Banques centrales

  • Et revoilà la monnaie pleine !

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    Chassée par la porte, la monnaie pleine est peut-être en train de revenir par la fenêtre. Le débat suscité par l’émergence des crypto-monnaies conduit en effet à postuler qu’un beau jour, sans doute pas si lointain, les banques centrales pourraient être amenées à émettre leurs propres monnaies numériques. Car il est hors de question, pour toutes sortes de raisons bonnes ou mauvaises, de laisser filer le monopole de l’émission de moyens de paiement légaux vers des organisations privées telles que Facebook et consorts dont les ambitions en la matière, on l’a vu, sont immenses.

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  • Facebook Libra et autres artéfacts monétaires

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    La planète est en émoi depuis que Facebook a annoncé le lancement de Libra, sa monnaie numérique. Car même si la réputation du réseau social a été sérieusement mise à mal depuis l’affaire des fuites de Cambridge Analytica, le nombre de ses utilisateurs est tellement élevé que son entrée dans le monde des paiements risque par ce simple fait de déstabiliser l’ensemble du système bancaire.

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  • Où le droit s’intéresse aux taux négatifs

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    Astucieusement conseillée, une grande commune genevoise (la Ville ?) s’est dit que l’emprunt conséquent (100 millions de francs) qu’elle avait contracté en 2006 auprès d’une banque à un taux égal au Libor à 6 mois ne devrait plus l’obliger à payer des intérêts depuis que ce taux est devenu négatif, mais pouvait à l’inverse l’amener à demander que ce soit la banque qui lui verse des intérêts !

     

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  • Taux nuls : calamité ou bénédiction?

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    On sait maintenant, ou du moins croit-on savoir, que des taux d’intérêt nuls ou même négatifs sont faits pour durer. Comment, en effet, expliquer qu’ils demeurent aussi bas – alors que l’activité, repartie un peu partout, devrait logiquement réveiller l’inflation et les faire remonter dans la foulée – sinon que des mécanismes plus profonds sont à l’œuvre, qui déjouent les relations habituelles entre épargne et investissement et font que malgré des salaires plutôt en augmentation, signe d’une amélioration de l’emploi, les entreprises ne répercutent pas leurs hausses de coûts sur les prix.

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  • Médecins au chevet de la prochaine crise

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    Le débat qui s’intensifie au sujet des intérêts négatifs est révélateur du désarroi qui règne chez les économistes. Comment expliquer que les liquidités mises à disposition des intermédiaires bancaires par le truchement de politiques monétaires extraordinairement accommodantes n’alimentent pas le crédit aux entreprises, mais continuent d’être parquées en réserves stériles auprès des banques centrales en dépit des pénalités qui les frappent désormais? Des taux directeurs quasi nuls voire inférieurs à zéro, innovation radicale dans l’arsenal de la lutte anti-crise, ont certes permis de maintenir la dette publique dans des proportions supportables (puisqu’ils n’en alourdissent pas le service, alors même qu’elle continue de grandir), mais c’est là une maigre consolation face à la montagne de difficultés que signifiera le retour à la normale.

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  • 2019, année de la monnaie

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    L’euro n’a jamais eu la cote chez les économistes, qui l’ont considéré dès sa naissance comme condamné à disparaître à la première occasion, car conçu à rebours du bon sens. Au lieu de parachever une harmonisation des politiques budgétaires et une nécessaire union bancaire, donc d’intervenir au dernier stade de l’intégration économique, la création de la monnaie unique les a précédées, comme si elle pouvait forcer la main de gouvernements restés maîtres chez eux.

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  • La Banque nationale a des soucis de riches

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    La Banque nationale suisse est en principe, sous toutes les coutures légales et réglementaires, une institution indépendante qui ne reçoit d’ordres de personne et s’emploie uniquement à remplir son mandat constitutionnel. Elle mène donc «une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays» (Cst. art. 99 al. 2). Les circonstances l’ont cependant amenée non pas à s’écarter de ce mandat, mais à donner à la notion d’intérêt général un sens plus large que celui auquel on avait l’habitude de se référer.

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  • Les turqueries de Donald Trump

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    Entre le président américain et l’autocrate au pouvoir à Ankara, il n’y a pas grand-chose de commun, sinon une même et profonde aversion pour tout ce qui viendrait contrecarrer leurs projets respectifs de grandeur, et singulièrement leur désir d’apposer leur marque sur des économies qui seraient maintenues grâce à eux en perpétuelle croissance. Côté turc, l’exercice est raté, non seulement en raison des sanctions imposées par Washington pour les motifs qu’on connaît, mais aussi parce que l’économie turque, frappée depuis des années de déséquilibres qui n’ont cessé d’augmenter, est au surplus malmenée par les visions absconses d’un président fâché avec les mécanismes monétaires les plus élémentaires.

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  • La question de la monnaie, un vrai casse-tête

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    Maintenant que les passions sont retombées (à vrai dire assez peu nombreuses sur ce sujet-là, qui n’a pas soulevé les foules), reprenons sereinement la question, mal posée par les initiants, de la monnaie. On a voulu confier (ou plutôt rendre) à la Banque nationale le monopole de la création monétaire, ce qui est au fond une tautologie, puisque la seule monnaie, au sens strict du terme, est bel et bien la monnaie dite fiduciaire légale (les billets et les pièces, y compris les réserves auprès de la BNS). Les dépôts bancaires sont en réalité des créances sur les banques, et ils ne (re)deviennent de la monnaie (du «cash») qu’à l’occasion des retraits.

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  • Monnaie electronique. Si même The Economist le dit…

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    L’initiative Monnaie pleine, dont on parle beaucoup ces jours-ci puisque les citoyens trancheront le 10 juin prochain, ne suscite pas seulement l’opprobre des bien-pensants et l’adhésion aveugle de ses inconditionnels partisans. Elle renvoie aussi indirectement à des considérations plus sérieuses, telle celle que deux économistes bâlois viennent de publier dans le bulletin trimestriel de la Federal Reserve Bank of St. Louis, l’une des 12 banques régionales de la Fed américaine, dont la division de recherche est réputée dans le monde entier pour la qualité de ses travaux*.

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  • Comment la BNS fait des heureux à l’Est

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    L’un des effets collatéraux, si l’on peut dire, de la politique monétaire suivie par la Banque nationale suisse est d’avoir fait par moments des heureux en Europe centrale. La longue période de bas taux d’intérêt que le franc a traversée depuis une bonne vingtaine d’années a en effet conduit les emprunteurs de pays tels que la Pologne ou la Hongrie, comme plus à l’ouest l’Autriche voire bon nombre de municipalités françaises, à préférer s’endetter en francs plutôt qu’en złotys, forints et autres euros, tant l’écart de taux entre ces monnaies – encore lestées de l’inflation héritée de la période communiste – et le franc était important. Qu’on en juge plutôt par cet exemple : au premier semestre 2011, le taux d’intérêt moyen de l’encours de l’ensemble des crédits hypothécaires en francs souscrits par des ménages polonais se situait légèrement en dessous de 2%, alors que celui des prêts libellés en monnaie domestique frisait les 6% à la même époque. Or quelque 40% des prêts immobiliers en Pologne sont libellés en francs.

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  • Où le multilatéralisme sauve sa peau

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    Le système économique et monétaire multilatéral mis en place au sortir de la Deuxième Guerre mondiale et que Donald Trump menaçait de démolir à coups de tweets rageurs est peut-être en train de sauver sa peau. Telle est, en tout cas, l’impression qui se dégage des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale qui se sont tenues le week-end passé à Washington. On pouvait craindre que les Etats-Unis, puissance victorieuse et initiatrice en 1944 des institutions de Bretton Woods, enfoncent un coin supplémentaire dans un dispositif déjà mis à mal par un président instinctivement porté à placer les échanges internationaux sur le terrain des seuls rapports de force. Au lieu de cela, le secrétaire du Trésor Steven Mnuchin a prononcé à Washington des discours plutôt nuancés, dont il ressort que les Etats-Unis entendent certes imposer leur vision d’un commerce international plus «libre et équitable» (free, fair, and reciprocal) mais continueront de participer, à leur pleine mesure de premier contributeur, au financement et à la recapitalisation des deux institutions.

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  • La Monnaie pleine a déjà ses gardiens du temple…

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    Je me suis fait rappeler à l’ordre la semaine dernière pour avoir écrit dans ces colonnes qu’en cas d’acceptation de l’initiative Monnaie pleine, les clients des banques pourraient choisir entre elles et la banque centrale pour déposer leurs avoirs. Le raccourci était un peu malheureux, j’en conviens. Aussi, je m’explique.

    Il n’est bien entendu pas (encore) question que chacun puisse ouvrir un compte à la Banque nationale. En revanche, une monnaie qui soit «pleine» signifierait que les crédits bancaires devraient être couverts en totalité par de l’argent créé par la banque centrale, et seulement par elle. D’ailleurs, l’intitulé «monnaie pleine» dérive du 100% money proposé par Irving Fisher en 1935, qui voyait dans l’abandon du système de réserves fractionnaires le moyen d’éviter la répétition de krachs tels que celui de 1929.

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  • La Monnaie pleine a déjà ses gardiens du temple…

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    Je me suis fait rappeler à l’ordre la semaine dernière pour avoir écrit dans ces colonnes qu’en cas d’acceptation de l’initiative Monnaie pleine, les clients des banques pourraient choisir entre elles et la banque centrale pour déposer leurs avoirs. Le raccourci était un peu malheureux, j’en conviens. Aussi, je m’explique.

    Il n’est bien entendu pas (encore) question que chacun puisse ouvrir un compte à la Banque nationale. En revanche, une monnaie qui soit «pleine» signifierait que les crédits bancaires devraient être couverts en totalité par de l’argent créé par la banque centrale, et seulement par elle. D’ailleurs, l’intitulé «monnaie pleine» dérive du 100% money proposé par Irving Fisher en 1935, qui voyait dans l’abandon du système de réserves fractionnaires le moyen d’éviter la répétition de krachs tels que celui de 1929.

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  • Monnaie pleine: Le tort d’avoir raison trop tôt

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    Il se dit beaucoup de bêtises à propos de l’initiative «Monnaie pleine». La seule chose vraie est que, si elle était acceptée, les banques ne pourraient plus compter systématiquement sur la différence d’intérêts comme source de profit (principale, voire unique pour certaines d’entre elles), puisque leurs clients actuels pourraient dorénavant choisir entre elles et la banque centrale comme lieu de dépôt de leurs encaisses.

    Tout le reste, ou presque, est littérature. Ce qui est particulièrement faux, c’est l’argument selon lequel l’acceptation de l’initiative rendrait encore plus difficile l’obtention de crédits par les entreprises, comme l’affirme, par exemple, l’association faîtière des hôteliers. Les banques qui aujourd’hui financent leurs prêts par les dépôts de leurs clients obtiendraient en effet sans difficulté les crédits nécessaires auprès de la banque centrale. Ces crédits ne seraient évidemment pas octroyés gratuitement, mais la BNS aurait tout loisir de varier ses conditions, comme elle le fait d’ailleurs déjà aujourd’hui.

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  • La nouvelle guerre des monnaies

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    Ou plutôt la guerre des nouvelles monnaies ? C’est un peu les deux. Ce n’est en tout cas pas la guerre des changes, que les Etats se livraient régulièrement par le truchement de dévaluations compétitives à l’époque de l’étalon-or, puis de l’étalon de change-or après la guerre, et qui selon les circonstances a servi (et sert encore) d’alternative aux guerres commerciales directes, menées à coups de tarifs douaniers, restrictions quantitatives et autres barrières non tarifaires.

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  • Cet engouement délétère pour les cryptomonnaies

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    Au fond, qu’est-ce qu’une monnaie ? L’analyse – économique, mais pas seulement – résume la chose de la manière suivante. La monnaie est à la fois unité de compte, moyen de paiement et réservoir de valeur. A ce triple titre, et sous les multiples formes qu’elle a pu revêtir au cours de sa déjà longue histoire, elle facilite l’échange de biens et de services de manière infiniment plus efficace que le troc, qui suppose la double coïncidence en temps et en lieu d’une offre et d’une demande. Mais il faut aussi, et par dessus tout, que cette monnaie soit acceptée par tous. Or une telle confiance, établie peu à peu par l’usage, ne résiste à l’usure du temps que si elle peut s’appuyer sur une convention (sociale, institutionnelle) de nature à en prévenir les débordements, et ils sont nombreux, susceptibles de la ruiner. L’histoire monétaire est en effet jonchée d’épisodes d’hyperinflation dont le monde n’a réussi à sortir que par le truchement de monopoles d’émission confiés aux banques centrales.

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  • Le jour où tout a changé

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    Retenons la date. C’est le 11 janvier que, pour la dernière fois, le rendement des obligations de la Confédération a affiché une valeur négative : -0,051%[1]. Depuis lors et sauf une unique exception (le 17 janvier), ce taux est redevenu positif, et a régulièrement augmenté pour atteindre, vendredi dernier, la cote de 0,205%. On conviendra que ce ne sont pas là des valeurs extraordinairement élevées, et qu’il est sans doute encore loin le jour où ce taux de référence rejoindra son niveau moyen des années d’avant la crise financière, soit quelque 3%.

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  • Le franc rapporte gros. A la BNS

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    Les circonstances font que la Banque nationale suisse est devenue le principal gérant d’actifs du pays et qu’elle s’en sort plutôt bien. L’an dernier en effet, elle a réalisé une performance nette de 54 milliards de francs sur un portefeuille – monté jusqu’à 784 milliards à fin novembre 2017 – d’avoirs placés «passivement» (dure leçon, soit dit au passage, pour les gérants dits «actifs»). Tant mieux pour les pouvoirs publics fédéraux et cantonaux qui, du fait des conventions de distribution passées entre elle et eux, se partageront 2 milliards. Pour autant la question de fond demeure: la BNS s’occupe-t-elle de politique monétaire, ou gère-t-elle la richesse financière nationale ? Un peu des deux, dira-t-on, mais «à la retirette», puisque, si elle se consacrait pleinement à la première de ces fonctions, elle n’aurait pas dû abandonner le taux plancher, et si c’est la seconde qui prend désormais le dessus, elle pourrait distribuer bien davantage que 4% de son bénéfice.

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  • Le monde va mieux, au décile près 

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    Le monde va mieux. Tout l’indique, tout le monde le dit. Et pour faire bon poids, le cycle conjoncturel est cette fois-ci synchrone : toutes les parties du monde, y compris celles d’ordinaire en retard, participent à la fête. Aussi, les conjoncturistes patentés font-ils assaut de certitudes dans leurs tabelles et rivalisent de précision au décile près. En octobre, le FMI avait relevé de 0,1 point ses prévisions de croissance pour 2018 ; il procédera sans doute derechef à l’occasion de son habituelle «mise à jour des perspectives de l’économie mondiale» de la mi-janvier prochaine. Dans ses «perspectives économiques principales » de novembre, l’OCDE alignait les siennes sur celles du Fonds : l’élévation du PIB réel mondial sera pour elle comme pour lui de 3,7% cette année. Même la zone euro réitérera à peu de choses près sa performance de 2017, avec une croissance de nouveau supérieure à 2% – de 2,1% très exactement.

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