12/09/2018

Le pour et le contre d’une banque postale

Le compte de chèque postal, le fameux CCP, est sans doute pour la plupart des gens leur tout premier contact avec le monde des services financiers. Il collecte leurs petites économies, accompagne chaque mois de ses bulletins orange (autrefois vert…) leurs factures de loyer et d’électricité, et relaie ainsi une multitude de versements et de virements dont il consigne encore souvent les «récépissés» dans ces inénarrables petits carnets jaune. En Suisse comme partout ailleurs, la Poste s’est tôt imposée comme un important opérateur du trafic des paiements. Son «Service des chèques et des virements postaux», né en 1906, a même précédé celui de l’Allemagne, lancé en 1908, et commencé ainsi à fonctionner bien avant son équivalent français, qui date de 1918.

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23/08/2018

Les déficits, une histoire d’œuf et de poule

La France affiche régulièrement des déficits commerciaux, que l’on explique généralement par la faiblesse de sa compétitivité, le manque d’originalité de sa production industrielle, ou encore l’insuffisance de son épargne. Mais tout cela passe à côté d’un problème plus général, estiment certains économistes français, qui rejoignent sur ce point ceux de leurs collègues américains qui voient dans l’excès d’épargne du reste du monde, tous pays confondus, la cause première du déficit extérieur des Etats-Unis. Dans le cas de la France, postule un chroniqueur des Echos, cest essentiellement l’Allemagne, avec son énorme et persistant excédent courant, qui serait la contrepartie nécessaire, et dans une certaine mesure causale, du déficit commercial qu’enregistre, année après année, l’économie française.

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14:29 Publié dans Croissance, Dette, Finances publiques, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

15/08/2018

La crise turque, comme un air de déjà-vu

L’égotisme des autocrates les conduit en général à se sentir plus forts que tout. C’est ainsi que le président Recep Tayyip Erdoğan rejoint dans l’illusion du pouvoir sur les événements son contemporain chaviste Maduro, avec lequel il entretient au demeurant les meilleures relations. La descente aux enfers de la livre turque (-70% par rapport au dollar depuis le début de l’année) ressemble d’ailleurs de plus en plus à celle du bolivar vénézuélien, qui ne vaut plus grand chose sur le marché des changes (à peine 0,1 dollar). Car, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les politiques absconses suivies tant au Venezuela qu’en Turquie devaient fatalement aboutir à l’explosion des déficits et à l’inflation dans les deux pays  – hors de contrôle chez le premier, en passe de le devenir aussi chez le second, à moins d’un revirement déchirant des options prises lorsqu’on pouvait encore croire aux miracles, mais qu’on pourrait abandonner maintenant qu’il ne reste plus que celle de frapper à la porte du FMI.

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07:23 Publié dans Air du temps, Banques, Croissance, Etats-Unis, gouvernance, Monnaie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

01/08/2018

Raiffeisen: de l’utilité des coopératives

Les turbulences récemment traversées par Raiffeisen démontrent à quels désagréments peut conduire la forme coopérative lorsqu’elle s’applique au monde de la finance. Le troisième groupe bancaire helvétique ne doit bien entendu pas les mésaventures qu’il a connues à sa seule forme juridique. D’autres banques, et non des moindres, ont eu affaire à des tracas d’une autre envergure, alors même qu’elles constituaient des sociétés anonymes pur sucre – que l’on songe simplement aux circonstances ayant entouré la fusion entre UBS et SBS, ou aux déboires d’autres mastodontes telle la Deutsche Bank. Mais se rappelle-t-on encore des péripéties qui avaient conduit à l’époque la Banque Populaire Suisse, cette autre banque coopérative, à finir entre les mains du Crédit Suisse ? A l’origine de ses multiples déconvenues, on retrouve, comme pour Raiffeisen, une défaillance dans le mode de gouvernance, qu’il faut bien imputer à la forme coopérative. Car à la différence de ce que l’on observe pour les sociétés anonymes, la surveillance exercée par le conseil d’administration sur la direction de la coopérative pêche par plusieurs aspects : une absence – ou une insuffisance – de pression sur les organes dirigeants de la part des coopérateurs (ou de leurs délégués dans le cas des grandes coopératives), une lenteur dans la prise de décision, et bien souvent une connaissance lacunaire des membres de la coopérative du domaine dans lequel celle-ci est active. Dans ces conditions, des managers peu scrupuleux, ou tout simplement imprudents, ont toute liberté d’engager l’entreprise dans des aventures risquées. A quoi s’ajoute une certaine fragilité structurelle sur le plan financier, puisque la forme coopérative, lorsqu’elle s’applique à la banque, rend difficile le processus de recapitalisation en cas de besoin urgent de refinancement.

