01/08/2018

Raiffeisen: de l’utilité des coopératives

Les turbulences récemment traversées par Raiffeisen démontrent à quels désagréments peut conduire la forme coopérative lorsqu’elle s’applique au monde de la finance. Le troisième groupe bancaire helvétique ne doit bien entendu pas les mésaventures qu’il a connues à sa seule forme juridique. D’autres banques, et non des moindres, ont eu affaire à des tracas d’une autre envergure, alors même qu’elles constituaient des sociétés anonymes pur sucre – que l’on songe simplement aux circonstances ayant entouré la fusion entre UBS et SBS, ou aux déboires d’autres mastodontes telle la Deutsche Bank. Mais se rappelle-t-on encore des péripéties qui avaient conduit à l’époque la Banque Populaire Suisse, cette autre banque coopérative, à finir entre les mains du Crédit Suisse ? A l’origine de ses multiples déconvenues, on retrouve, comme pour Raiffeisen, une défaillance dans le mode de gouvernance, qu’il faut bien imputer à la forme coopérative. Car à la différence de ce que l’on observe pour les sociétés anonymes, la surveillance exercée par le conseil d’administration sur la direction de la coopérative pêche par plusieurs aspects : une absence – ou une insuffisance – de pression sur les organes dirigeants de la part des coopérateurs (ou de leurs délégués dans le cas des grandes coopératives), une lenteur dans la prise de décision, et bien souvent une connaissance lacunaire des membres de la coopérative du domaine dans lequel celle-ci est active. Dans ces conditions, des managers peu scrupuleux, ou tout simplement imprudents, ont toute liberté d’engager l’entreprise dans des aventures risquées. A quoi s’ajoute une certaine fragilité structurelle sur le plan financier, puisque la forme coopérative, lorsqu’elle s’applique à la banque, rend difficile le processus de recapitalisation en cas de besoin urgent de refinancement.

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27/06/2018

Soucis persistants sur le marché hypothécaire

On relevait la semaine dernière dans cette colonne combien le marché des crédits hypothécaires restait frappé de suractivité, en particulier en Suisse romande, et combien certaines catégories de banques persistaient à s’y engager. Ce n’est donc pas tout à fait un hasard si la FINMA et la Banque nationale suisse viennent de lancer de sérieux avertissements à propos des évolutions en cours sur ce marché. Même si, note la seconde, la plupart des banques axées sur le marché intérieur sont correctement capitalisées et échapperaient au naufrage en cas de «scénarios défavorables», la situation demeure tendue.

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20/06/2018

Un dette à plus d’un billion de francs

Le marché immobilier s’est paraît-il stabilisé l’an dernier en Suisse. Les prix auraient même légèrement reculé pour les appartements en PPE, et à peine augmenté pour les maisons individuelles. La situation dans les grands centres urbains n’est évidemment pas celle des régions périphériques. A Genève par exemple, les prix moyens demeurent très élevés. A Zurich ou Bâle également, même si à certains égards la situation hors centre-ville y est moins tendue.

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06:28 Publié dans Banques suisses, Dette, Genève, Immobilier, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

02/05/2018

Comment la BNS fait des heureux à l’Est

L’un des effets collatéraux, si l’on peut dire, de la politique monétaire suivie par la Banque nationale suisse est d’avoir fait par moments des heureux en Europe centrale. La longue période de bas taux d’intérêt que le franc a traversée depuis une bonne vingtaine d’années a en effet conduit les emprunteurs de pays tels que la Pologne ou la Hongrie, comme plus à l’ouest l’Autriche voire bon nombre de municipalités françaises, à préférer s’endetter en francs plutôt qu’en złotys, forints et autres euros, tant l’écart de taux entre ces monnaies – encore lestées de l’inflation héritée de la période communiste – et le franc était important. Qu’on en juge plutôt par cet exemple : au premier semestre 2011, le taux d’intérêt moyen de l’encours de l’ensemble des crédits hypothécaires en francs souscrits par des ménages polonais se situait légèrement en dessous de 2%, alors que celui des prêts libellés en monnaie domestique frisait les 6% à la même époque. Or quelque 40% des prêts immobiliers en Pologne sont libellés en francs.

