Futur

  • A la poursuite de prix équitables: Et si la Suisse adoptait l'euro?

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    Le combat contre l’«îlot de cherté suisse» ressemble beaucoup à celui livré contre la hausse constante des primes d’assurance-maladie : postulats et motions parlementaires, initiatives et contre-projets se succèdent, sans que véritablement l’on se rapproche de l’objectif visé.

    Les prix en Suisse demeurent – chiffres de 2017 – de quelque 56% (et même de 68% pour les services) plus élevés que dans les pays de l’UE-15, et tout porte à penser que les mesures préconisées pour renforcer la concurrence, qu’elles émanent de l’initiative «pour des prix équitables» ou du texte que le Conseil fédéral suggère de lui opposer, n’auront pas beaucoup plus d’impact que tout ce qui a été mis en place jusqu’ici.

    Il y a en effet quelque chose de donquichottesque dans ces tentatives de séparer l’îlot de prix, dont tout le monde se plaint, de l’«îlot de salaires» (pour reprendre l’expression d’un confrère de la NZZ), tout aussi élevés, mais que personne, bien évidemment, ne songe à dénoncer, quand bien même les deux phénomènes sont étroitement liés.

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  • Taux nuls : calamité ou bénédiction?

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    On sait maintenant, ou du moins croit-on savoir, que des taux d’intérêt nuls ou même négatifs sont faits pour durer. Comment, en effet, expliquer qu’ils demeurent aussi bas – alors que l’activité, repartie un peu partout, devrait logiquement réveiller l’inflation et les faire remonter dans la foulée – sinon que des mécanismes plus profonds sont à l’œuvre, qui déjouent les relations habituelles entre épargne et investissement et font que malgré des salaires plutôt en augmentation, signe d’une amélioration de l’emploi, les entreprises ne répercutent pas leurs hausses de coûts sur les prix.

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  • 2019, année de la monnaie

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    L’euro n’a jamais eu la cote chez les économistes, qui l’ont considéré dès sa naissance comme condamné à disparaître à la première occasion, car conçu à rebours du bon sens. Au lieu de parachever une harmonisation des politiques budgétaires et une nécessaire union bancaire, donc d’intervenir au dernier stade de l’intégration économique, la création de la monnaie unique les a précédées, comme si elle pouvait forcer la main de gouvernements restés maîtres chez eux.

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  • L’Amérique, danger numéro un

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    Quel que soit le résultat des élections de mi-mandat, la brutalité avec laquelle le président américain s’emploie à déstabiliser l’ordre économique mondial n’augure rien de bon. C’est le douloureux paradoxe de la situation actuelle. Que les Républicains l’emportent ou que les Démocrates fassent basculer la majorité à la Chambre, Donald Trump s’ingéniera, dans la mesure plus ou moins élargie de ses prérogatives, à durcir encore le ton et le contenu de son assaut contre tout ce qui pourrait s’opposer à son projet isolationniste et protectionniste, répété à l’envi, d’«America first».

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  • Le monde à la merci d’un fou ?

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    On attribue volontiers la brutalité avec laquelle le président américain s’acharne à mettre à terre l’ordre international au fait qu’il tiendrait ses promesses de campagne et contenterait ainsi son électorat. Ce détour par le populisme est dans l’air du temps, puisque il rejoint d’autres manifestations de refermement sur soi qui ne s’observent pas seulement aux Etats-Unis mais aussi au cœur des plus vieilles démocraties européennes. Il y a cependant une autre explication, qui fait froid dans le dos. Et si Donald Trump était atteint de maladie mentale ?

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  • Monnaie pleine: Le tort d’avoir raison trop tôt

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    Il se dit beaucoup de bêtises à propos de l’initiative «Monnaie pleine». La seule chose vraie est que, si elle était acceptée, les banques ne pourraient plus compter systématiquement sur la différence d’intérêts comme source de profit (principale, voire unique pour certaines d’entre elles), puisque leurs clients actuels pourraient dorénavant choisir entre elles et la banque centrale comme lieu de dépôt de leurs encaisses.

    Tout le reste, ou presque, est littérature. Ce qui est particulièrement faux, c’est l’argument selon lequel l’acceptation de l’initiative rendrait encore plus difficile l’obtention de crédits par les entreprises, comme l’affirme, par exemple, l’association faîtière des hôteliers. Les banques qui aujourd’hui financent leurs prêts par les dépôts de leurs clients obtiendraient en effet sans difficulté les crédits nécessaires auprès de la banque centrale. Ces crédits ne seraient évidemment pas octroyés gratuitement, mais la BNS aurait tout loisir de varier ses conditions, comme elle le fait d’ailleurs déjà aujourd’hui.

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  • La fin des emplois, une société en forme de sablier

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    Utilisée sauf erreur pour la première fois, dans l’espace francophone, par l’écologiste Alain Lipietz puis reprise sous une forme différente par l’éditorialiste Jean-Marc Vittori, l’image résume assez bien l’évolution d’une société dans laquelle le centre s’efface au profit des bords, luxe vs «low cost», super riches contre «low wage workers». Cette polarisation de la société, opérée au détriment de ce qui faisait naguère la classe moyenne, à commencer par l’immense majorité des emplois qui ne nécessitaient ni qualifications particulièrement élevées ni besoin permanent de réapprentissage, fait craindre sérieusement la disparition de la plupart des emplois.

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  • Ces milliards de la BNS à portée de main…

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    Les 33 et quelque milliards de francs de bénéfice affichés par la BNS au 30 septembre 2017 interloquent beaucoup de lecteurs, qui ne comprennent pas pourquoi d’aussi somptueux profits ne donneront lieu en fin d’année, s’ils se concrétisent, ce qui est plus que probable, qu’à une maigre distribution à la Confédération et aux cantons, au lieu par exemple de venir soulager les comptes de l’AVS ou ceux de la santé. Comment ne pas condamner, s’exclame l’un deux, «une réalité aberrante qui veut que dans un pays aussi riche que le nôtre, un tiers des ménages touche une aide sociale ?»

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  • L’inflation aux abonnés absents

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    Normalement, lorsque la croissance s’installe et que l’on se rapproche du plein-emploi, les salaires devraient monter, et dans la foulée l’inflation se manifester, puisque les entreprises ont alors tout loisir de répercuter la hausse de leurs coûts, essentiellement salariaux, sur leurs prix de vente. Or, mystère, alors que la reprise s’affirme un peu partout, les prix demeurent stables, pour la raison précisément – ce n’est certes pas la seule ­– que les salaires bougent à peine. Comment expliquer ce paradoxe, qui va à l’encontre de tout ce que la théorie économique a professé jusqu’ici ?

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  • Prévoyance en Suisse: et si on tentait un plan C ?

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    La politique passe pour être l’art du possible, même si le possible, outre qu’il contrevient souvent à la logique économique, peut chez nous échouer devant le peuple. Prenons le projet Prévoyance 2020. Tout a été dit, y compris son contraire, à son propos. Périlleux bricolage, mariant allégements divers et charges supplémentaires comme on marie la carpe et le lapin, il a été conçu de manière à répondre aux multiples objections soulevées au Parlement. Pour autant, il n’est pas sûr qu’il rallie une majorité suffisante devant les urnes, tant les oppositions croisées qu’il a suscitées ont fini par se neutraliser et risquent bien de faire trébucher le tout. Même un plan B, qui selon certains serait déjà prêt, n’échapperait pas en votation populaire à un rejet sec et cinglant.

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  • Mieux vaut être riche et bien portant…

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    La Suisse est non seulement le pays qui après les Etats-Unis consacre la plus grosse part de son produit intérieur brut aux dépenses de santé, mais aussi, sauf erreur, celui dont les habitants supportent l’essentiel du financement à travers des primes élevées d’assurance et des prises en charge directes acceptées plus ou moins librement. On comprend dès lors que les hausses qui se profilent à l’horizon suscitent chaque année une vague de protestations et une multitude de propositions de réforme.

    On l’a dit et redit dans ces colonnes, la progression inexorable des dépenses de santé est le lot des sociétés vieillissantes à quoi s’ajoute, dans le cas des pays riches et singulièrement de la Suisse, une exigence d’excellence et de confort qui n’allonge guère l’espérance de vie mais explique en grande partie le fait que toutes les formes de consommation, y compris celle de soins médicaux, sont ici plus chères qu’ailleurs.

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  • Bons et mauvais côtés de la baisse du franc

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    Thomas Jordan et ses collègues du directoire de la Banque nationale suisse le répètent à l’envi, y compris depuis que l’euro s’est installé au-dessus de 1.10 Fr : aux yeux de la BNS, le franc demeure nettement surévalué. On peut donc en déduire, sans forcer le trait, qu’il n’y a pour les intervenants en tous genres (hedge funds, traders, trésoriers publics, spéculateurs réguliers ou occasionnels) pratiquement plus guère de risque de voir ce cours enfoncé, ce qui entraîne un certain nombre de conséquences. Il ne vaut ainsi plus guère la peine de se couvrir contre le risque de change, même si le coût de la couverture a chuté.

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  • "Monnaie pleine": Oser ou ne pas oser l’utopie

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    Pour la génération des “millenials”, l’opinion d’un Mark Zuckerberg compte sans doute bien davantage que celle d’un Bill Gates ou a fortiori de vieilles barbes du siècle dernier comme Milton Friedman ou James Tobin. Tous ont pourtant en commun de s’être prononcés, d’une manière ou d’une autre, en faveur du principe d’un revenu universel. En Suisse, où l’on a les pieds sur terre et la tête très peu dans les nuages, l’idée a été rejetée en juin de l’année dernière par 76,9% des votants appelés à s’exprimer sur l’initiative “Pour un revenu de base inconditionnel”.

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  • La Banque nationale, le franc suisse, Mélenchon ou Le Pen

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    Un troisième larron est venu s’insinuer dans le dilemme monétaire de la Suisse. Que faire, si d’aventure l’extrême droite ou l’extrême gauche accédait à la présidence de la République française ? Le franc se trouverait soumis à de très fortes pressions à la hausse, ce qui placerait une nouvelle fois notre Institut d’émission devant un choix cornélien : ne rien faire ou si peu, au risque de compromettre encore davantage la compétitivité de quelques branches clés de l’économie. Ou intervenir massivement sur le marché des changes pour tenter d’atténuer le choc, mais se retrouver du même coup dans la situation fort désagréable de «manipulateur de sa monnaie» aux yeux du Trésor américain.

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  • America first ou America last?

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    La vision économique du président Trump a peut-être enflammé la Bourse, prompte à se persuader qu’un vaste programme d’investissements dans les infrastructures, assorti de la construction d’un mur de 9 mètres de haut le long de la frontière avec le Mexique, sera de nature à fouetter l’activité domestique.

    Le fait est plutôt que ce genre d’exercice de suralimentation budgétaire accélérera la lente décomposition de la capacité de concurrence de l’économie américaine. Et comme si cela n’y suffisait pas, le recours annoncé à toute une batterie de mesures protectionnistes ne pourra, au contraire des promesses faites, que transformer en recul la stagnation du niveau de vie d’une majorité de ménages américains.

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  • La Deutsche Bank préfigure le monde de demain

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    Les ennuis de la Deutsche Bank font irrésistiblement penser à ceux qu’UBS a connus il n’y a pas si longtemps de cela: les deux établissements sont les plus importants de leur pays, leur chute y aurait mis à genoux l’ensemble du système financier, et de même que la Confédération avait volé au secours de notre grande banque, la République fédérale d’Allemagne empêchera à coup sûr et par tous les moyens la sienne de tomber.

    Les deux géantes ont vu leur destinée basculer à mi-mai 2007, lorsqu’éclata la crise financière qu’elles ont d’une certaine manière sinon causée, du moins contribué à amplifier. Au rayon des analogies, on rangera, outre les créances douteuses nombreuses à peser sur leurs bilans respectifs, les amendes plus ou moins colossales que leurs agissements sur sol américain, et notamment leur rôle dans la distribution de produits dits toxiques dérivés des crédits subprime, leur ont valu ou vont encore leur valoir. S’y sont ajoutées, dans le cas d’UBS, les amendes ayant sanctionné l’assistance accordée à divers «réfugiés fiscaux» pourchassés par le DoJ.

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  • De la Grande récession au grand embarras

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    Il est des signes qui ne trompent pas. Lorsque des entreprises cotées en bourse se proposent de racheter leurs propres actions, c’est peut-être, insinuent de mauvaises langues, pour en redresser les cours ou – ce qui revient à peu près au même – en améliorer les multiples cours-bénéfice. C’est en tout cas que ces entreprises ont perdu le goût d’entreprendre, et préfèrent se recroqueviller sur elles-mêmes en attendant des jours meilleurs plutôt qu’investir dans de nouveaux projets.

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  • Davos, entre bling bling et blablabla

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    Davos approche les cinquante ans. C’est un bel âge pour un symposium qu’une notoriété glanée depuis 1971 a désormais érigé au rang – au statut ? – d’organisation internationale presque égale aux G8 et autres réunions des grands de ce monde tenues hors des enceintes légitimement élues par la communauté des nations, ONU en tête.

    Cette réputation, qui fait la fierté de la Suisse et tout particulièrement de Genève qui en abrite le siège, a peu à peu amené le Forum de Davos, devenu mondial en 1987, à non plus seulement servir d’hôtelier aux quelque 1500 dirigeants politiques et chefs d’entreprise qui s’y rencontrent chaque janvier, mais encore à publier tout au long de l’année une série de global reports distribuant bons et mauvais points aux pays passés au crible d’une batterie d’indices assez arbitrairement choisis.

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  • Qu’en termes choisis ces choses-là sont dites !

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    1 2 3e pilier schema.jpgTout de prudence, l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) rappelle dans son dernier rapport statistique sur les assurances sociales que le 2e pilier se trouve encore, ce que l’on oublie souvent, dans sa période de constitution, c’est-à-dire que les premiers assurés présentant une durée de cotisation complète atteindront l’âge de la retraite aux alentours de 2025 seulement.

    Ce qui signifie qu’à partir de ce moment-là les sorties de fonds des caisses de pensions seront nettement plus importantes, et que le régime de la prévoyance professionnelle se rapprochera alors d’un système de financement par répartition, perdant par la même occasion une bonne partie de sa justification, qui était de reposer sur l’accumulation d’un capital générant un certain revenu (le «troisième cotisant»).

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  • Faute vénielle ou péché mortel ?

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    En 1974, une année après que la BNS se soit résignée à abandonner le cours fixe du franc face – alors – au dollar, le président de son directoire, Fritz Leutwiler, confiait à son collaborateur Kurt Schiltknecht : «Je n’ai aucune idée sur la façon de mener la politique monétaire sous un régime de changes flottants». Et d’ajouter que la seule question dont il se soit constamment préoccupé était de savoir «comment empêcher que trop d’argent n’arrive en Suisse».

    Son successeur actuel à la tête de la Banque nationale a dû se poser la même question, sauf que, il y a quarante ans, les soucis portaient sur les tensions inflationnistes (les prix à la consommation augmentaient de plus de 10% l’an), tandis que ceux d’aujourd’hui porteraient plutôt sur les risques de déflation. La BNS avait d’ailleurs, en 2011, fait de ceux-ci le principal argument en faveur de l’instauration d’un cours plancher.

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