14.05.2012
Jusqu'où la Lex Germanica ?
Une fois encore à deux doigts de la faillite, la Grèce devrait néanmoins bénéficier d'un ultime répit, le temps de trouver, d'ici à de nouvelles élections désormais inévitables, le moyen de résoudre ce qui ressemble fort à une quadrature du cercle. Comment en effet échapper à un cran supplémentaire d'austérité, aux conséquences sociales dévastatrices, sans du même coup abandonner l'euro, ce que refuse une grande majorité de la population?
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16.01.2012
La «double faute» de l'Eurozone
Dans la critique - véritable sport national pour économistes anglais et saxons - de la construction monétaire européenne, un point d'achoppement qui ne cesse de faire débat a trait à la signification, vivement débattue, qu'il convient d'attribuer aux dettes et créances qui s'accumulent dans TARGET2 (acronyme de Trans-European Automated Real-time Gross Settlement Express Transfer System), la plateforme de règlement en temps réel des soldes entre banques nationales membres du système européen de banques centrales.
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12.12.2011
Lendemains qui (dé)chantent
Sommet européen à Bruxelles, seizième du genre. Les termes de l'accord tel que prévu par les analystes sont passés, mais sur le fond rien n'est changé. L'eurozone, que certains voyaient se déchirer à cette première occasion sérieuse, ressort de l'épreuve sinon renforcée du moins reconfirmée dans ses buts: l'union monétaire, économiquement suboptimale, est légitimée politiquement, et sera donc sauvée aussi longtemps que les volontés nationales le voudront.
Ceux qui n'adhèrent pas, les seuls Britanniques pour l'instant (d'autres hésitent, mais y viendront), s'en sont exclus définitivement, et pourraient même quitter le navire communautaire pour rejoindre le vague et lâche Espace économique européen, voire, encore plus parcimonieusement, ce qui reste de l'AELE, afin de continuer à bénéficier d'un accès au marché unique, qui seul les intéresse.
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14.11.2011
La dette: une affaire, somme toute, de vases communicants
Les fameux «marchés», dont tout dépend, ignorent deux ou trois choses qui pourraient bien changer la face du monde ou en tout cas celle de la zone euro. Résumons.
L'endettement des gouvernements centraux occidentaux, de celui du Japon (200% du produit intérieur brut) à celui des Etats-Unis (100%) mais surtout de la Grèce (140%) ou de l'Italie (120%), n'est ni nouveau dans son ampleur ni, en soi, insurmontable.
Il est devenu l'un et l'autre par suite de la crise bancaire qui a conduit partout l'Etat, prêteur en dernier ressort, à voler au secours d'un système financier à deux doigts de s'écrouler. Les «marchés», pris de peur, se sont alors débarrassés d'actifs jusqu'ici réputés sûrs mais devenus soudainement risqués, j'ai nommé les obligations souveraines de ces mêmes pays.
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07.11.2011
Il n’y a que la confiance qui sauve
A défaut de trouver chez les grands de ce monde un début de solution, la crise de la dette a au moins le mérite de nourrir le débat entre spécialistes. Ainsi, exemple entre mille, cette écharpée vendredi dernier sur Forum entre deux économistes français, l'un, le conseiller économique de Georges Papandréou Daniel Cohen, professeur à l'Ecole normale supérieure de Paris, plutôt de gauche, l'autre, Didier Cossin, plutôt de droite, donnant ses cours à l'IMD de Lausanne.
Les deux professeurs se sont assez violemment attrapés - le second surtout - sur la manière de traiter le cas grec, le premier soulignant l'impératif de renouer avec la croissance sans laquelle rien ne sera possible, le second ne voyant aucune issue en dehors d'un rééquilibrage des finances publiques.
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03.10.2011
L’euro tâtonne encore? Et alors!
On peut bien entendu se complaire dans le scepticisme absolu, acquiescer au jugement de ceux qui ont toujours vu dans l’euro une construction artificielle, éloignée du critère déterminant de «zone monétaire optimale», vouée par conséquent dès l’origine à l’échec, tant ses gestionnaires se retrouvent aujourd’hui acteurs malgré eux d’une sorte de «tragedy of the commons», ce jeu au résultat perdant-perdant décrit il y a une quarantaine d’années par l’écologiste américain Garrett Hardin comme le rappelait la NZZde jeudi dernier.
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