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06:50 Publié dans Banques centrales, Banques suisses, Capital, Concurrence, Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

31/01/2018

Les retraites, façon grandes banques

La nouvelle n’a pas fait grand bruit en Suisse romande, et pourtant l’affaire est d’importance. La caisse de pensions d’UBS, la plus grande institution bancaire suisse, empoigne la réforme de la prévoyance avec une rare énergie : dès 2019, l’âge du départ en retraite des employés de la banque sera porté à 65 ans, celui du début de leur affiliation, ramené de 25 à 20 ans, leur taux de cotisation, relevé entre 0,5% et 2% selon l’âge, et le taux technique (c’est-à-dire le taux de rendement annuel moyen espéré à long terme) abaissé de 3% à 1,5%, ce qui aura pour effet de réduire encore le taux de conversion du capital en rentes, raccourci des 5,44% actuels à 4,42%. Pour rappel, le taux de conversion minimal en vigueur pour la partie obligatoire de la prévoyance professionnelle, initialement fixé à 7,2%, avait été ramené à 6,8 % lors de la première révision de la LPP en 2005. Depuis, le peuple a fait de la résistance : le taux de 6,4% proposé par le Conseil fédéral en 2008 «étant donné la nécessité de tenir compte de la diminution notable des rendements attendus à long terme sur les marchés financiers» a été sèchement refusé en votation populaire le 7 mars 2010. De même, les 6% prévus en quatre étapes jusqu’en 2022 ont été balayés, comme tout le paquet de la Prévoyance vieillesse 2020, lors de la votation de septembre dernier.

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07:16 Publié dans Banques suisses, Capital, Emploi, Financement des retraites, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

02/08/2017

Bons et mauvais côtés de la baisse du franc

Thomas Jordan et ses collègues du directoire de la Banque nationale suisse le répètent à l’envi, y compris depuis que l’euro s’est installé au-dessus de 1.10 Fr : aux yeux de la BNS, le franc demeure nettement surévalué. On peut donc en déduire, sans forcer le trait, qu’il n’y a pour les intervenants en tous genres (hedge funds, traders, trésoriers publics, spéculateurs réguliers ou occasionnels) pratiquement plus guère de risque de voir ce cours enfoncé, ce qui entraîne un certain nombre de conséquences. Il ne vaut ainsi plus guère la peine de se couvrir contre le risque de change, même si le coût de la couverture a chuté.

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07:56 Publié dans Banques suisses, Futur, Monnaie, suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

08/02/2017

La dette, pas si bonne pour la croissance

Des économistes de la Banque des règlements internationaux (BRI) viennent de découvrir quelque chose de peu rassurant[1] : une augmentation de l’endettement des ménages plus rapide que celle du produit intérieur brut (PIB) tendrait à la longue à freiner la croissance, même si dans l’immédiat, à la manière d’une drogue si l’on peut dire, cette augmentation serait légèrement stimulante.

Selon les calculs des chercheurs, un ratio dette privée/PIB supérieur à 80% accentuerait cet effet de freinage, chaque point de pourcentage d’augmentation dudit ratio entraînant à terme une baisse de 0,1% de la croissance. Cela peut paraître négligeable, mais ne l’est pas tout à fait dans le cas de la Suisse, dont le taux d’endettement des ménages, essentiellement hypothécaire, bat tous les records, puisqu’il frise actuellement les 120% du PIB (contre une moyenne de 80% pour les pays les plus avancés), alors qu’il n’était «que» de 100% il y a 10 ans. Peu de pays ont enregistré une progression aussi rapide de la dette privée. Il n’y a guère que la Suède à avoir fait encore mieux.

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15/09/2016

Hypothèques: vers une crise des subprimes façon helvétique?

Patrik-Gisel raiffeisen.jpgS’acheminerait-on, imperceptiblement, vers une crise des subprimes façon helvétique? L’hypothèse, en soi improbable tant les caractéristiques de notre marché diffèrent de celles qui régnaient à l’époque sur le marché américain, n’en est pas moins concevable «toutes choses égales par ailleurs». La croissance du volume des financements hypothécaires aux Etats-Unis était alors à peu près aussi rapide qu’elle l’est aujourd’hui en Suisse, même si elle empruntait d’autres canaux – les crédits bancaires directs ici, leur titrisation là-bas.

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09:21 Publié dans Banques suisses, Dette, suisse, Taux d'intérêt | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

13/07/2016

Grandes banques ratatinées, mais encore ?  

Comment expliquer que les cours des actions de nos deux grandes banques aient été divisés par six pour l’une et neuf pour l’autre depuis le déclenchement de la crise en 2007, effaçant du même coup des dizaines de milliards de capitalisation boursière ? Comment se peut-il que ces deux géantes qui, il y a quelques années encore, comptaient parmi les principales institutions financières du monde tout en faisant la pluie et le beau temps sur le plan local, ne soient plus que la pâle copie de ce qu’elles étaient alors?

