Dette - Page 3

  • Ponts, musées, patinoire: où trouver ces millions qui nous manquent

    Imprimer

    Coïncidence : la semaine même où ce journal relevait (TG du 22 mars) à quels lourds investissements Genève allait devoir faire face ces prochaines années dans le seul domaine de la culture (MAH, Nouvelle Comédie, Grand Théâtre, etc.), l’hebdomadaire britannique The Economist rendait publique une étude du cabinet de conseil McKinsey selon laquelle les besoins annuels mondiaux en infrastructures dépasseraient d’un bon trillion (mille milliards) de dollars les sommes dépensées actuellement à cette fin sur la planète, équivalentes à 2,7 trillions, soit quelque 4% du PIB mondial.

    Les bâtiments culturels n’ont certes rien à voir avec les ponts et les chemins de fer, mais ils partagent avec eux leur caractère d’équipements publics aussi nécessaires que coûteux, mais trop souvent, pour cette dernière raison précisément, renvoyés à des jours meilleurs faute de place dans les budgets courants.

    Lire la suite

  • La dette des Etats-Unis n’est pas une dette comme les autres

    Imprimer

    Pour gigantesque qu’elle semble et est effectivement devenue, la dette publique des Etats-Unis n’est pas tout à fait une dette comme les autres. D’abord, son trait caractéristique est d’être détenue pour moitié par des créanciers externes.

    C’est également vrai de la dette d’autres pays, mais les créanciers, moins officiels que privés, de ces derniers en détiennent pour des raisons tout différentes : les banques centrales de Chine et du Japon ont accumulé en quantité des bons du Trésor américain parce qu’elles y voyaient et continuent pour l’instant d’y voir une manière commode et sûre de placer leurs considérables réserves de change, tandis que les banquiers allemands et les assureurs français détiennent de la dette publique portugaise parce que celle-ci offre un rendement intéressant en échange certes d’un risque élevé – mais qui ne risque rien n’a rien.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Chine, Dette, Dollar 5 commentaires
  • Sauvetage d’UBS : que des gagnants ?

    Imprimer

    Tous comptes faits, le repêchage in extremis d’UBS en octobre 2008 n’aura rien coûté au contribuable, et laissera sans doute même apparaître (outre le gros milliard empoché par la Confédération moins d’une année plus tard sur la revente des 6 milliards qu’elle avait prêtés à la banque) un coquet bénéfice pour la Banque nationale suisse, qu’on peut évaluer à 3 ou 4 milliards, correspondant à la part qui lui reviendra sur l’actif net du «SNB Stabfund», le fameux fonds de défaisance qui réunissait les actifs toxiques encombrant le bilan d’UBS et que cette dernière a pu désormais racheter intégralement. Ouf.

    Lire la suite

  • Ce que dit la décote du groupe Raiffeisen

    Imprimer

    La décision de Moody’s d’abaisser légèrement la note par ailleurs excellente du groupe Raiffeisen suscite quelques remous. La banque souligne évidemment les points positifs relevés par l’agence de notation, et rappelle qu’elle se situe toujours dans le haut du panier. Il n’empêche que sa forte exposition au marché immobilier (puisqu’elle est essentiellement une bailleuse de prêts hypothécaires) relance le débat sur l’existence, effective ou supposée, d’une bulle dans ce secteur.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Banques, Dette, Immobilier 0 commentaire
  • Des taux à 3% mettraient un nouveau propriétaire sur sept en difficulté

    Imprimer

    La brutale chute des cours boursiers intervenue la semaine dernière nous donne un avant-goût de la sauce à laquelle nous serons mangés lorsque les taux d’intérêt, ramenés à zéro ou presque par les banques centrales, retrouveront leurs niveaux normaux, soit, pour les taux hypothécaires appliqués aux débiteurs suisses, quelque part entre les 4 et 5% qui ont prévalu entre le milieu des années 60 et le début des années 2000 (avec même, on s’en souvient, une pointe à 7% au début des années 90).