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07:23 Publié dans Banques suisses, Concurrence, Démocratie, Ethique, gouvernance, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

27/07/2018

Cartel salarial contre dumping salarial

Encore davantage que les écarts de prix, les écarts de salaire sont la source d’incompréhensions qui empêchent toute tentative de réconciliation et finissent, sous couvert de protections tenues pour justifiées, par détruire cette forme particulière de paix des braves.

En matière de prix, les fronts protectionnistes peinent à céder mais se lézardent néanmoins, tant les avantages du libre-échange sont évidents. De même qu’on a pu le constater pour les productions agricoles, peu à peu libéralisées, on en viendra à la longue à céder sur les prix des médicaments, que l’ordre cartellaire existant empêche encore, malgré de substantielles économies à la clé, qu’ils soient remboursés aux assurés lorsque ces médicaments sont achetés à l’étranger.

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09:15 Publié dans Démocratie, Genève, gouvernance, Humeur, Syndicats | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

06/06/2018

Commerce : l’erreur américaine

Trump se trompe. En détruisant l’ordre multilatéral que les Etats-Unis ont eux-mêmes construit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour le remplacer par une série de matches de catch à deux gagnables à la seule force du poignet, il commet une quintuple erreur.

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07:39 Publié dans Chine, Concurrence, Croissance, Etats-Unis, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | |

30/05/2018

Monnaie electronique. Si même The Economist le dit…

L’initiative Monnaie pleine, dont on parle beaucoup ces jours-ci puisque les citoyens trancheront le 10 juin prochain, ne suscite pas seulement l’opprobre des bien-pensants et l’adhésion aveugle de ses inconditionnels partisans. Elle renvoie aussi indirectement à des considérations plus sérieuses, telle celle que deux économistes bâlois viennent de publier dans le bulletin trimestriel de la Federal Reserve Bank of St. Louis, l’une des 12 banques régionales de la Fed américaine, dont la division de recherche est réputée dans le monde entier pour la qualité de ses travaux*.

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06:52 Publié dans Air du temps, Banques, Banques centrales, gouvernance, Monnaie | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

25/04/2018

Où le multilatéralisme sauve sa peau

Le système économique et monétaire multilatéral mis en place au sortir de la Deuxième Guerre mondiale et que Donald Trump menaçait de démolir à coups de tweets rageurs est peut-être en train de sauver sa peau. Telle est, en tout cas, l’impression qui se dégage des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale qui se sont tenues le week-end passé à Washington. On pouvait craindre que les Etats-Unis, puissance victorieuse et initiatrice en 1944 des institutions de Bretton Woods, enfoncent un coin supplémentaire dans un dispositif déjà mis à mal par un président instinctivement porté à placer les échanges internationaux sur le terrain des seuls rapports de force. Au lieu de cela, le secrétaire du Trésor Steven Mnuchin a prononcé à Washington des discours plutôt nuancés, dont il ressort que les Etats-Unis entendent certes imposer leur vision d’un commerce international plus «libre et équitable» (free, fair, and reciprocal) mais continueront de participer, à leur pleine mesure de premier contributeur, au financement et à la recapitalisation des deux institutions.

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07:00 Publié dans Air du temps, Banques centrales, Etats-Unis, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

14/03/2018

Le libre-échange pour les nuls

Avec sa façon cowboyesque d’empoigner les relations internationales, le président américain ne fait pas que démolir les règles de bienséance commerciales patiemment édifiées depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. Il ruine également les bases de la prospérité – américaine au premier chef, mais pas seulement – à laquelle l’ouverture des frontières a jusqu’ici conduit. Parce que, contrairement à ce dont il semble s’être convaincu, le libre-échange profite à tous les partenaires, même et y compris à ceux qui, comme les Etats-Unis, présentent un déficit de leur balance commerciale.

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07:02 Publié dans Concurrence, Croissance, Démocratie, gouvernance, Prix, salaires, revenus | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

21/02/2018

Le jour où tout a changé

Retenons la date. C’est le 11 janvier que, pour la dernière fois, le rendement des obligations de la Confédération a affiché une valeur négative : -0,051%[1]. Depuis lors et sauf une unique exception (le 17 janvier), ce taux est redevenu positif, et a régulièrement augmenté pour atteindre, vendredi dernier, la cote de 0,205%. On conviendra que ce ne sont pas là des valeurs extraordinairement élevées, et qu’il est sans doute encore loin le jour où ce taux de référence rejoindra son niveau moyen des années d’avant la crise financière, soit quelque 3%.

