04/11/2014

Or de la BNS: des initiants pas bien malins

A moins d’une grande surprise, l’initiative «Sauvez l’or de la Suisse» devrait être repoussée le 30 novembre prochain. Cela dit, ses auteurs n’ont pas été très malins. Leur souci de préserver l’or de la Banque nationale suisse aurait presque à coup sûr rallié une majorité s’ils s’étaient contentés de proposer que le stock actuel devienne intangible.
 
Cela n’aurait pas beaucoup limité l’autonomie de la BNS (puisque celle-ci ne touche plus à son or depuis belle lurette), cela aurait rassuré tous ceux des Suisses qui croient dur comme fer à l’utilité stratégique et monétaire d’une réserve de métal jaune, et cela aurait suffi à convaincre l’étranger que le franc demeure une monnaie sur laquelle l’Institut d’émission garde la maîtrise.

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28/10/2014

Chassez le risque, il revient au galop

Dimanche midi, la Banque centrale européenne (BCE) a donc présenté les résultats de sa nouvelle «évaluation complète des bilans bancaires» culminant avec le très attendu «test de résistance» – plus sévère que les précédents y compris celui de 2011 – auquel étaient soumises cette fois-ci les 130 banques «les plus significatives» de la zone euro. Comme prévu, l’immense majorité des établissements retenus (105 sur 130) a passé sans trop de difficultés l’examen, articulé autour d’un «scénario stressé» qualifié de «très sévère», puisque incluant parmi les hypothèses principales un important décrochage du produit intérieur brut, une hausse marquée des taux à long terme, et une chute brutale des prix de l’immobilier, de plus de 10% par an pendant deux ans. Les banques recalées sont celles qui, après avoir raclé tous leurs fonds de tiroirs (réserves, provisions, correctifs de valeur, etc.), se retrouveraient avec un ratio de fonds propres pondéré par les risques inférieur au minimum exigé (5% en 2016). Elles auront quinze jours pour présenter, et neuf mois à tout casser pour mettre en œuvre un plan de recapitalisation.

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21/10/2014

Ce qu'il faut à la France... C’est un Nobel qui le dit…

L’attribution du prix Nobel d’économie à un illustre inconnu du landernau médiatico-politique hexagonal (mais connu bien sûr de ses pairs), c’est un peu le bâton dans la fourmilière. On se félicite bien entendu de cette distinction revenant pour la deuxième fois seulement à un économiste français exerçant dans son pays, mais on s’écharpe à gauche de la gauche comme à droite de la droite sur l’orientation politique supposément être celle d’un chercheur fort justement récompensé, qui n’en peut mais de cette manie des étiquettes.

Oui, à la rigueur, Jean Tirole comme son compère Olivier Blanchard aujourd’hui économiste en chef du FMI peut être classé «plutôt de gauche», mais ses propositions, quand on lui demande d’en formuler, n’ont ni couleur ni odeur. Elles sont simplement économiquement sensées, avec désormais cette force que leur donne le fait d’émaner d’un lauréat du Nobel.

En résumé il faut à la France, rappelle Tirole, 1° une réforme du marché du travail, soit la fin de la dichotomie entre CDI et CDD et un assouplissement des conditions de licenciement, 2° une réforme des retraites (lire: un éloignement de l’âge de la retraite), 3° une réforme de l’Etat, qui devienne «plus léger» mais «plus efficace» y compris sur le plan social, et 4° une réforme de la réglementation qui corsète notamment tant de professions dites libérales et de métiers des services.

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14/10/2014

Mais non mais non, mais si mais si !

Collé à l’euro comme la Suisse l’est à l’Europe sans vouloir l’admettre, le franc profite indirectement de la dépréciation de la monnaie unique. Il bénéficie autant qu’elle d’un avantage de change sur tous les marchés sur lesquels les transactions s’affichent en dollars ou dans l’une ou l’autre des monnaies (la livre par exemple) qui suivent à peu près la même trajectoire. Peu importe ici de savoir si les récentes variations des taux de change effectifs sont dues principalement à la hausse du billet vert ou à la baisse de l’euro, car les mêmes phénomènes expliquent les deux mouvements : une divergence naissante et destinée à durer des politiques monétaires adoptées de part et d’autre de l’Atlantique (tendance au resserrement à la Réserve fédérale, au desserrement à la Banque centrale européenne), qui creuse un écart dans les taux d’intérêt et invite par conséquent les capitaux à quitter l’euro pour se placer en dollars, selon la plus élémentaire des stratégies de carry trade (portage en français).

