, plateformes de paiement, banques centrales, etc.) et dans la plus totale – en principe – transparence, une fois franchi le saut technologique, à l’instar d’Alice tombant dans un puits de profondeur inconnue à la poursuite du lapin blanc.

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  • La grande folie du bitcoin continue

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    La grande folie du bitcoin continue. Visiblement impressionnés par l’engouement que suscite la crypto-monnaie, et pressés de toutes parts par les afficionados de l’instrument, la Securities and Exchange Commission américaine (SEC) a finalement délivré à un ETF lié à elle l’autorisation d’exister et d’être coté en bourse.

    Du coup, ceux des spéculateurs qui hésitaient encore à tremper leur petit doigt dans la sulfureuse potion magique se sont empressés de saluer la décision, et le cours de la chose s’est envolé au point de retrouver ses plus hauts niveaux, après avoir même frisé, le 20 octobre dernier, les 67'000 dollars le jeton.

    Pour rappel, parmi les dindons de la farce Madoff, on trouvait aussi des banquiers privés…

    Ce montant ne dit rien si l’on ne rappelle pas que le cours du bitcoin, après avoir oscillé entre 0 et 1 dollar durant ses deux premières années d’existence, avait atteint le 29 novembre 2013 le niveau alors considéré comme phénoménal de 1250 dollars, soit l’équivalent du prix d’une once d’or.

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  • Le jeton électronique, monnaie du futur

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    La course aux cryptomonnaies met à ce point les autorités monétaires sous pression qu’elles se sont sérieusement attelées à l’étude de ce que pourrait devenir une monnaie numérique de banque centrale à notre portée à tous.

    Un groupe de travail réunissant les principales d’entre elles (dont la BNS) à Bâle, au siège de la BRI, vient de produire un troisième rapport d’étape montrant si besoin était combien l’affaire devient urgente.

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  • Vertigineux e-coins !

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    Dans le monde de plus en plus rapide dans lequel nous vivons, la monnaie, cœur de nos échanges et étalon de nos économies, est sur le point de basculer du papier – le papier-monnaie –  vers le jeton électronique.

    D’astucieux aventuriers, à l’origine du fabuleux parcours du « bitcoin » (parti de rien, ce premier artefact numérique dépasse actuellement les 49'000 dollars), ont ouvert une voie que les banques centrales, souveraines monopolistes seules en charge d’émettre la monnaie fiduciaire légale (celle qui efface les dettes en toutes circonstances), entendent bien se réserver.

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  • La finance durable, qu'èsaquo ?

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    Dans l’un de ses derniers «Repérages», le Centre genevois de droit bancaire et financier (CDBF) pointe du doigt deux circulaires de la FINMA qui semblent «nudger» les banques et les assurances vers l’investissement durable. Voilà quiappelle quelques éclaircissements, que fournit heureusement Jeremy Bacharach, l’auteur de ladite note.

    Nudger, verbalisation de l’affreux anglicisme «nudge», signifie encourager ou inciter à changer de comportement en dehors de toute contrainte ou interdiction, ainsi que l’a formalisé le prix Nobel d'économie 2017 Richard Thaler.

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  • Multinationales taxées à 15% et maintenant sus aux flibustiers du Web

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    La fin ne justifie pas toujours les moyens, mais cette fois-ci est la bonne. L’accord en matière de fiscalité internationale auquel sont parvenus la quasi totalité des pays sous l’égide de l’OCDE montre que lorsque l’intérêt commun est en jeu, les souverainetés domestiques finissent par plier. Au départ, on ne donnait pas cher de la croisade menée contre l’optimisation fiscale dont les grandes multinationales se sont fait une spécialité. Mais voilà : les centaines, que dis-je, les milliers de milliards de dépenses publiques engagées pratiquement sans compter pour la relance de l’économie et qu’il faudra bien financer un jour ont levé le scepticisme habituel en l’espèce, et rendu possible un consensus que l’on croyait hors de portée.

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  • La Ville de Genève, une sous-préfecture ?

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    La rencontre sinon inopinée du moins tardivement agendéeentre Biden et Poutine sur les hauteurs du parc La Grange a passagèrement hissé Genève en tête des news mondiales au milieu de la semaine dernière. Cette heureuse diversion,interrompant une succession de mornes nouvelles au sujet de l’avenir du «chef-lieu» – comme disent volontiers nos amis vaudois – de ce canton-ville, nous console un peu. Car, à force de rabrouements populaires successifs (contre le MAH, les tours trop hautes, les Vernets, la Cité de la Musique, les abattages d’arbres, la densité du PAV et j’en passe), on était en train de dériver gentiment vers l’insignifiance, bref, vers la fin de la Genève internationale, seule ville de Suisse dont le nom soit connu dans le monde entier.

