Le blog de Marian Stepczynski

  • Renoncer à la croissance serait suicidaire

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    Le coronavirus est peut-être en train de réaliser ce que les apôtres du changement n’osaient promettre sans un bouleversement radical des structures : une société réconciliée avec la nature, plus lente, moins stressée, déshabituée de cette permanente accélération qu’a si bien analysée le sociologue allemand Hartmut Rosa.

    Car le confinement a aussi ses vertus. On a repris, bien sûr pas partout, le temps de réfléchir, de songer, de relativiser. Des attitudes que l’on pensait profondément enracinées dans les esprits se sont comme par enchantement envolées. Des mouvements certes nés avant la pandémie ont soudainement envahi les rues pendant que les aéroports se vidaient. Le rail, au bord de la désuétude, annonce partout son retour, y compris sous des formes abandonnées depuis longtemps. Le ministre allemand des transports a suggéré par exemple en juin dernier que l’Europe ressuscite un Trans-Europe-Express qui relierait Paris à Varsovie en une demie journée*.

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  • Apple, Kodak et les autres

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    Les changements économiques brutaux font toujours des gagnants et des perdants. Même l’actuelle pandémie, qui a frappé le monde entier par sa tragique simultanéité et plongé l’ensemble des économies nationales dans une cassure conjoncturelle sans précédent, n’a pas affecté tous les acteurs de la même manière. Certains s’en sont sortis mieux que d’autres, parce qu’ils ont flairé la bonne affaire, ou simplement eu la chance de se trouver au bon moment au bon endroit. Mais plus globalement, les grands brassages de cartes accélèrent des évolutions structurelles dont la portée s’apprécie dans la longue durée.

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  • Pourquoi les politiques de relance restent poussives

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    A crise exceptionnelle, remèdes exceptionnels, entend-on souvent dire. Certes, le choc pandémique a été d’une brutalité extrême, et seules des mesures monétaires et budgétaires d’une ampleur inédite ont permis d’éviter à ce jour que le monde ne s’enfonce dans une profonde dépression.

    N’empêche que toutes les réponses apportées à la chute simultanée de l’offre et de la demande ne sont pas d’une égale efficacité, et que certaines pourraient même s’avérer en fin de compte contre-productives.

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  • Le monde demain: la stagdéflation, ni V ni W ni U mais L

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    Au fur et à mesure que la pandémie semble rebondir, l’espoir d’une franche reprise – d’une conjoncture en «V» – qui remettrait d’un coup les économies d’aplomb s’amenuise pour laisser place à des pronostics plus déprimants.

    Grosso modo, deux scénarios se dessinent. Le premier, majoritairement choisi par les analystes, découle d’une vision monétariste des choses. Pour rappel, les adeptes de la théorie formalisée par l’Ecole de Chicago reviennent invariablement au postulat selon lequel l’inflation est «toujours et partout un phénomène monétaire». C’est l’augmentation excessive de la masse monétaire qui conduit, à la longue, à la hausse des prix. Ce point central de la théorie quantitative de la monnaie a beau sembler controuvé par l’évolution de ces dernières années, durant lesquelles les prix ont eu plutôt tendance à baisser malgré les énormes quantités de monnaie déversées par les banques centrales, on continue mordicus à le défendre. 

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  • Quand les philosophes se mêlent d’économie

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    La pandémie, ou plus exactement le confinement qui l’a accompagnée, a été propice au développement de théories plus ou moins fumeuses sur les causes profondes du chaos économique que le monde est en train de vivre. S’il fallait en résumer l’essentiel, on dirait qu’elles dénoncent, comme coupable absolu, le capitalisme et son bras armé, le marché. En gros, l’efficacité de cette forme d’organisation des échanges, difficilement contestable en regard des autres (le troc, l’économie du don, la planification centralisée), tiendrait surtout du miroir aux alouettes, en ce qu’elle détruirait pour un profit immédiat les écosystèmes qui seuls assurent, si on prend soin de les préserver, la survie de l’humanité à long terme. 

