13/01/2015

38 milliards de francs, et moi et moi et moi

Grâce au cours plancher qui fait baisser le franc en même temps que l’euro face aux actifs libellés en d’autres monnaies, la Banque nationale suisse a bouclé l’année écoulée par un bénéfice comptable de l’ordre de 38 milliards. Comme de bien entendu, on attend d’elle qu’elle reprenne et au-delà ses distributions à la Confédération et aux cantons, ainsi que le versement de son dividende, plafonné par la loi à 6% de son capital, à ses actionnaires que sont les cantons, diverses collectivités et institutions de droit public, et 2’219 actionnaires privés enregistrés au 31 décembre 2013 (un résident de Düsseldorf, qui en accumule régulièrement, possédait à cette date 6'250 actions de la BNS, soit 6,25% du total ; mais conformément aux dispositions légales, son droit de vote est limité à 100 actions).

L’action BNS, cotée en bourse, a clôturé vendredi sur un cours de 1’070 francs, offrant ainsi un rendement de 1,4%, ce qui n’est pas terrible, mais toujours mieux que celui des obligations de la Confédération.

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06/01/2015

Il n'y a pas de déjeuner gratuit

La faiblesse persistante de l’euro joue de vilains tours à la BNS, dont le bilan ne cesse d’enfler. Il n’y a, en soi, aucune limite à la création de monnaie par l’Institut d’émission tout occupé qu’il est à défendre le cours plancher de 1.20 franc pour 1 euro, à l’inverse de ce qui se passerait s’il lui fallait au contraire – hypothèse qui ne s’est jamais rencontrée – lutter contre une dépréciation du taux de change du franc en en détruisant à la pelle.

Il n’y a aucun obstacle ni théorique, ni légal, à cette accumulation potentiellement illimitée de réserves de devises et à l’émission de monnaie qui s’ensuit, mais les ordres de grandeur atteints, et leurs possibles effets secondaires, commencent à faire réfléchir, et même à agir.

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09/12/2014

La France bien bas (l’Italie aussi)

On s’occupe beaucoup de la France ces temps-ci, nouvel «homme malade de l’Europe». Après la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal, Chypre et d’autres, elle passe à son tour, avec l’Italie qui se porte tout aussi mal sinon pis, pour le maillon faible de l’euro, et pas des moindres, puisqu’elle pèse à peu près le cinquième de la zone. La croissance y est faible voire nulle, le chômage persistant à un niveau élevé, les comptes publics de plus en plus déficitaires. Tout cela tranche avec les promesses électorales, et contrevient surtout aux règles communautaires, qui font du pays un cas non point unique mais certainement pendable.

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09:11 Publié dans Chômage, Croissance, Démocratie, Europe, Futur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

02/12/2014

Méfiez-vous des indices! L’inflation revient, mine de rien

Méfiez-vous des indices ! A les en croire, les prix à la consommation continueraient de baisser ou à tout le moins demeureraient inébranlablement stables. Ainsi, à fin octobre, l’indice genevois des prix à la consommation affichait une hausse de 0,1% sur un an. Négligeable. Il était même, à 99,8 points, inférieur de 0,2% à la base 100 de décembre 2010. Mais considérez les choses de plus près. Enlevez par exemple le mazout, les carburants, les marchandises importées : le tableau change. Les «biens et services indigènes» sont à 102,1, les services à 103,6, et les loyers des logements à 107,6. Ce n’est pas de l’hyperinflation, mais ce n’est plus de la stabilité. Le «choc pétrolier inverse» (la baisse rapide du prix du baril), les importations à bas coût de Chine et le niveau élevé du franc ont donc contribué à masquer un renchérissement interne qui commence à se préciser.