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Banques centrales, Dette, Immobilier 2 commentaires
  • Genève pourrait s'endetter davantage

    Imprimer

    Assiégée par l’Union européenne qui lui reproche diverses pratiques fiscales telles que l’imposition à forfait en vigueur dans certains cantons ou le traitement préférentiel des sociétés auxiliaires qui y sont installées en masse (à Genève en particulier), la Suisse pourrait bien se trouver, à plus ou moins brève échéance, obligée de réviser de fond en comble ses multiples modèles d’imposition du revenu des personnes physiques et morales. La lutte sera chaude, les menaces de délocalisation plus précises et les référendums nombreux, de sorte que, à la longue, c’est vers une réduction généralisée de la charge fiscale que l’on devrait s’acheminer, au grand dam des uns et au bonheur des autres.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Dette, Genève, Taux d'intérêt 1 commentaire
  • Faibles, incapables? Comme aux échecs, ils n'ont pas le choix

    Imprimer

    Il existe dans certains jeux de stratégie une situation particulière dans laquelle le joueur qui a le trait (c’est-à-dire celui auquel c’est le tour de jouer) est habilement amené par l’autre à devoir jouer un coup qui pourtant péjore sa position. Ce «coup forcé» – appelé Zugzwang aux échecs, et atari au Go – est un peu le lot des protagonistes de la crise actuelle.

     

    Ainsi, contraints par leurs créanciers à agir de la sorte, les dirigeants des pays écrasés par le poids de leur dette ne peuvent faire autrement que soumettre leurs administrés à des cures d’austérité, sous forme de hausses d’impôts, de taxes et de coupes dans les subventions publiques, qui n’ont pourtant d’autre effet que d’aggraver encore un marasme économique lui-même responsable en grande partie de leur situation de surendettement.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Croissance, Dette, Finances publiques 0 commentaire
  • France bombe à retardement? Allons enfants de la patrie...

    Imprimer

     

    Piquée au vif par une couverture de The Economist qui l’assimile à une «bombe à retardement au cœur de l’Europe», la France s’est dressée comme un seul homme, de sa gauche jusqu’à sa droite, pour écarter le reproche qui lui est fait de représenter, par sa réticence à s’engager dans de véritables réformes, le risque numéro un au sein de la zone euro.

     

     

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Démocratie, Dette, Finances publiques 1 commentaire
  • La bulle immobilière lémanique: avons-nous la mémoire courte?

    Imprimer

    Rarement bulle immobilière aura été aussi attentivement suivie, pour néanmoins être aussitôt jugée peu probable, que celle que le «Swiss Real Estate Bubble Index» calculé par UBS tente de détecter. Il n’est pas étonnant dans ces conditions que le franchissement par cet indice d’un début de cote d’alarme au 3e trimestre 2012 ait rencontré tant d’échos dans les médias.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Croissance, Dette, Genève 1 commentaire
  • Union bancaire: vices et vertus

    Imprimer

    Sur le front européen, les lignes bougent. Imperceptiblement, mais elles bougent. L'idée de mutualiser sinon les dettes du moins les crédits destinés à les financer avance, sous la pression des partenaires de l'Allemagne qui résiste, mais plus mollement.

    Il se peut aussi que le dernier examen annuel de la zone euro par le FMI ait joué un rôle. Le Fonds y appelle en effet à la réalisation rapide d'une «union bancaire» et à un financement direct des banques étranglées, en échange d'une surveillance commune. Ce sont là, quoi qu'on en pense, des progrès importants.

    Reste, justement, ce «Knacknuss», ce casse-tête mi-politique, mi-constitutionnel allemand qui fait encore obstacle à la percée décisive. Le gouvernement de Mme Merkel continue à exiger avant toute concession en matière financière des efforts supplémentaires de la part des pays appelant au secours.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Dette 0 commentaire
  • Les clics de souris des Grecs apeurés

    Imprimer

    Il y a milliards et milliards. Ceux qui s'évaporent d'un clic de souris par la faute d'un trader londonien ou suite aux paris perdus de JPMorgan Chase. Puis il y a ceux que les Grecs apeurés par la crise retirent précipitamment de leurs comptes. Et il y a, enfin, les milliards bien moins nombreux qu'engloutit le percement du Gothard ou, plus localement encore, que coûtera au final la mise en chantier tant attendue du CEVA. Ces petits milliards-là nous parlent davantage, car ils sont concrets. Ils représentent la rémunération des années d'effort consenties par des armées de travailleurs.