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  • A force de répéter la chose, elle finira bien par se produire

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    Une manière assez peu conventionnelle de mesurer la probabilité qu’un événement se produise consiste à compter le nombre d’articles de presse qui lui sont consacrés. A ce jeu-là, il y a fort à parier que le déclin annoncé du dollar finisse par arriver. Depuis, en gros, la dizaine d’années que le taux de change de la devise américaine fléchit par rapport aux autres monnaies, articles, interviewes et contributions de sommités du monde académique ne cessent de se multiplier pour nous expliquer comment et pourquoi le règne du dollar est sur le point de se terminer.

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  • Le Roi dollar est mort. Vive le roi euro ?

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    Lentement, sûrement quoique irrégulièrement, la part du dollar dans les réserves officielles de change des banques centrales diminue. Supérieure à 75% au sortir du régime des changes fixes (1973), voisine même de 79% en 1978, tombée à 59% en 1995 pour remonter au-dessus de 71% à la naissance de l’euro (1999), cette part n’est plus aujourd’hui que de 62%. On n’en tirera pas des conclusions définitives, mais on admettra que la suprématie de la devise américaine n’est plus aussi établie que naguère.

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  • Le monde orphelin d'un brillant chercheur

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    Il n’avait que 41 ans. La communauté scientifique a rendu un hommage unanime à ce brillant enseignant à Harvard et chercheur associé de l’Ecole d’économie de Toulouse (sans doute la meilleure du genre) qui aurait probablement été nobélisé un jour si la destinée lui en avait laissé le temps.

    Décédé le 23 juillet dernier à Cambridge, Emmanuel Farhi laisse, parmi beaucoup de contributions à l’explication des grands déséquilibres mondiaux, quelques working papers qui éclairent sur l’enchaînement de causes et d’effets ayant conduit, entre autres, à la crise des subprime puis au ralentissement économique mondial. 

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  • La pandémie et l’effet cobra

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    La question taraude plus d’un observateur. Les soutiens massifs, monétaires et budgétaires, déclenchés en réponse à la crise sanitaire ne risquent-ils pas de succomber à l’«effet cobra»? Il est fait allusion ici à l’échec cuisant d’une expérience menée en Inde à l’époque coloniale pour tenter de réduire les populations du dangereux élapidé.

    L’administration britannique d’alors avait imaginé offrir une récompense à chaque personne qui lui rapporterait un cobra mort. Mais elle n’avait pas prévu que de petits malins, flairant l’aubaine, se lanceraient dans l’élevage de cobras à grande échelle. Aussi cessa-t-elle de distribuer les primes promises, si bien que les éleveurs relâchèrent leurs serpents dans la nature, dont le nombre, du coup, dépassa ce qu’il avait été auparavant. Les économistes citent volontiers cette anecdote pour illustrer comment des politiques mal orientées peuvent déboucher sur des effets inattendus et surtout constituer un remède pire que le mal que l’on cherche à combattre

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  • Darius, la RTS et le Journal de Genève

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    Rarement événement «people» aura autant secoué la partie romande du pays que l’annonce du départ du présentateur vedette du TJ pour une chaîne française d’info en continu. L’affaire n’est pas banale, car dans la règle, les journalistes suisses même les plus en vue ne sont pas considérés comme des demi-dieux, mais comme des professionnels dont le sérieux n’a d’égal que la modestie. Il y a bien eu, outre-Sarine, quelques cas de transferts entre médias audiovisuels qui ont fait jaser, mais cela reste l’exception. De même qu’à Berne nos conseillers fédéraux prennent le tram comme tout le monde, les visages connus, Darius Rochebin comme les autres, vaquent à leur quotidien sans soulever davantage qu’un sourire lorsqu’ils sont reconnus dans la rue. Ici, on n’est pas en France, où la scène médiatique est un véritable capharnaüm.

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  • Singularités du marché du logement

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    Une courte virée dans les villes de moyenne importance de Suisse romande suffit pour s’en convaincre. Aussi bien à Vevey qu’à Aigle, Monthey ou encore Sion, il se construit à tour de bras des immeubles d’habitation aux dimensions parfois imposantes qui peinent à se remplir. Comment se fait-il que les investisseurs, institutionnels pour la plupart, impliqués dans cette frénésie immobilière aient pu grossièrement surestimer le potentiel locatif de régions certes dynamiques, mais pas au point d’accueillir pareil afflux de résidents ?

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  • Ce que signifie une baisse de 6% du PIB

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    La question semble oiseuse, elle n’en est pas moins fondamentale par ses conséquences pratiques : quelle est la différence entre une récession de type classique et une récession de type pandémique ?

    Lorsque l’économie recule sous l’effet d’une crise de la dette ou par suite de l’éclatement d’une bulle spéculative, le redressement peut prendre son temps, mais il survient d’une façon ou l’autre, généralement prédictible, et gouvernable, car estimable sur la base des expériences passées. Ainsi, la sortie de crise amorcée au lendemain de 2009 avait été assez correctement anticipée par la plupart des modèles économétriques. Le Créa lausannois, par exemple, avait bien vu le retour d’une croissance à 2% du PIB aux alentours de 2011, de la même façon que l’OCDE dans ses Perspectives économiques n° 86 datées de novembre 2009.

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  • Wirecard: Vie et mort d’une étoile financière

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    Ce pourrait bien être le plus grand scandale financier que l’Allemagne, et pourquoi pas l’Europe tout entière, aient connu depuis des générations. Petite startup lancée en 1999, devenue au fil des ans une imposante société de services financiers, une «Fintech» comme on dit, sous la baguette magique de son PDG Markus Braun, un technicien autrichien en génie informatique, le groupe munichois Wirecard vient de mettre la clé sous la porte. En cause, la découverte, après des années de soupçons et d’insinuations à aucun moment pris au sérieux, d’un énorme trou dans son bilan : 1,9 milliard d’euros, évaporés de comptes bancaires aux Philippines, qui n’ont vraisemblablement jamais existé.

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  • La BNS a quitté le mode pilote automatique

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    Quatre fois l’an, la Banque nationale suisse convoque la presse pour lui exposer sa vision du monde et des événements. Le rituel trimestriel de cet «examen de la situation économique et monétaire» a quelque chose d’immuable, que résume fort bien la phrase suivante : «La Banque nationale poursuit sa politique monétaire expansionniste». L’intérêt négatif demeure ce qu’il est, les interventions sur le marché des changes ont lieu chaque fois que nécessaire, et le cours du franc, quoique élevé, est maintenu au-dessus d’une barre, légèrement fluctuante mais jamais inférieure à 1,05 franc pour un euro, de sorte que des «conditions monétaires appropriées» sont assurées. Bref, au pays du matin calme aimerait-on dire, de la Suisse comme de la Corée. Ou encore : la politique monétaire en mode pilote automatique.

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  • PostFinance, Gulliver bancaire

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    Filiale séparée de sa maison mère en juin 2013, PostFinance a obtenu cette année-là le statut de banque. Depuis, elle est soumise à l’instar des quatre autres banques d’importance systémique (UBS, Credit Suisse, ZKB et Raffeisen) à l’étroite surveillance de la Finma, qui impose des règles très strictes, en matière de capitalisation et d’éventuelle liquidation, à ce quintette «too big to fail». Autrement dit, l’autorité considère que le risque que ces mastodontes de la finance font courir à l’ensemble de l’économie s’il leur advenait de faire naufrage impose qu’ils soient dotés de fonds propres bien supérieurs à ceux que les banques d’importance moindre doivent afficher au bilan.

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  • Trois ou quatre billions, et ça repart !