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09:18 Publié dans Croissance, gouvernance, Inflation/déflation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

25/11/2014

Locataires, retraités: Quand le droit va de travers

Le Tribunal fédéral, interprétateur sourcilleux du droit du bail, vient de juger que les rendements prévus dans les plans financiers des habitations à loyers contrôlés par l’Etat devaient s’ajuster au – bas – niveau des taux hypothécaires actuels, donc en suivre la courbe fortement descendante. D’où, comme l’a relevé Christian Bernet la semaine dernière dans la Tribune de Genève, sous le titre La panique s'empare des constructeurs de logements, un certain émoi chez les promoteurs et les investisseurs institutionnels, telles les caisses de pensions, qui placent une bonne partie de leurs actifs dans l’immobilier et ne peuvent se contenter de rendements aussi faibles pour remplir leurs obligations de prévoyance.

Le TF aurait d’ailleurs pu remarquer qu’il y avait une certaine incohérence dans le fait de juger excessif un rendement net dépassant 2,5%, quand le taux d’intérêt minimum que les institutions de prévoyance sont tenues de verser sur les avoirs de vieillesse vient d’être fixé à un niveau à peine supérieur (1,75%) ; à ce taux-là, elles ne couvrent même plus leurs frais.

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09:20 Publié dans Capital, Démocratie, Dette, Financement des retraites, Immobilier | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

18/11/2014

“Jamming”, “partial filling”... Le côté obscur de la finance

Après la crise de 2008, on pouvait penser que les banques, déconfites et honteuses, feraient profil bas et encaisseraient sans broncher les sanctions accompagnant leur sauvetage. Hé bien non ! Comme vient de le montrer une enquête menée conjointement par la CFTC américaine, la FCA britannique et la FINMA depuis 2010, quatre ou cinq grandes banques dont UBS, qui se partagent à elles seules la moitié d’un marché mondial des devises estimé à 5,3 billions de dollars de chiffre d’affaires quotidien (mars 2013), se sont laissées aller à manipuler les cours de référence de quelques unes des principales monnaies qui y sont négociées.

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Le côté obscur de la finance

Après la crise de 2008, on pouvait penser que les banques, déconfites et honteuses, feraient profil bas et encaisseraient sans broncher les sanctions accompagnant leur sauvetage. Hé bien non ! Comme vient de le montrer une enquête menée conjointement par la CFTC américaine, la FCA britannique et la FINMA depuis 2010, quatre ou cinq grandes banques dont UBS, qui se partagent à elles seules la moitié d’un marché mondial des devises estimé à 5,3 billions de dollars de chiffre d’affaires quotidien (mars 2013), se sont laissées aller à manipuler les cours de référence de quelques unes des principales monnaies qui y sont négociées.

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07:52 Publié dans Banques suisses, Concurrence, Démocratie, Ethique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

11/11/2014

Qui dit vrai sur l'or? Il y a de la friture sur la ligne

Dans les débats qui précèdent chaque votation fédérale, partisans et opposants du sujet à l’ordre du jour s’affrontent souvent à coups d’arguments d’égale pertinence qui laissent l’électeur pantois. Mais lorsqu’il s’agit de questions économiques et à plus forte raison monétaires, il arrive que la froide rationalité des experts échoue à convaincre devant le bon sens – ou ce qui en tient lieu – déployé par le camp adverse. Ainsi l’autre jour, sur une antenne romande, un éminent économiste peinait à démontrer à l’habile politicien qui lui faisait face combien l’initiative sur l’or, censée pour ses auteurs raffermir le franc et la crédibilité de l’Institut d’émission, risquait en réalité d’aller exactement à fin contraire.

Une partie de la difficulté venait bien sûr du fait que l’un, orateur par métier, est rompu à l’exercice de la prise de parole en public, tandis que l’autre a rarement l’occasion de faire preuve d’éloquence en dehors des salles de cours.

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09:42 Publié dans Banques centrales, Finances, Or | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

04/11/2014

Or de la BNS: des initiants pas bien malins

A moins d’une grande surprise, l’initiative «Sauvez l’or de la Suisse» devrait être repoussée le 30 novembre prochain. Cela dit, ses auteurs n’ont pas été très malins. Leur souci de préserver l’or de la Banque nationale suisse aurait presque à coup sûr rallié une majorité s’ils s’étaient contentés de proposer que le stock actuel devienne intangible.
 
Cela n’aurait pas beaucoup limité l’autonomie de la BNS (puisque celle-ci ne touche plus à son or depuis belle lurette), cela aurait rassuré tous ceux des Suisses qui croient dur comme fer à l’utilité stratégique et monétaire d’une réserve de métal jaune, et cela aurait suffi à convaincre l’étranger que le franc demeure une monnaie sur laquelle l’Institut d’émission garde la maîtrise.

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07:34 Publié dans Banques centrales, Démocratie, Or, suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

28/10/2014

Chassez le risque, il revient au galop

Dimanche midi, la Banque centrale européenne (BCE) a donc présenté les résultats de sa nouvelle «évaluation complète des bilans bancaires» culminant avec le très attendu «test de résistance» – plus sévère que les précédents y compris celui de 2011 – auquel étaient soumises cette fois-ci les 130 banques «les plus significatives» de la zone euro. Comme prévu, l’immense majorité des établissements retenus (105 sur 130) a passé sans trop de difficultés l’examen, articulé autour d’un «scénario stressé» qualifié de «très sévère», puisque incluant parmi les hypothèses principales un important décrochage du produit intérieur brut, une hausse marquée des taux à long terme, et une chute brutale des prix de l’immobilier, de plus de 10% par an pendant deux ans. Les banques recalées sont celles qui, après avoir raclé tous leurs fonds de tiroirs (réserves, provisions, correctifs de valeur, etc.), se retrouveraient avec un ratio de fonds propres pondéré par les risques inférieur au minimum exigé (5% en 2016). Elles auront quinze jours pour présenter, et neuf mois à tout casser pour mettre en œuvre un plan de recapitalisation.

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21/10/2014

Ce qu'il faut à la France... C’est un Nobel qui le dit…

L’attribution du prix Nobel d’économie à un illustre inconnu du landernau médiatico-politique hexagonal (mais connu bien sûr de ses pairs), c’est un peu le bâton dans la fourmilière. On se félicite bien entendu de cette distinction revenant pour la deuxième fois seulement à un économiste français exerçant dans son pays, mais on s’écharpe à gauche de la gauche comme à droite de la droite sur l’orientation politique supposément être celle d’un chercheur fort justement récompensé, qui n’en peut mais de cette manie des étiquettes.

Oui, à la rigueur, Jean Tirole comme son compère Olivier Blanchard aujourd’hui économiste en chef du FMI peut être classé «plutôt de gauche», mais ses propositions, quand on lui demande d’en formuler, n’ont ni couleur ni odeur. Elles sont simplement économiquement sensées, avec désormais cette force que leur donne le fait d’émaner d’un lauréat du Nobel.

En résumé il faut à la France, rappelle Tirole, 1° une réforme du marché du travail, soit la fin de la dichotomie entre CDI et CDD et un assouplissement des conditions de licenciement, 2° une réforme des retraites (lire: un éloignement de l’âge de la retraite), 3° une réforme de l’Etat, qui devienne «plus léger» mais «plus efficace» y compris sur le plan social, et 4° une réforme de la réglementation qui corsète notamment tant de professions dites libérales et de métiers des services.

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14/10/2014

Mais non mais non, mais si mais si !

Collé à l’euro comme la Suisse l’est à l’Europe sans vouloir l’admettre, le franc profite indirectement de la dépréciation de la monnaie unique. Il bénéficie autant qu’elle d’un avantage de change sur tous les marchés sur lesquels les transactions s’affichent en dollars ou dans l’une ou l’autre des monnaies (la livre par exemple) qui suivent à peu près la même trajectoire. Peu importe ici de savoir si les récentes variations des taux de change effectifs sont dues principalement à la hausse du billet vert ou à la baisse de l’euro, car les mêmes phénomènes expliquent les deux mouvements : une divergence naissante et destinée à durer des politiques monétaires adoptées de part et d’autre de l’Atlantique (tendance au resserrement à la Réserve fédérale, au desserrement à la Banque centrale européenne), qui creuse un écart dans les taux d’intérêt et invite par conséquent les capitaux à quitter l’euro pour se placer en dollars, selon la plus élémentaire des stratégies de carry trade (portage en français).

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07/10/2014

Français, Italiens, oyez, oyez ! Tout n’est peut-être pas perdu !

Lorsque, venant de Berlin, on se dirige vers Francfort sur l’Oder, on emprunte une chaussée parsemée de trous, d’ornières et d’Umleitungen obligeant à circuler en permanence sur la voie de dépassement, à croire que l’autoroute d’avant-guerre n’a jamais été entretenue depuis 1989 voire 1945. Parvenu à la frontière, on s’engage sur un ruban de bitume qui court, lisse comme un miroir, jusqu’à Poznań et bientôt jusqu’à Varsovie. Confirmation anecdotique, mais combien révélatrice, du retard pris par la République fédérale en matière d’infrastructures d’un côté, et des bienfaits, tels qu’ils sont vécus côté polonais, dispensés par les fonds structurels et de cohésion européens  de l’autre.

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15:27 Publié dans Croissance, Finances publiques, Zone euro | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

30/09/2014

Insaisissables coûts de la santé

Les Helvètes poursuivent des chimères en imaginant que la maîtrise des coûts de la santé est à leur portée. Ils peuvent lancer toutes les initiatives qu’ils voudront, les faits demeureront têtus. Le vieillissement démographique continuera son œuvre, porteur d’une demande croissante de soins de plus en plus lourds. Le progrès des techniques médicales ne cessera d’imposer le recours à des équipements de dernière génération avant que la précédente ne soit complètement amortie, et la recherche débouchera toujours sur des molécules prometteuses mais d’une rare complexité, et par conséquent hors de prix. Et puis, tout simplement, une logique économique vieille comme le monde veut qu’au fur et à mesure que le niveau de vie s’élève, la part du revenu consacré au bien-être, donc à la santé, augmente.

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23/09/2014

L'euro à 1 fr 20: les martingales de l’argent facile

A chaque fois que le franc fait mine de se rapprocher du cours plancher de 1.20 franc pour 1 euro, la question resurgit: n’y a-t-il pas une limite aux interventions que la Banque nationale suisse devra peut-être envisager pour le défendre ?

Non, faut-il encore et toujours le rappeler, il n’y a par définition aucune limite à la quantité de monnaie qu’une banque centrale peut créer pour empêcher la hausse de son taux de change. Tout autre est la situation qui prévaudrait s’il s’agissait à l’inverse d’en empêcher la baisse : la banque centrale serait alors limitée par le montant des réserves de change à sa disposition. Une fois ces réserves épuisées, elle n’aurait d’autre choix que de laisser choir sa monnaie.

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16/09/2014

Il y a 6 ans, Lehman Brothers faisait faillite

Ce lundi, il y a six ans jour pour jour, la banque d’affaires américaine Lehman Brothers faisait faillite et déclenchait la pire crise financière de l’après-guerre. En Europe occidentale comme dans l’ensemble du monde développé, la croissance demeure depuis lors quasi nulle, ou en tout cas trop faible pour assurer un redressement de l’emploi.

Il faudrait en effet, pour que le chômage recule, une augmentation du produit intérieur qui soit supérieure à celles, réunies, de la productivité et de la population désireuse de travailler. Or on en est loin, du moins en Europe : même si la démographie y est pratiquement stationnaire (+ 0,1% pour l’ensemble de l’UE) et les gains de productivité (moins de 1%) très éloignés de leur évolution tendancielle, le taux de croissance moyen depuis 2008 y est nul, et celui de la zone euro est même négatif (-0,3%).