    Comme le relevait Isabelle Graesslé lors de l’inauguration du Musée international de la Réforme qu’elle dirige, «seuls 17% des Genevois se disent protestants, mais ils sont conscients que, sans Calvin et la Réforme, leur ville serait restée une petite sous-préfecture de province». 

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  • L’inflation, cette fois-ci pour de bon ?

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    L’inflation n’est plus tout à fait celle souhaitée, et commence même à devenir problématique. Ce qui était souhaité par les autorités monétaires, c’était un taux de renchérissement en hausse, mais inférieur de justesse à une limite fixée plus ou moins arbitrairement à 2%. Ce qui est en train de se produire, c’est presque le double dans la zone OCDE(+3,3% sur un an à fin avril), beaucoup moins en Suisse certes (+0,3%), mais nettement plus que l’an dernier à pareille époque (-1,3%).

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  • La dette Covid, vrai ou faux problème ?

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    C’est selon. Le fait est que les sommes gigantesques allouées à différents soutiens correspondent à des engagements publics qu’il n’est pas compliqué de financer pour l’instant puisque l’épargne abonde. Mais ensuite ?

    Toute la question tiendra dans l’attitude des épargnants. Pour l’heure, faute de visibilité et face à l’incertitude, la masse de pouvoir d’achat qui est thésaurisée ne semble pas devoir se déverser d’un coup sur les marchés des biens et services au prix d’une inflation non contrôlée. Cette épargne en partie contrainte, en partie volontaire, finance indirectement la compensation de revenus momentanément non disponibles pour cause de confinement. Mais ensuite ?

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  • 1900 milliards pour la planète!?

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    Arraché au forceps à un Sénat divisé comme jamais, le plan de relance à 1900 milliards de dollars de l’administration Biden soulage en même temps qu’il inquiète. En contraste total avec celui dont l’administration précédente se targuait (puisque, au lieu de miser comme ce dernier sur des baisses d’impôt allouées aux riches, le programme démocrate, assez keynésien, promet un large soutien aux classes modestes), la stimulation qu’il  va imprimer à l’économie américaine aura sans aucun doute pour effet de déclencher un redressement massif de la consommation.

    Trump se vantait de restaurer une force de frappe industrielle par des investissements qui n’ont pas réellement suivi. La dépense des ménages, elle, ne se fera pas prier : non seulement l’immense majorité des Américains n’en avaient plus les moyens, mais ceux qui le pouvaient ont préféré épargner dans l’attente de jours meilleurs. Joignez les deux, et vous verrez la consommation exploser. L’investissement, forcément, suivra.

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  • Le virus au secours du commerce local ?

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    Il y a, avouons-le, quelque chose de parfaitement iconoclaste dans la proposition. Alors que les détaillants, à quelques incohérentes administratives près, sont condamnés à maintenir portes closes pour un temps indéterminé, comment imaginer que la pandémie puisse en réalité leur venir en aide ? Et pourtant. La conséquence, sinon immédiate, du moins à terme, du changement de nos habitudes en matière d’achalandage pourrait bien finir par profiter au commerce de proximité, c’est-à-dire très exactement à celui qui aujourd’hui est menacé d’extinction pure et simple si on ne lui porte pas secours. Voyons en effet.

     

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  • Mais qui fait monter la bourse? Nous!

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    L’une des constantes les plus affligeantes de la période actuelle est que les riches deviennent toujours plus riches quand la plupart des gens peinent à nouer les deux bouts. Aux Etats-Unis par exemple, 56% de la capitalisation boursière totale est en mains de 1% des plus riches, pendant que la rente moyenne promise aux personnes âgées de 55 à 64 ans par le plan de retraite 401(k) – le système de retraite le plus courant – atteint à peine 3000 dollars par an*.

    Le niveau sans cesse plus bas des taux d’intérêt arrange d’autant moins les choses que l’épargne précaution, portée à des niveaux inhabituellement élevés crise sanitaire oblige, restreint encore davantage les maigres ressources disponibles pour le plus grand nombre. 

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  • Renoncer à la croissance serait suicidaire

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    Le coronavirus est peut-être en train de réaliser ce que les apôtres du changement n’osaient promettre sans un bouleversement radical des structures : une société réconciliée avec la nature, plus lente, moins stressée, déshabituée de cette permanente accélération qu’a si bien analysée le sociologue allemand Hartmut Rosa.

    Car le confinement a aussi ses vertus. On a repris, bien sûr pas partout, le temps de réfléchir, de songer, de relativiser. Des attitudes que l’on pensait profondément enracinées dans les esprits se sont comme par enchantement envolées. Des mouvements certes nés avant la pandémie ont soudainement envahi les rues pendant que les aéroports se vidaient. Le rail, au bord de la désuétude, annonce partout son retour, y compris sous des formes abandonnées depuis longtemps. Le ministre allemand des transports a suggéré par exemple en juin dernier que l’Europe ressuscite un Trans-Europe-Express qui relierait Paris à Varsovie en une demie journée*.