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07:11 Publié dans Banques centrales, Dollar, Europe, Monnaie, suisse, Zone euro | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

07/10/2014

Français, Italiens, oyez, oyez ! Tout n’est peut-être pas perdu !

Lorsque, venant de Berlin, on se dirige vers Francfort sur l’Oder, on emprunte une chaussée parsemée de trous, d’ornières et d’Umleitungen obligeant à circuler en permanence sur la voie de dépassement, à croire que l’autoroute d’avant-guerre n’a jamais été entretenue depuis 1989 voire 1945. Parvenu à la frontière, on s’engage sur un ruban de bitume qui court, lisse comme un miroir, jusqu’à Poznań et bientôt jusqu’à Varsovie. Confirmation anecdotique, mais combien révélatrice, du retard pris par la République fédérale en matière d’infrastructures d’un côté, et des bienfaits, tels qu’ils sont vécus côté polonais, dispensés par les fonds structurels et de cohésion européens  de l’autre.

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15:27 Publié dans Croissance, Finances publiques, Zone euro | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

30/09/2014

Insaisissables coûts de la santé

Les Helvètes poursuivent des chimères en imaginant que la maîtrise des coûts de la santé est à leur portée. Ils peuvent lancer toutes les initiatives qu’ils voudront, les faits demeureront têtus. Le vieillissement démographique continuera son œuvre, porteur d’une demande croissante de soins de plus en plus lourds. Le progrès des techniques médicales ne cessera d’imposer le recours à des équipements de dernière génération avant que la précédente ne soit complètement amortie, et la recherche débouchera toujours sur des molécules prometteuses mais d’une rare complexité, et par conséquent hors de prix. Et puis, tout simplement, une logique économique vieille comme le monde veut qu’au fur et à mesure que le niveau de vie s’élève, la part du revenu consacré au bien-être, donc à la santé, augmente.

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15:31 Publié dans Assurance maladie, Finances publiques, Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

23/09/2014

L'euro à 1 fr 20: les martingales de l’argent facile

A chaque fois que le franc fait mine de se rapprocher du cours plancher de 1.20 franc pour 1 euro, la question resurgit: n’y a-t-il pas une limite aux interventions que la Banque nationale suisse devra peut-être envisager pour le défendre ?

Non, faut-il encore et toujours le rappeler, il n’y a par définition aucune limite à la quantité de monnaie qu’une banque centrale peut créer pour empêcher la hausse de son taux de change. Tout autre est la situation qui prévaudrait s’il s’agissait à l’inverse d’en empêcher la baisse : la banque centrale serait alors limitée par le montant des réserves de change à sa disposition. Une fois ces réserves épuisées, elle n’aurait d’autre choix que de laisser choir sa monnaie.

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07:58 Publié dans Monnaie, Prix | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

16/09/2014

Il y a 6 ans, Lehman Brothers faisait faillite

Ce lundi, il y a six ans jour pour jour, la banque d’affaires américaine Lehman Brothers faisait faillite et déclenchait la pire crise financière de l’après-guerre. En Europe occidentale comme dans l’ensemble du monde développé, la croissance demeure depuis lors quasi nulle, ou en tout cas trop faible pour assurer un redressement de l’emploi.

Il faudrait en effet, pour que le chômage recule, une augmentation du produit intérieur qui soit supérieure à celles, réunies, de la productivité et de la population désireuse de travailler. Or on en est loin, du moins en Europe : même si la démographie y est pratiquement stationnaire (+ 0,1% pour l’ensemble de l’UE) et les gains de productivité (moins de 1%) très éloignés de leur évolution tendancielle, le taux de croissance moyen depuis 2008 y est nul, et celui de la zone euro est même négatif (-0,3%).

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09/09/2014

Super Mario, les banques et les grévistes

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), l’Italien Mario Draghi, vient de surprendre son monde en postulant comme jamais encore un recours quasi illimité à la planche à billets (savoir «à tous les instruments disponibles» – lire : au QE, alias le quantitative easing) pour assurer la stabilité des prix à moyen terme. L’idée étant, rappelons-le, que le pire des dangers serait l’installation de la zone euro dans une situation de déflation durable, à la japonaise.

Ces propos ont aussitôt attiré le scepticisme des uns (les taux directeurs étant déjà quasiment à zéro, quelle pourrait bien être la portée d’un tel QE ?) et la critique des autres (de pareilles largesses, y compris en matière budgétaire comme vient de le suggérer le patron de la BCE à l’adresse des chefs de gouvernement, ne feraient que les détourner de l’objectif prioritaire qui doit demeurer le redressement des finances publiques). En revanche ils ont eu, ces propos, pour effet de faire à nouveau plonger l’euro face au dollar.