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07:21 Publié dans Banques centrales, Croissance, gouvernance, Inflation/déflation, Prix | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

31/01/2018

Les retraites, façon grandes banques

La nouvelle n’a pas fait grand bruit en Suisse romande, et pourtant l’affaire est d’importance. La caisse de pensions d’UBS, la plus grande institution bancaire suisse, empoigne la réforme de la prévoyance avec une rare énergie : dès 2019, l’âge du départ en retraite des employés de la banque sera porté à 65 ans, celui du début de leur affiliation, ramené de 25 à 20 ans, leur taux de cotisation, relevé entre 0,5% et 2% selon l’âge, et le taux technique (c’est-à-dire le taux de rendement annuel moyen espéré à long terme) abaissé de 3% à 1,5%, ce qui aura pour effet de réduire encore le taux de conversion du capital en rentes, raccourci des 5,44% actuels à 4,42%. Pour rappel, le taux de conversion minimal en vigueur pour la partie obligatoire de la prévoyance professionnelle, initialement fixé à 7,2%, avait été ramené à 6,8 % lors de la première révision de la LPP en 2005. Depuis, le peuple a fait de la résistance : le taux de 6,4% proposé par le Conseil fédéral en 2008 «étant donné la nécessité de tenir compte de la diminution notable des rendements attendus à long terme sur les marchés financiers» a été sèchement refusé en votation populaire le 7 mars 2010. De même, les 6% prévus en quatre étapes jusqu’en 2022 ont été balayés, comme tout le paquet de la Prévoyance vieillesse 2020, lors de la votation de septembre dernier.

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07:16 Publié dans Banques suisses, Capital, Emploi, Financement des retraites, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

08/11/2017

Ces milliards de la BNS à portée de main…

Les 33 et quelque milliards de francs de bénéfice affichés par la BNS au 30 septembre 2017 interloquent beaucoup de lecteurs, qui ne comprennent pas pourquoi d’aussi somptueux profits ne donneront lieu en fin d’année, s’ils se concrétisent, ce qui est plus que probable, qu’à une maigre distribution à la Confédération et aux cantons, au lieu par exemple de venir soulager les comptes de l’AVS ou ceux de la santé. Comment ne pas condamner, s’exclame l’un deux, «une réalité aberrante qui veut que dans un pays aussi riche que le nôtre, un tiers des ménages touche une aide sociale ?»

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18/10/2017

Risque numéro un, la dette

La voix du Fonds Monétaire International ne porte peut-être plus aussi loin que celle, plus bruyante, du G20 ou d’autres enceintes au goût du jour, elle n’en mérite pas moins de retenir toute notre attention. Dans ses dernières «Perspectives de l’économie mondiale» (octobre 2017), le Fonds confirme bien que la reprise est là et que le verre, hier à moitié vide, est à présent plein aux trois quarts, mais il s’empresse dans la foulée de relever combien cette reprise demeure fragile, au vu des nombreux risques qui l’entourent.

Le plus frappant de ces risques, hormis le traditionnel cortège de déséquilibres structurels (faiblesse de la productivité, creusement des inégalités, perte d’orientation des politiques monétaires), est sans doute le niveau d’endettement observé un peu partout, et qui rappelle les circonstances ayant précédé, et manifestement provoqué, la crise financière de 2007-2008.

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04/10/2017

L’inflation aux abonnés absents

Normalement, lorsque la croissance s’installe et que l’on se rapproche du plein-emploi, les salaires devraient monter, et dans la foulée l’inflation se manifester, puisque les entreprises ont alors tout loisir de répercuter la hausse de leurs coûts, essentiellement salariaux, sur leurs prix de vente. Or, mystère, alors que la reprise s’affirme un peu partout, les prix demeurent stables, pour la raison précisément – ce n’est certes pas la seule ­– que les salaires bougent à peine. Comment expliquer ce paradoxe, qui va à l’encontre de tout ce que la théorie économique a professé jusqu’ici ?

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06/09/2017

Il était une fois une presse locale

Un jour peut-être ­– si tant est que le sujet les intéresse – les générations futures se demanderont comment il est possible que la deuxième ville de Suisse et la plus grande de Suisse romande ait perdu ses journaux, sa radio, ses imprimeries, et que de la sorte tout un secteur, qui portait sa renommée loin à la ronde, ait migré à 60 kilomètres de là.

En simplifiant mais sans travestir beaucoup la vérité, on fera remonter l’affaire aux premières décennies du 20e siècle, lorsque Genève et Lausanne, qui se disputaient les ondes, décidèrent de se les répartir, Lausanne prenant la radio et Genève misant sur la TV naissante. Le choix n’était pas innocent, même si sa portée échappa sans doute aux acteurs de l’époque.