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10:12 Publié dans Banques suisses, Capital | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

09/03/2016

Picciotto, Hayek ... De quelques réussites à la hussarde

Il faut parfois être un peu tordu – ou en tout cas, et contrairement à l’adage, ne pas ménager sa monture – pour réussir en affaires. Deux trajectoires absolument remarquables, que l’on a pu suivre dès les origines pour l’une, à partir du tournant horloger des années 70-80 pour l’autre, en apportent l’éclatante démonstration.

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07:14 Publié dans Air du temps, Banques suisses, Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

20/10/2015

Le Röstigraben des économistes

les 20 économistes les plus influents CH.jpgLa disparition récente d’Andreas Höfert, un économiste en chef d’UBS très apprécié en Suisse romande par tous ceux qu’intéresse l’évolution monétaire et conjoncturelle, a passé relativement inaperçue en Suisse alémanique, tandis que la plupart des médias romands consacraient de longs hommages à ce Genevois de naissance. Cette différence frappante d’attention de part et d’autre de la Sarine m’a rappelé un «palmarès des économistes ayant le plus d’influence en Suisse» («Welche Ökonomen in der Schweiz den Ton angeben») paru dans la NZZ le 5 septembre.

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22:20 Publié dans Air du temps, Banques suisses, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

10/03/2015

La BNS, un Etat dans l’Etat ?

Les conséquences incalculables ou en tout cas non calculées de la levée du cours plancher font, surtout depuis l’introduction d’un intérêt négatif, que la Banque nationale suisse se retrouve au cœur d’un véritable cyclone politique. Longtemps admirée et respectée pour avoir défendu avec succès la stabilité de la monnaie sinon celle du taux de change, voilà, parce que le franc s’est d’un seul coup envolé, que notre banque centrale se retrouve désormais considérée comme opaque dans son fonctionnement, secrète dans ses délibérations, trop laconique dans ses exposés des motifs, et surtout trop libre dans ses prises de décision. Bref, alors même que la Constitution et la loi prévoient expressément que la conduite de la politique monétaire est de son ressort et relève de la compétence exclusive de sa direction générale, on se met soudain à considérer la BNS comme un Etat dans l’Etat. Est-il admissible, pense-t-on tout à coup, qu’un directoire de trois personnes, certes nommées par le Conseil fédéral mais sans autre légitimité, puisse sans en référer à personne (sauf, pour la forme et parfois au dernier moment, à ce dernier) prendre tout à trac des mesures qui mettent l’économie cul par dessus tête et engendrent une cascade d’effets indésirables ?

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03/03/2015

Le difficile maniement de l’intérêt négatif

Comme on sait, la Banque nationale suisse avance depuis quelque temps en terrain inconnu. Le dernier en date de ses tâtonnements est celui du recours, inédit, à un taux d’intérêt négatif sur les avoirs en comptes de virement que les banques détiennent plus ou moins volontairement auprès d’elle. L’instrument, dont l’introduction avait été annoncée le 18 décembre 2014, devait d’abord être instillé à dose homéopathique (–0.25%, et cela uniquement sur les montants dépassant un minimum exonéré) à partir du 25 janvier 2015. Mais avant même cette date, et simultanément à l’abandon du cours plancher, la BNS l’a porté à –0.75%.

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Le difficile maniement de l’intérêt négatif

Comme on sait, la Banque nationale suisse avance depuis quelque temps en terrain inconnu. Le dernier en date de ses tâtonnements est celui du recours, inédit, à un taux d’intérêt négatif sur les avoirs en comptes de virement que les banques détiennent plus ou moins volontairement auprès d’elle. L’instrument, dont l’introduction avait été annoncée le 18 décembre 2014, devait d’abord être instillé à dose homéopathique (–0.25%, et cela uniquement sur les montants dépassant un minimum exonéré) à partir du 25 janvier 2015. Mais avant même cette date, et simultanément à l’abandon du cours plancher, la BNS l’a porté à –0.75%.

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18/11/2014

Le côté obscur de la finance

Après la crise de 2008, on pouvait penser que les banques, déconfites et honteuses, feraient profil bas et encaisseraient sans broncher les sanctions accompagnant leur sauvetage. Hé bien non ! Comme vient de le montrer une enquête menée conjointement par la CFTC américaine, la FCA britannique et la FINMA depuis 2010, quatre ou cinq grandes banques dont UBS, qui se partagent à elles seules la moitié d’un marché mondial des devises estimé à 5,3 billions de dollars de chiffre d’affaires quotidien (mars 2013), se sont laissées aller à manipuler les cours de référence de quelques unes des principales monnaies qui y sont négociées.