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07:41 Publié dans Banques centrales, Croissance, Inflation/déflation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

02/09/2014

Schröder, Blair, Hollande, même combat ?

De nombreux commentateurs hexagonaux suggèrent que leur pays devrait s’inspirer de l’Allemagne de Gerhard Schröder ou encore de l’Angleterre de Tony Blair pour réussir là où les gouvernements français successifs, socialistes ou non, ont échoué. Vrai ? Faux ?

Probablement un peu des deux. La France n’étant ni l’Allemagne ni l’Angleterre, ayant mieux résisté qu’elles quand la crise s’est déclarée (son PIB s’est rapidement redressé après 2009), peine aujourd’hui à s’extraire d’un creux conjoncturel qu’elle n’a connu que durant quelques trimestres. La référence aux expériences britannique et germanique n’a donc, sous cet angle-là, pas beaucoup de sens.

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26/08/2014

Ça chauffe dans la tête des économistes !

Ça chauffe dans la tête des économistes ! Jamais la cervelle des économistes n’a autant chauffé. De Lindau sur la côte allemande du Bodan, où vient de se tenir la 5e rencontre des prix Nobel d’économie, à Jackson Hole, rendez-vous annuel des banquiers centraux à l’invitation de la Réserve fédérale américaine, on s’est demandé dans tous les sens comment agir au mieux pour sortir enfin nos économies de la Stagnation Séculaire (Paul Krugman) dans laquelle la crise des subprime les a semble-t-il définitivement plongées.

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07:29 Publié dans Banques centrales, Croissance, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

19/08/2014

Banques systémiques : et de quatre !

Depuis le 16 juin, la Suisse compte quatre entités financières «d’importance systémique» : les deux grandes banques, la banque cantonale de Zurich (ZKB), et désormais le groupe Raiffeisen, qui devra par conséquent prendre les mesures nécessaires prévues par la loi sur les banques, en particulier renforcer ses fonds propres et disposer de liquidités suffisantes.


Curieuse situation à vrai dire. S’il n’y a pas l’ombre d’un doute qu’une UBS, un Credit Suisse voire la ZKB présentent un risque systémique en ceci que leur éventuelle défaillance engendrerait un blocage complet du système bancaire et par cascade de l’économie dans son ensemble, on voit mal que les ennuis de l’une ou l’autre des 316 caisses – dénommées à présent banques – coopératives Raiffeisen, essentiellement actives dans le crédit hypothécaire (plus de 80% de leur bilan consolidé contre, par exemple, 60% pour l’ensemble des banques cantonales), puissent considérablement gêner les autres acteurs du secteur, a fortiori la totalité de l’activité nationale.

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07:06 Publié dans Banques suisses, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

11/08/2014

Fort dépourvue quand la bise fut venue…

C’est, refrain connu, lorsqu’on en a le plus besoin que l’argent vient à manquer. Et Genève n’échappe pas à la règle : jamais les besoins d’investissement n’y ont été aussi élevés, et c’est au moment où l’on entreprend sérieusement de les satisfaire (CEVA, PAV, traversée de la rade, musées, logements sociaux…) que la dette publique atteint des sommets : près de 14 milliards entre canton et communes à fin 2012, soit quelque 31'000 francs par habitant. A part Bâle-Ville qui fait presque aussi «bien» (24'700 francs), aucun autre canton n’approche un pareil endettement.

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05/08/2014

Fonds vautours, drôles d’oiseaux

On les appelle vautours parce que, à l’instar du volatile en question, ils profitent de l’état de faiblesse de leur proie pour fondre sur sa dépouille. Mais si le rapace est utile à l’écosystème, les fonds spéculatifs, qui misent sur la détresse d’un débiteur pour réaliser d’insolentes plus-values en rachetant ses emprunts à des conditions dérisoires avant d’en récupérer le montant intégral du nominal, méritent-ils qu’on les considère identiquement comme des éboueurs naturels du capitalisme ?

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08:09 Publié dans Ethique, Finances, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

29/07/2014

22 juillet 1944: Fixes ou flottants, les changes dérangent

L’anniversaire de la signature des accords de Bretton Woods, le 22 juillet 1944, est l’occasion de revenir sur la question, qui ne cesse de faire débat, de la nature idéale du système de changes. Vaut-il mieux des changes fixes, tels que le monde les a connus entre 1945 et 1973, ou des changes flottants comme les préconisait Milton Friedman et sous l’empire desquels nous vivons – plus ou moins – depuis lors ? Plus ou moins, car les monnaies n’ont pratiquement jamais flotté librement, sinon le franc suisse, et encore, puisque la BNS l’a solidement arrimé à l’euro.