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23/08/2017

Le protectionnisme ne protège rien du tout

Où est-elle, la Suisse ouverte au grand large, à l’échange libre de biens et de services, à l’accueil généreux de travailleurs italiens, espagnols, portugais, cette Suisse à l’avant-garde de la mondialisation par sa participation active aux flux d’investissements directs ? On a parfois le sentiment, aujourd’hui, qu’elle se recroqueville sur ses succès passés et sa prospérité, refuse le monde, et va jusqu’à se plaindre des conséquences les plus banales de la libre circulation en postulant une préférence nationale qu’on croyait réservée aux économies en difficulté.

Deux exemples récents, exceptionnels mais révélateurs de ce nouvel état d’esprit. Un constructeur saint-gallois de façades métalliques vient de se plaindre d’avoir été écarté par les CFF d’un appel d’offres au profit d’une entreprise chinoise pour une différence de prix – de l’ordre de 20% – ne justifiant pas selon lui le recours peu écologique à ce fournisseur lointain. Peu auparavant, on dénonçait le fait que la Confédération ait attribué à une entreprise lituanienne la confection des vignettes de haute sécurité apposées sur les visas Schengen, alors que ce genre de travail était habituellement confié à Orell Füssli Security Printing.

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28/06/2017

En finance, la triche se paie cash

Les boursiers sincères n’en font pas mystère : la seule manière de «battre le marché» à coup sûr, c’est d’exploiter des informations privilégiées, autrement dit de se trouver, ex fonctions ou par simple hasard, dans la position d’initié et d’en tirer parti pour réaliser un profit sans risque. Cette resquille, mollement réprimée par le code pénal avant mai 2013, était jusque là une pratique probablement assez courante, l’autorité n’en démasquant qu’une infime partie et n’en considérant que les cas les plus flagrants.

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21/06/2017

En attendant la prochaine crise: tant va la cruche à l’eau…

Combien de temps s’écoule-t-il jusqu’à ce qu’une crise financière soit oubliée?

D’expérience, il semble qu’une génération, voire moins, suffise pour qu’une vaste majorité d’intervenants ait perdu la mémoire de la crise précédente. La dernière crise majeure que la Suisse ait connue, celle du krach immobilier du début des années 90, est donc en passe d’être complètement oubliée. On comprend dès lors que la Banque nationale suisse, en charge de la surveillance bancaire et principale intéressée au maintien de la stabilité financière, veille avec la plus grande attention au bon fonctionnement du marché hypothécaire. Et il n’aura pas échappé au lecteur attentif de son dernier Rapport sur la stabilité financière qu’elle continue de considérer ce marché comme suffisamment éloigné de l’équilibre pour consacrer une large part de son analyse à la situation des banques «axées sur le marché intérieur», autrement dit celles, locales et régionales, qui vivent principalement du crédit hypothécaire.

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26/04/2017

L’immobilier pris au piège des taux bas

En plein Sion, à la place de l’ancienne Matze, se dresse un complexe résidentiel flambant neuf à la recherche d’occupants. Peu ont répondu à l’appel. Sur les 120 appartements offerts à la location, 36 à ce jour ont trouvé preneur. Un peu partout au centre et à la périphérie de la ville, de nouveaux locatifs attendent qu’on veuille bien les remplir. Comme titrait le Nouvelliste, «le parc immobilier est en surchauffe à Sion».
 
Au total, 1800 logements pourraient bientôt se retrouver sur le marché, ce qui serait considérable pour une ville de 30'000 habitants, et même pour l’agglomération qui en compte le double. Le cas n’est pas isolé: dans plusieurs autres villes moyennes, la durée d’insertion des annonces de logements s’est considérablement allongée. Ce qui, à certains égards, apparaît comme une heureuse détente d’un marché marqué par la pénurie, n’est pas uniquement l’effet de rattrapage d’une activité de construction réagissant avec retard à la pression démographique.

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20/04/2017

La Banque nationale, le franc suisse, Mélenchon ou Le Pen

Un troisième larron est venu s’insinuer dans le dilemme monétaire de la Suisse. Que faire, si d’aventure l’extrême droite ou l’extrême gauche accédait à la présidence de la République française ? Le franc se trouverait soumis à de très fortes pressions à la hausse, ce qui placerait une nouvelle fois notre Institut d’émission devant un choix cornélien : ne rien faire ou si peu, au risque de compromettre encore davantage la compétitivité de quelques branches clés de l’économie. Ou intervenir massivement sur le marché des changes pour tenter d’atténuer le choc, mais se retrouver du même coup dans la situation fort désagréable de «manipulateur de sa monnaie» aux yeux du Trésor américain.

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