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19/08/2014

Banques systémiques : et de quatre !

Depuis le 16 juin, la Suisse compte quatre entités financières «d’importance systémique» : les deux grandes banques, la banque cantonale de Zurich (ZKB), et désormais le groupe Raiffeisen, qui devra par conséquent prendre les mesures nécessaires prévues par la loi sur les banques, en particulier renforcer ses fonds propres et disposer de liquidités suffisantes.


Curieuse situation à vrai dire. S’il n’y a pas l’ombre d’un doute qu’une UBS, un Credit Suisse voire la ZKB présentent un risque systémique en ceci que leur éventuelle défaillance engendrerait un blocage complet du système bancaire et par cascade de l’économie dans son ensemble, on voit mal que les ennuis de l’une ou l’autre des 316 caisses – dénommées à présent banques – coopératives Raiffeisen, essentiellement actives dans le crédit hypothécaire (plus de 80% de leur bilan consolidé contre, par exemple, 60% pour l’ensemble des banques cantonales), puissent considérablement gêner les autres acteurs du secteur, a fortiori la totalité de l’activité nationale.

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25/06/2014

Raiffeisen: l’ivresse des hauteurs

Il était une fois un réseau de caisses locales, paisibles, villageoises, qui recueillaient les menues économies de leurs sociétaires et leur accordaient en échange des prêts à des conditions préférentielles. Ces structures campagnardes, associées depuis 1902 au sein d’une Union Suisse des Caisses Raiffeisen, suivaient assez docilement la progression du marché hypothécaire helvétique, mais avec une constance qui devait les conduire, avant le tournant du siècle, à une part de marché approchant peu à peu les 10% (7,3% en 1993, 9,4% en 1997, 10,5% en 1999).

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14/01/2014

BNS: Une banque centrale à nulle autre pareille

Or donc, pour la première fois de son histoire, la BNS ne distribuera ni le dividende de 6% au maximum à ses actionnaires prévu par ses statuts, ni la part de bénéfices qui, depuis la dernière mouture de la loi sur la Banque nationale (2003), remplace et au-delà l’indemnité de 80 centimes par habitant qui était traditionnellement versée aux cantons en compensation de leur renonciation à leur souveraineté en matière monétaire. En cause, la perte entraînée par la moins-value de son stock d’or consécutive à la baisse des cours du métal jaune en 2013 (-30%), qui dépasse de loin les profits réalisés sur ses placements en devises et sur la vente du StabFund, la fameuse structure de défaisance des actifs toxiques repris à UBS et qui vient d’être rachetée par celle-ci.

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10:48 Publié dans Banques suisses, Finances publiques, Or, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

17/12/2013

Combien de banques suisses vont disparaître ces prochaines années

Combien de banques suisses vont disparaître ces prochaines années – moins par suite de la lourdeur des amendes que le Department of Justice risque d’imposer à celles qui auraient eu la mauvaise idée de recueillir les fortunes de contribuables en délicatesse avec le fisc américain, que par suite du rétrécissement dramatique de leurs marges bénéficiaires consécutif à la disparition du secret bancaire, à quoi se ramenait pour beaucoup d’entre elles l’essentiel de leur modèle d’affaires ?

 

Pas toutes certes, mais une part sans doute non négligeable du secteur financier dont elles forment, et de loin, la majeure partie. 

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07:43 Publié dans Banques, Banques suisses, Chine, Finances publiques, Fiscalité | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

20/08/2013

Sauvetage d’UBS : que des gagnants ?

Tous comptes faits, le repêchage in extremis d’UBS en octobre 2008 n’aura rien coûté au contribuable, et laissera sans doute même apparaître (outre le gros milliard empoché par la Confédération moins d’une année plus tard sur la revente des 6 milliards qu’elle avait prêtés à la banque) un coquet bénéfice pour la Banque nationale suisse, qu’on peut évaluer à 3 ou 4 milliards, correspondant à la part qui lui reviendra sur l’actif net du «SNB Stabfund», le fameux fonds de défaisance qui réunissait les actifs toxiques encombrant le bilan d’UBS et que cette dernière a pu désormais racheter intégralement. Ouf.

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07:16 Publié dans Banques suisses, Dette, Finances publiques, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |