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  • Ponts, musées, patinoire: où trouver ces millions qui nous manquent

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    Coïncidence : la semaine même où ce journal relevait (TG du 22 mars) à quels lourds investissements Genève allait devoir faire face ces prochaines années dans le seul domaine de la culture (MAH, Nouvelle Comédie, Grand Théâtre, etc.), l’hebdomadaire britannique The Economist rendait publique une étude du cabinet de conseil McKinsey selon laquelle les besoins annuels mondiaux en infrastructures dépasseraient d’un bon trillion (mille milliards) de dollars les sommes dépensées actuellement à cette fin sur la planète, équivalentes à 2,7 trillions, soit quelque 4% du PIB mondial.

    Les bâtiments culturels n’ont certes rien à voir avec les ponts et les chemins de fer, mais ils partagent avec eux leur caractère d’équipements publics aussi nécessaires que coûteux, mais trop souvent, pour cette dernière raison précisément, renvoyés à des jours meilleurs faute de place dans les budgets courants.

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  • Suisse-UE: la resquille, c’est fini !

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    L’acceptation à une infime majorité (0,67 % des votants) de l’initiative "Contre l’immigration de masse" n’en finit pas d’être analysée, et pour cause. On y aura vu, très généralement, l’expression d’une sourde hostilité ou du moins d’une certaine méfiance de l’opinion helvétique, toutes catégories sociales confondues, à l’égard d’une construction européenne ressentie comme bureaucratique et attentatoire à une indépendance dont les Suisses sont si jaloux.

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  • Ces remèdes pires que le mal

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    Le contingentement de l’offre de travail dans lequel tant de Suisses voient leur salut est un exemple typique de ces remèdes qui sont pires que le mal. Ce que l’on entend protéger, l’emploi indigène, dépend au contraire, de manière «contre-intuitive» comme on dit aujourd’hui, d’une libre circulation des personnes et des capitaux, car c’est cette liberté de mouvement qui débride la croissance, seule créatrice d’emplois.

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  • BNS: Une banque centrale à nulle autre pareille

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    Or donc, pour la première fois de son histoire, la BNS ne distribuera ni le dividende de 6% au maximum à ses actionnaires prévu par ses statuts, ni la part de bénéfices qui, depuis la dernière mouture de la loi sur la Banque nationale (2003), remplace et au-delà l’indemnité de 80 centimes par habitant qui était traditionnellement versée aux cantons en compensation de leur renonciation à leur souveraineté en matière monétaire. En cause, la perte entraînée par la moins-value de son stock d’or consécutive à la baisse des cours du métal jaune en 2013 (-30%), qui dépasse de loin les profits réalisés sur ses placements en devises et sur la vente du StabFund, la fameuse structure de défaisance des actifs toxiques repris à UBS et qui vient d’être rachetée par celle-ci.

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  • Le luxe existera toujours, mais ses adorateurs deviennent de plus en plus versatiles

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    Ernst Thomke, l’un des pères de la Swatch, a semé une certaine émotion la semaine dernière en affirmant que l’industrie horlogère faisait fausse route en ne s’intéressant plus qu’à la montre de luxe et en lâchant ce qui fait d’une industrie le cœur même de sa raison d’être, savoir la production de masse. Il a reçu quelques jours plus tard un appui indirect de la part de la Commission de la concurrence, qui vient d’accepter de limiter à 2019 l’obligation faite à Swatch Group de livrer des mouvements mécaniques au reste de la branche. Le pas est encore timide, mais il signifie que des maisons qui n’ont souvent d’horloger que le nom, si prestigieux soit-il, devront apprendre à nager seules.

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  • USAM, USS, même combat

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    Par un singulier rapprochement, l’Union Syndicale Suisse (USS) rejoint l’Union suisse des arts et métiers (USAM) dans son opposition au durcissement de la loi sur les cartels.

    L’hostilité du petit patronat ne date pas d’hier ; elle se manifestait déjà il y a une soixantaine d’années lors des premiers balbutiements de la législation suisse en matière de concurrence. En revanche celle du monde syndical, habituel pourfendeur du pouvoir économique tel qu’incarné par les cartels et les monopoles, est plus surprenante. Elle était apparue il y a deux ans à l’annonce du projet de révision de la loi de 1995 présenté par le Conseil fédéral, et vient de se manifester une nouvelle fois par le report, à une très courte majorité, de son examen par la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (à la différence de celle du Conseil des Etats, qui l’avait accepté moyennant quelques retouches en mars dernier).

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  • Suisse: Tout va très bien, Madame la Marquise ?

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    Ce pays va bien, très bien même, son économie a résisté à la crise, le taux de chômage y est plus bas qu’ailleurs, et les perspectives conjoncturelles qui l’attendent tranchent sur la grisaille ambiante. Pourtant, on devine ça et là quelques motifs de préoccupation.

    La balance des paiements de la Suisse – son fond d’œil en somme – présente depuis une vingtaine d’années des évolutions révélatrices d’une transformation progressive de ses structures productives qui pourrait à la longue entamer sa capacité concurrentielle et la détrôner des premières places qu’elle occupe invariablement au classement des meilleures performances qu’aiment à calculer les IMD et autres WEF du genre.

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