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22/07/2014

Franc suisse surévalué ? Pas tant que ça…

Depuis une vingtaine d’années, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) estime les taux de change effectifs des monnaies des principales économies de la planète, remontant pour certaines d’entre elles jusqu’à 1964. La formule est un brin compliquée : les taux de change effectifs nominaux sont calculés à partir des moyennes géométriques des taux de change bilatéraux pondérés par l’importance des échanges commerciaux. La BRI calcule également les taux de change effectifs réels, c’est-à-dire ajustés par les prix relatifs à la consommation, pour tenir dûment compte des effets de l’inflation.

Les résultats, pour la Suisse, sont assez étonnants. 

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15/07/2014

Est-ce le calme avant la tempête

Drôle de tableau que celui de l’économie d’aujourd’hui. Sept ans après la crise qui a tout déclenché, la conjoncture se redresse mollement quand on espérait enfin un retour de la croissance. L’investissement ne redémarre pas et la consommation se tient coite. Les experts inventent d’ailleurs d’étranges concepts : ceux de l’OCDE parlent d’une «dynamique de croissance stable» à propos d’indicateurs qui frémissent de part et d’autre de l’horizontale ; la BRI, dans son dernier rapport annuel, décrit une économie mondiale «à la recherche d’une nouvelle boussole», depuis que la crise, après avoir «projeté une ombre longue sur le passé, […] jette une ombre longue sur l’avenir». C’est dire le désarroi de ceux dont on attendrait quelques lumières pour comprendre ce qui nous arrive.

De fait, nous marchons sur un terrain entièrement inconnu, tant les politiques menées pour éviter le pire sont sorties de l’orthodoxie, avec des effets totalement paradoxaux.

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08/07/2014

Primes maladie: les ménages suisses presque champions du monde

Selon toute vraisemblance, les primes de l’assurance-maladie de base augmenteront de 4,5% l’an prochain. Pour autant la Suisse continuera de figurer dans la moyenne des pays, à vrai dire nombreux en Occident, consacrant un peu plus de 10% de leur produit intérieur brut aux dépenses de santé. Ce qui, après tout, est assez normal de la part de pays riches, et demeure encore loin des quelque 18% qui font des Etats-Unis, sous cet angle, un cas tout à fait exceptionnel.

En revanche, c’est la Suisse qui fait exception s’agissant du poids de ces dépenses pour les ménages. En 2011 (dernière année pour laquelle des données sont disponibles), leurs versements nets ont représenté presque 26% des dépenses totales de santé, soit presque le double de la proportion observée pour l’Allemagne, et plus du triple de celle observée pour la France. Par tête, en prix courants et en parité de pouvoir d’achat, la Suisse n’est dépassée que par la Norvège.

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07:05 Publié dans Assurance maladie, Santé, suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

01/07/2014

Le pot de miel de la prévoyance

Un vieux et sage principe de politique économique veut qu’on ne puisse viser plusieurs objectifs avec le même instrument. Cette impossibilité de courir plusieurs lièvres à la fois, qui vaut pour la politique monétaire par exemple (une banque centrale ne peut à la fois fixer le taux de change et le taux d’intérêt, sauf à contrôler les mouvements de capitaux), vaut aussi pour la prévoyance. C’est donc un simple retour à la logique qu’envisage le Conseil fédéral en proposant de ne plus autoriser, sauf cas exceptionnels, l’utilisation du 2e pilier pour faciliter l’accession à la propriété. Les fonds accumulés sur les comptes des assurés doivent servir à financer leurs rentes futures, et non pas simultanément – ou plus exactement : en lieu et place – les aider à acquérir leur propre logement.

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05:17 Publié dans Capital, Financement des retraites, Finances publiques, Immobilier | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

25/06/2014

Raiffeisen: l’ivresse des hauteurs

Il était une fois un réseau de caisses locales, paisibles, villageoises, qui recueillaient les menues économies de leurs sociétaires et leur accordaient en échange des prêts à des conditions préférentielles. Ces structures campagnardes, associées depuis 1902 au sein d’une Union Suisse des Caisses Raiffeisen, suivaient assez docilement la progression du marché hypothécaire helvétique, mais avec une constance qui devait les conduire, avant le tournant du siècle, à une part de marché approchant peu à peu les 10% (7,3% en 1993, 9,4% en 1997, 10,5% en 1999).

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08:41 Publié dans Banques suisses, Concurrence, suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |