03/10/2018

Le "De l’autre côté de la rue" de Macron

En assurant à un jeune chômeur horticulteur qu’il lui suffirait de traverser la rue pour trouver du travail, Emmanuel Macron a déclenché une avalanche de sarcasmes sur les réseaux sociaux. Avait-il tout tort ? Si les internautes s’en sont donné à cœur joie, la réalité, en apparence en tout cas, n’est pas si éloignée que cela de la leçon présidentielle. La France souffre en effet, comme beaucoup d’autres pays, de la coexistence d’un chômage persistant et d’une importante offre d’emplois non satisfaite.

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01/08/2018

Raiffeisen: de l’utilité des coopératives

Les turbulences récemment traversées par Raiffeisen démontrent à quels désagréments peut conduire la forme coopérative lorsqu’elle s’applique au monde de la finance. Le troisième groupe bancaire helvétique ne doit bien entendu pas les mésaventures qu’il a connues à sa seule forme juridique. D’autres banques, et non des moindres, ont eu affaire à des tracas d’une autre envergure, alors même qu’elles constituaient des sociétés anonymes pur sucre – que l’on songe simplement aux circonstances ayant entouré la fusion entre UBS et SBS, ou aux déboires d’autres mastodontes telle la Deutsche Bank. Mais se rappelle-t-on encore des péripéties qui avaient conduit à l’époque la Banque Populaire Suisse, cette autre banque coopérative, à finir entre les mains du Crédit Suisse ? A l’origine de ses multiples déconvenues, on retrouve, comme pour Raiffeisen, une défaillance dans le mode de gouvernance, qu’il faut bien imputer à la forme coopérative. Car à la différence de ce que l’on observe pour les sociétés anonymes, la surveillance exercée par le conseil d’administration sur la direction de la coopérative pêche par plusieurs aspects : une absence – ou une insuffisance – de pression sur les organes dirigeants de la part des coopérateurs (ou de leurs délégués dans le cas des grandes coopératives), une lenteur dans la prise de décision, et bien souvent une connaissance lacunaire des membres de la coopérative du domaine dans lequel celle-ci est active. Dans ces conditions, des managers peu scrupuleux, ou tout simplement imprudents, ont toute liberté d’engager l’entreprise dans des aventures risquées. A quoi s’ajoute une certaine fragilité structurelle sur le plan financier, puisque la forme coopérative, lorsqu’elle s’applique à la banque, rend difficile le processus de recapitalisation en cas de besoin urgent de refinancement.

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07:23 Publié dans Banques suisses, Concurrence, Démocratie, Ethique, gouvernance, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

27/07/2018

Cartel salarial contre dumping salarial

Encore davantage que les écarts de prix, les écarts de salaire sont la source d’incompréhensions qui empêchent toute tentative de réconciliation et finissent, sous couvert de protections tenues pour justifiées, par détruire cette forme particulière de paix des braves.

En matière de prix, les fronts protectionnistes peinent à céder mais se lézardent néanmoins, tant les avantages du libre-échange sont évidents. De même qu’on a pu le constater pour les productions agricoles, peu à peu libéralisées, on en viendra à la longue à céder sur les prix des médicaments, que l’ordre cartellaire existant empêche encore, malgré de substantielles économies à la clé, qu’ils soient remboursés aux assurés lorsque ces médicaments sont achetés à l’étranger.

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09:15 Publié dans Démocratie, Genève, gouvernance, Humeur, Syndicats | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

11/07/2018

Le monde à la merci d’un fou ?

On attribue volontiers la brutalité avec laquelle le président américain s’acharne à mettre à terre l’ordre international au fait qu’il tiendrait ses promesses de campagne et contenterait ainsi son électorat. Ce détour par le populisme est dans l’air du temps, puisque il rejoint d’autres manifestations de refermement sur soi qui ne s’observent pas seulement aux Etats-Unis mais aussi au cœur des plus vieilles démocraties européennes. Il y a cependant une autre explication, qui fait froid dans le dos. Et si Donald Trump était atteint de maladie mentale ?

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06:11 Publié dans Air du temps, Démocratie, Etats-Unis, Ethique, Futur | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | |

03/07/2018

Sans l’ouverture au monde, point de salut

La réponse des populistes de tous bords à la crise migratoire et plus largement aux bouleversements en cours est un grave danger pour la prospérité, alors que paradoxalement leur vision à courte vue fait croire qu’ils vont pouvoir au contraire la sauver.

Dans sa forme la plus élémentaire, leur proposition tient en trois slogans: sauvegarder les emplois par la fermeture des frontières, relever les salaires et les retraites, baisser les impôts.

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08:58 Publié dans Air du temps, Chômage, Croissance, Démocratie, Emploi | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | |

11/04/2018

Et si l’on en revenait aux loteries royales ?

Le jeu est mal vu et malsain. Il flatte les bas instincts : cupidité, appât du gain, recherche de l’argent facile. Mais il est partout et envahit même les strates plus nobles de la haute finance, puisqu’on en retrouve le principe jusque dans l’architecture de toutes sortes de produits dérivés – forwards, futures, swaps de taux, de change, etc. – qui ne sont rien d’autre, fondamentalement, que des paris, et qui suscitent, mutatis mutandis, le même genre d’engouement que les loteries sous toutes leurs formes.

Plus basiquement, le jeu de hasard précipite des foules de parieurs vers les comptoirs des bars-tabac, kiosques à journaux et autres points de vente exhibant toute une panoplie de billets à gratter.

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06:49 Publié dans Air du temps, Démocratie, Dette, Finances publiques | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

05/04/2018

La Monnaie pleine a déjà ses gardiens du temple…

Je me suis fait rappeler à l’ordre la semaine dernière pour avoir écrit dans ces colonnes qu’en cas d’acceptation de l’initiative Monnaie pleine, les clients des banques pourraient choisir entre elles et la banque centrale pour déposer leurs avoirs. Le raccourci était un peu malheureux, j’en conviens. Aussi, je m’explique.

Il n’est bien entendu pas (encore) question que chacun puisse ouvrir un compte à la Banque nationale. En revanche, une monnaie qui soit «pleine» signifierait que les crédits bancaires devraient être couverts en totalité par de l’argent créé par la banque centrale, et seulement par elle. D’ailleurs, l’intitulé «monnaie pleine» dérive du 100% money proposé par Irving Fisher en 1935, qui voyait dans l’abandon du système de réserves fractionnaires le moyen d’éviter la répétition de krachs tels que celui de 1929.

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07:57 Publié dans Banques centrales, Croissance, Démocratie, Monnaie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

La Monnaie pleine a déjà ses gardiens du temple…

Je me suis fait rappeler à l’ordre la semaine dernière pour avoir écrit dans ces colonnes qu’en cas d’acceptation de l’initiative Monnaie pleine, les clients des banques pourraient choisir entre elles et la banque centrale pour déposer leurs avoirs. Le raccourci était un peu malheureux, j’en conviens. Aussi, je m’explique.

Il n’est bien entendu pas (encore) question que chacun puisse ouvrir un compte à la Banque nationale. En revanche, une monnaie qui soit «pleine» signifierait que les crédits bancaires devraient être couverts en totalité par de l’argent créé par la banque centrale, et seulement par elle. D’ailleurs, l’intitulé «monnaie pleine» dérive du 100% money proposé par Irving Fisher en 1935, qui voyait dans l’abandon du système de réserves fractionnaires le moyen d’éviter la répétition de krachs tels que celui de 1929.

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28/03/2018

Monnaie pleine: Le tort d’avoir raison trop tôt

Il se dit beaucoup de bêtises à propos de l’initiative «Monnaie pleine». La seule chose vraie est que, si elle était acceptée, les banques ne pourraient plus compter systématiquement sur la différence d’intérêts comme source de profit (principale, voire unique pour certaines d’entre elles), puisque leurs clients actuels pourraient dorénavant choisir entre elles et la banque centrale comme lieu de dépôt de leurs encaisses.

Tout le reste, ou presque, est littérature. Ce qui est particulièrement faux, c’est l’argument selon lequel l’acceptation de l’initiative rendrait encore plus difficile l’obtention de crédits par les entreprises, comme l’affirme, par exemple, l’association faîtière des hôteliers. Les banques qui aujourd’hui financent leurs prêts par les dépôts de leurs clients obtiendraient en effet sans difficulté les crédits nécessaires auprès de la banque centrale. Ces crédits ne seraient évidemment pas octroyés gratuitement, mais la BNS aurait tout loisir de varier ses conditions, comme elle le fait d’ailleurs déjà aujourd’hui.

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07:59 Publié dans Banques, Banques centrales, Démocratie, Finances, Futur, Monnaie, Taux d'intérêt | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

14/03/2018

Le libre-échange pour les nuls

Avec sa façon cowboyesque d’empoigner les relations internationales, le président américain ne fait pas que démolir les règles de bienséance commerciales patiemment édifiées depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. Il ruine également les bases de la prospérité – américaine au premier chef, mais pas seulement – à laquelle l’ouverture des frontières a jusqu’ici conduit. Parce que, contrairement à ce dont il semble s’être convaincu, le libre-échange profite à tous les partenaires, même et y compris à ceux qui, comme les Etats-Unis, présentent un déficit de leur balance commerciale.

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07:02 Publié dans Concurrence, Croissance, Démocratie, gouvernance, Prix, salaires, revenus | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

24/01/2018

Le refus irréfléchi de l’ouverture

A l’instar d’autres ressorts populistes, le bâton sauteur de l’UDC rebondit régulièrement sur les craintes suscitées par la mondialisation. Quoi de plus payant en effet, électoralement parlant, que de dénoncer les atteintes à la souveraineté nationale et au bien-être des habitants, ou encore de démontrer chiffres à l’appui combien l’emploi se trouve menacé par une concurrence déloyale venue d’ailleurs, tous désagréments qu’il faut bien entendu attribuer à l’ouverture des frontières !

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07:54 Publié dans Chômage, Croissance, Démocratie, suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | |

17/01/2018

Le franc rapporte gros. A la BNS

Les circonstances font que la Banque nationale suisse est devenue le principal gérant d’actifs du pays et qu’elle s’en sort plutôt bien. L’an dernier en effet, elle a réalisé une performance nette de 54 milliards de francs sur un portefeuille – monté jusqu’à 784 milliards à fin novembre 2017 – d’avoirs placés «passivement» (dure leçon, soit dit au passage, pour les gérants dits «actifs»). Tant mieux pour les pouvoirs publics fédéraux et cantonaux qui, du fait des conventions de distribution passées entre elle et eux, se partageront 2 milliards. Pour autant la question de fond demeure: la BNS s’occupe-t-elle de politique monétaire, ou gère-t-elle la richesse financière nationale ? Un peu des deux, dira-t-on, mais «à la retirette», puisque, si elle se consacrait pleinement à la première de ces fonctions, elle n’aurait pas dû abandonner le taux plancher, et si c’est la seconde qui prend désormais le dessus, elle pourrait distribuer bien davantage que 4% de son bénéfice.

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08:53 Publié dans Banques centrales, Démocratie, Dette, Europe, Monnaie, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

29/11/2017

Milliard, le mot qui fâche certains en Suisse

Le «milliard de cohésion» promis par le Conseil fédéral donne des boutons à l’UDC, qui dénonce un «scandale» et entend obtenir dans les plus courts délais la mise en place d’un référendum financier. De quoi parle-t-on au juste ?

Par un malencontreux rapprochement de termes, l’usage s’est installé depuis 2008 de considérer la contribution financière de la Suisse à l’Union européenne élargie comme une contribution directe aux fonds de cohésion de l’UE et, par simplification, d’englober les montants en jeu dans un chiffre rond, le fameux milliard.

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08/11/2017

Ces milliards de la BNS à portée de main…

Les 33 et quelque milliards de francs de bénéfice affichés par la BNS au 30 septembre 2017 interloquent beaucoup de lecteurs, qui ne comprennent pas pourquoi d’aussi somptueux profits ne donneront lieu en fin d’année, s’ils se concrétisent, ce qui est plus que probable, qu’à une maigre distribution à la Confédération et aux cantons, au lieu par exemple de venir soulager les comptes de l’AVS ou ceux de la santé. Comment ne pas condamner, s’exclame l’un deux, «une réalité aberrante qui veut que dans un pays aussi riche que le nôtre, un tiers des ménages touche une aide sociale ?»

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09:38 Publié dans Banques centrales, Démocratie, Futur, gouvernance, Monnaie, suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

18/10/2017

Risque numéro un, la dette

La voix du Fonds Monétaire International ne porte peut-être plus aussi loin que celle, plus bruyante, du G20 ou d’autres enceintes au goût du jour, elle n’en mérite pas moins de retenir toute notre attention. Dans ses dernières «Perspectives de l’économie mondiale» (octobre 2017), le Fonds confirme bien que la reprise est là et que le verre, hier à moitié vide, est à présent plein aux trois quarts, mais il s’empresse dans la foulée de relever combien cette reprise demeure fragile, au vu des nombreux risques qui l’entourent.

Le plus frappant de ces risques, hormis le traditionnel cortège de déséquilibres structurels (faiblesse de la productivité, creusement des inégalités, perte d’orientation des politiques monétaires), est sans doute le niveau d’endettement observé un peu partout, et qui rappelle les circonstances ayant précédé, et manifestement provoqué, la crise financière de 2007-2008.

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07:45 Publié dans Démocratie, Dette, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

09/08/2017

Mieux vaut être riche et bien portant…

La Suisse est non seulement le pays qui après les Etats-Unis consacre la plus grosse part de son produit intérieur brut aux dépenses de santé, mais aussi, sauf erreur, celui dont les habitants supportent l’essentiel du financement à travers des primes élevées d’assurance et des prises en charge directes acceptées plus ou moins librement. On comprend dès lors que les hausses qui se profilent à l’horizon suscitent chaque année une vague de protestations et une multitude de propositions de réforme.

On l’a dit et redit dans ces colonnes, la progression inexorable des dépenses de santé est le lot des sociétés vieillissantes à quoi s’ajoute, dans le cas des pays riches et singulièrement de la Suisse, une exigence d’excellence et de confort qui n’allonge guère l’espérance de vie mais explique en grande partie le fait que toutes les formes de consommation, y compris celle de soins médicaux, sont ici plus chères qu’ailleurs.

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14/06/2017

Le commerce équitable selon D. Trump

Le président des Etats-Unis a une vision simple du commerce international. A son avis, les échanges bilatéraux doivent être équilibrés car les soldes, surtout ceux qui se creusent au détriment de son pays et des industries qui en faisaient naguère la fierté, conduisent à l’accumulation de dettes et d’autres mauvaises choses. Les remontrances du président visent principalement l’Allemagne d’Angela Merkel en qui Donald Trump voit la principale, sinon la seule, responsable du déficit extérieur américain.

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31/05/2017

"Monnaie pleine": Oser ou ne pas oser l’utopie

Pour la génération des “millenials”, l’opinion d’un Mark Zuckerberg compte sans doute bien davantage que celle d’un Bill Gates ou a fortiori de vieilles barbes du siècle dernier comme Milton Friedman ou James Tobin. Tous ont pourtant en commun de s’être prononcés, d’une manière ou d’une autre, en faveur du principe d’un revenu universel. En Suisse, où l’on a les pieds sur terre et la tête très peu dans les nuages, l’idée a été rejetée en juin de l’année dernière par 76,9% des votants appelés à s’exprimer sur l’initiative “Pour un revenu de base inconditionnel”.

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20/04/2017

La Banque nationale, le franc suisse, Mélenchon ou Le Pen

Un troisième larron est venu s’insinuer dans le dilemme monétaire de la Suisse. Que faire, si d’aventure l’extrême droite ou l’extrême gauche accédait à la présidence de la République française ? Le franc se trouverait soumis à de très fortes pressions à la hausse, ce qui placerait une nouvelle fois notre Institut d’émission devant un choix cornélien : ne rien faire ou si peu, au risque de compromettre encore davantage la compétitivité de quelques branches clés de l’économie. Ou intervenir massivement sur le marché des changes pour tenter d’atténuer le choc, mais se retrouver du même coup dans la situation fort désagréable de «manipulateur de sa monnaie» aux yeux du Trésor américain.

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07:51 Publié dans Banques centrales, Démocratie, Futur, gouvernance, Monnaie, suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

05/04/2017

Euro: qui veut noyer son chien…

Il y a deux sortes d’adversaires à la monnaie unique européenne. Ceux qui, jugeant son lancement prématuré, lisent dans les difficultés actuelles de l’union monétaire la vérification de leur diagnostic. Et ceux qui, accusant l’euro de tous les maux, masquent leur europhobie viscérale derrière un argumentaire plus ou moins scientifique, comme les candidat(e)s d’extrême gauche et d’extrême droite à la présidentielle française, qui puisent leur inspiration auprès d’analystes traditionnellement eurosceptiques, tel l’économiste Jacques Sapir, récemment interrogé sur les ondes de la RTS.

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