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    L’amphigourisme trumpien, qui prend prétexte de n’importe quoi pour annoncer le retour de l’Amérique, ne pouvait manquer d’exploiter les derniers chiffres de l’emploi. Les 2,5 millions d’embauches notées en mai, et le recul du taux de chômage de 14,7% à 13,3%, ces «chiffres incroyables» brandis en conférence de presse impromptue vendredi, confirment il est vrai l’impressionnante dynamique de l’économie américaine, même si une lecture moins précipitée de la statistique en relativise la portée. Car le recul de l’emploi en mars et avril avait été massif, au point de détruire plus de 22 millions de postes de travail, et porter le taux de chômage à son niveau le plus élevé depuis 1948.

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  • La concurrence, bijou à dorloter

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    Quand on est né, économiquement parlant, dans l’admiration du marché et de sa principale règle de fonctionnement, la concurrence, on ne peut que réfuter toutes formes d’excuses à son non respect. Margrethe Vestager, la vice-présidente exécutive de la Commission européenne et commissaire à la concurrence depuis 2014, est de cette trempe-là, elle qui n’a jamais dévié de sa trajectoire, quitte à ne pas se faire que des amis au sein du Conseil européen. On se rappelle les amendes et redressements colossaux qu’elle a infligés à Apple en 2016 et à Google en 2017, son refus de la fusion Alstom-Siemens, et surtout cette phrase, lâchée en novembre dernier dans une interview au quotidien belge Le Soir: «Lorsqu'il y a des champions européens, c'est parce qu'ils ont été stimulés par la concurrence, et non parce qu'ils ont été biberonnés et chouchoutés». Elle s’opposait ainsi frontalement aux idées avancées par le ministre français de l’économie Bruno Lemaire («L’Europe a besoin de champions industriels»), qui entend, de concert avec son homologue allemand Peter Altmaier, obtenir une révision du droit européen de la concurrence.

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  • Arrêt sur image, ou saut dans le vide ?

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    La chute verticale des activités déclenchée, il y a maintenant deux mois, par la mise en quarantaine d’un nombre croissant de pays et de populations se révélera-t-elle au bout du compte un simple arrêt sur image, de sorte que tout repartira non point comme avant mais assez rapidement pour effacer les traces laissées par le confinement, ou faut-il au contraire s’attendre à une lente remontée des activités, accompagnée d’un chômage persistant et d’une multiplication des faillites ?

    La prévision ici est hasardeuse, car rien de tel ne s’est jamais produit. On peut tout juste s’aventurer à prédire que ce qui était faible et fragile avant la pandémie résistera moins bien que ce qui était déjà puissant et efficace. Et que la remise sur pied des systèmes et services publics malmenés par la crise (santé, transports en commun, assurances sociales) engendrera des besoins de financement outrepassant toutes les limites budgétaires connues.

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  • La BNS prise au piège de ses avoirs

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    Les colossales réserves de change de la Banque nationale suisse (280 milliards de dollars, 304 milliards d’euros, et ainsi de suite) aiguisent les appétits. Avec un pareil actif, qui porte les 852 milliards de francs de total de bilan bien au dessus du produit intérieur brut de la Suisse (700 milliards et quelques à fin 2018), l’Institut d’émission enregistre, au gré des fluctuations des marchés, des gains et des pertes d’une ampleur qui donne le vertige. Les gains l’emportent toutefois dans la durée, bien que le portefeuille soit composé et géré de manière conservatrice : un peu d’or (52 milliards) comme le veut la loi, et des titres sûrs, composés à 80% d’obligations (dont 70% d’obligations d’Etat), pour 20% seulement d’actions. De sorte que les bénéfices accumulés continuent en moyenne de grossir, au point que les fonds propres dépassent les 167 milliards de francs (situation au 31 décembre 2019)*.

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  • Imbroglio juridico-monétaire en Europe

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    Lorsque le droit se mêle d’économie, on peut être sûr que les choses sont parties pour durer. En l’occurrence, l’affaire porte sur un sujet éminemment délicat, celui des compétences respectives de l’Union européenne et de son membre le plus influent et le plus puissant, on aura reconnu l’Allemagne, en matière de politique monétaire.

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