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09/09/2014

Super Mario, les banques et les grévistes

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), l’Italien Mario Draghi, vient de surprendre son monde en postulant comme jamais encore un recours quasi illimité à la planche à billets (savoir «à tous les instruments disponibles» – lire : au QE, alias le quantitative easing) pour assurer la stabilité des prix à moyen terme. L’idée étant, rappelons-le, que le pire des dangers serait l’installation de la zone euro dans une situation de déflation durable, à la japonaise.

Ces propos ont aussitôt attiré le scepticisme des uns (les taux directeurs étant déjà quasiment à zéro, quelle pourrait bien être la portée d’un tel QE ?) et la critique des autres (de pareilles largesses, y compris en matière budgétaire comme vient de le suggérer le patron de la BCE à l’adresse des chefs de gouvernement, ne feraient que les détourner de l’objectif prioritaire qui doit demeurer le redressement des finances publiques). En revanche ils ont eu, ces propos, pour effet de faire à nouveau plonger l’euro face au dollar.

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07:41 Publié dans Banques centrales, Croissance, Inflation/déflation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

02/09/2014

Schröder, Blair, Hollande, même combat ?

De nombreux commentateurs hexagonaux suggèrent que leur pays devrait s’inspirer de l’Allemagne de Gerhard Schröder ou encore de l’Angleterre de Tony Blair pour réussir là où les gouvernements français successifs, socialistes ou non, ont échoué. Vrai ? Faux ?

Probablement un peu des deux. La France n’étant ni l’Allemagne ni l’Angleterre, ayant mieux résisté qu’elles quand la crise s’est déclarée (son PIB s’est rapidement redressé après 2009), peine aujourd’hui à s’extraire d’un creux conjoncturel qu’elle n’a connu que durant quelques trimestres. La référence aux expériences britannique et germanique n’a donc, sous cet angle-là, pas beaucoup de sens.

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26/08/2014

Ça chauffe dans la tête des économistes !

Ça chauffe dans la tête des économistes ! Jamais la cervelle des économistes n’a autant chauffé. De Lindau sur la côte allemande du Bodan, où vient de se tenir la 5e rencontre des prix Nobel d’économie, à Jackson Hole, rendez-vous annuel des banquiers centraux à l’invitation de la Réserve fédérale américaine, on s’est demandé dans tous les sens comment agir au mieux pour sortir enfin nos économies de la Stagnation Séculaire (Paul Krugman) dans laquelle la crise des subprime les a semble-t-il définitivement plongées.

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07:29 Publié dans Banques centrales, Croissance, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

19/08/2014

Banques systémiques : et de quatre !

Depuis le 16 juin, la Suisse compte quatre entités financières «d’importance systémique» : les deux grandes banques, la banque cantonale de Zurich (ZKB), et désormais le groupe Raiffeisen, qui devra par conséquent prendre les mesures nécessaires prévues par la loi sur les banques, en particulier renforcer ses fonds propres et disposer de liquidités suffisantes.


Curieuse situation à vrai dire. S’il n’y a pas l’ombre d’un doute qu’une UBS, un Credit Suisse voire la ZKB présentent un risque systémique en ceci que leur éventuelle défaillance engendrerait un blocage complet du système bancaire et par cascade de l’économie dans son ensemble, on voit mal que les ennuis de l’une ou l’autre des 316 caisses – dénommées à présent banques – coopératives Raiffeisen, essentiellement actives dans le crédit hypothécaire (plus de 80% de leur bilan consolidé contre, par exemple, 60% pour l’ensemble des banques cantonales), puissent considérablement gêner les autres acteurs du secteur, a fortiori la totalité de l’activité nationale.

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