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  • Le monde demain: la stagdéflation, ni V ni W ni U mais L

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    Au fur et à mesure que la pandémie semble rebondir, l’espoir d’une franche reprise – d’une conjoncture en «V» – qui remettrait d’un coup les économies d’aplomb s’amenuise pour laisser place à des pronostics plus déprimants.

    Grosso modo, deux scénarios se dessinent. Le premier, majoritairement choisi par les analystes, découle d’une vision monétariste des choses. Pour rappel, les adeptes de la théorie formalisée par l’Ecole de Chicago reviennent invariablement au postulat selon lequel l’inflation est «toujours et partout un phénomène monétaire». C’est l’augmentation excessive de la masse monétaire qui conduit, à la longue, à la hausse des prix. Ce point central de la théorie quantitative de la monnaie a beau sembler controuvé par l’évolution de ces dernières années, durant lesquelles les prix ont eu plutôt tendance à baisser malgré les énormes quantités de monnaie déversées par les banques centrales, on continue mordicus à le défendre. 

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  • La pandémie et l’effet cobra

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    La question taraude plus d’un observateur. Les soutiens massifs, monétaires et budgétaires, déclenchés en réponse à la crise sanitaire ne risquent-ils pas de succomber à l’«effet cobra»? Il est fait allusion ici à l’échec cuisant d’une expérience menée en Inde à l’époque coloniale pour tenter de réduire les populations du dangereux élapidé.

    L’administration britannique d’alors avait imaginé offrir une récompense à chaque personne qui lui rapporterait un cobra mort. Mais elle n’avait pas prévu que de petits malins, flairant l’aubaine, se lanceraient dans l’élevage de cobras à grande échelle. Aussi cessa-t-elle de distribuer les primes promises, si bien que les éleveurs relâchèrent leurs serpents dans la nature, dont le nombre, du coup, dépassa ce qu’il avait été auparavant. Les économistes citent volontiers cette anecdote pour illustrer comment des politiques mal orientées peuvent déboucher sur des effets inattendus et surtout constituer un remède pire que le mal que l’on cherche à combattre

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  • Wirecard: Vie et mort d’une étoile financière

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    Ce pourrait bien être le plus grand scandale financier que l’Allemagne, et pourquoi pas l’Europe tout entière, aient connu depuis des générations. Petite startup lancée en 1999, devenue au fil des ans une imposante société de services financiers, une «Fintech» comme on dit, sous la baguette magique de son PDG Markus Braun, un technicien autrichien en génie informatique, le groupe munichois Wirecard vient de mettre la clé sous la porte. En cause, la découverte, après des années de soupçons et d’insinuations à aucun moment pris au sérieux, d’un énorme trou dans son bilan : 1,9 milliard d’euros, évaporés de comptes bancaires aux Philippines, qui n’ont vraisemblablement jamais existé.

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  • On a sorti la grosse artillerie

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    En 2007-2008, ce sont les banques centrales qui s’étaient trouvées en première ligne pour empêcher que la crise financière n’emporte l’économie. En 2020, pour barrer la route à une crise d’ampleur à ce jour encore inconnue mais qui selon toute vraisemblance, si on la laissait filer, se révélerait au bout du compte du même ordre de grandeur que celle des années 30, ce sont les Etats qui, à coup de milliers de milliards, volent au secours de pans entiers de l’économie.

    Les banques centrales sont également de la partie, mais moins pour soutenir un système bancaire dans l’ensemble plus solide qu’à l’époque, que pour empêcher que ce flot inédit de dépenses publiques n’entraîne une remontée des taux d’intérêt et par contrecoup l’insolvabilité de bon nombre de pays surendettés.

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  • «On vous l’avait bien dit !»

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    Et voici venu le temps des redresseurs de torts et des justiciers du jour d’après. Ecoutez-les : «Comment se fait-il que la Suisse, patrie des pharmas, soit incapable de fournir les masques et les solutions hydro-alcooliques dont nos soignants débordés ont un cruel besoin ? Comment n’a-t-on rien vu venir, alors qu’une pandémie de cette nature nous pendait au nez depuis que des scénarios catastrophes l’avaient annoncée que chacun pouvait consulter ? Comment des gouvernements, dont les ministres de la santé au premier chef, ont-ils pu fermer des hôpitaux et laisser s’étioler les budgets du secteur médico-social alors que les besoins de populations vieillissantes allaient visiblement augmenter même avant que surgisse cette cochonnerie de virus ?».

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  • Le bon côté (s’il y en a un) de la crise

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    Un virus, et tout s’arrête, titrait-on ici même il y a quinze jours. On ne croyait pas si bien dire. Le monde se ferme et se renferme, toutes les activités stoppent net, les flux de paiement, salaires et dépenses diverses, tarissent à la source, du jamais vu y compris lors des chocs pétroliers et des vagues d’attentats terroristes.

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