    Alors, qu'y a-t-il de commun entre les dizaines de milliards gagnés puis perdus par les banques, les centaines de milliards dus par la Grèce, et les un ou quelques milliards des chantiers du siècle ?

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Dette, Zone euro 0 commentaire
  • Jusqu'où la Lex Germanica ?

    Imprimer

    Une fois encore à deux doigts de la faillite, la Grèce devrait néanmoins bénéficier d'un ultime répit, le temps de trouver, d'ici à de nouvelles élections désormais inévitables, le moyen de résoudre ce qui ressemble fort à une quadrature du cercle. Comment en effet échapper à un cran supplémentaire d'austérité, aux conséquences sociales dévastatrices, sans du même coup abandonner l'euro, ce que refuse une grande majorité de la population?

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Dette, Zone euro 1 commentaire
  • Holà ! A quoi jouent nos banques,

    Imprimer

    Holà ! A quoi jouent nos banques, y compris les grandes ou du moins l'une d'elles ? A la manière des opérateurs de téléphonie proposant des smartphones à 1 fr., les voilà qui lancent à grands renforts de publicité des hypothèques à 1% ! Ces prix d'appel, aussi séduisants les uns que les autres, n'entraînent évidemment pas les mêmes engagements pour le futur. Il n'est pas question dans ces offres-là de forfaits de communication en réalité prohibitifs pour les petits budgets, mais de combinaisons de dettes bâties sur le Libor (taux auquel un échantillon de banques présentes sur la place londonienne se prêtent mutuellement leurs excédents de trésorerie), en ce moment proche de zéro certes, mais destiné à remonter tôt ou tard, lorsque les banques centrales, qui ont inondé le marché monétaire de liquidités aux fins que l'on sait, s'emploieront à en reprendre la maîtrise.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Dette 5 commentaires
  • Jeux dangereux sur fond de dette

    Imprimer

    En l'état actuel des choses - ces choses étant un temps précieux perdu en palabres, des déficits inextinguibles par les circonstances présentes, et les taux d'enfer que dicte le marché - la Grèce n'est plus malgré les sacrifices qu'elle impose à sa population en mesure de contenir une dette qui frôle à présent les 180% de son produit intérieur brut. Pour rappel, cette dette se chiffrait à 120% du PIB au moment où la crise a éclaté (fin 2009), pour passer à 140% au début de l'an dernier.

    La seule façon désormais d'atteindre l'objectif défini par le FMI, chef d'orchestre de l'aide internationale, qui est de ramener le déficit public du pays à 120% de son PIB d'ici 2020, consiste à forcer les porteurs privés d'obligations grecques à accepter une décote de leurs créances d'au moins 60-70%, par conversion de celles-ci en nouvelles obligations à 25 ou 30 ans d'échéance, munies d'un coupon moyen de 3 à 4%, variable selon leur maturité. En échange de ce sacrifice privé, les créanciers publics de la Grèce (FMI, BCE, UE) accepteraient de débloquer leur seconde tranche d'aide, de 130 milliards d'euros à bas taux d'intérêt, décidée en juillet dernier.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Dette 0 commentaire
  • La «double faute» de l'Eurozone

    Imprimer

    Dans la critique - véritable sport national pour économistes anglais et saxons - de la construction monétaire européenne, un point d'achoppement qui ne cesse de faire débat a trait à la signification, vivement débattue, qu'il convient d'attribuer aux dettes et créances qui s'accumulent dans TARGET2 (acronyme de Trans-European Automated Real-time Gross Settlement Express Transfer System), la plateforme de règlement en temps réel des soldes entre banques nationales membres du système européen de banques centrales.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Dette, Zone euro 0 commentaire
  • Dette: comment jouer à se faire peur

    Imprimer

    Jouer, vraiment ? Voyez plutôt ce cercle presque parfait: des banques européennes s'apprêtent à faire appel à l'aide publique, pour la raison que les tests de résistance organisés par l'Etat ont montré que les créances qu'elles détenaient sur lui (ce qu'on appelle les «obligations souveraines) avaient perdu tellement de valeur qu'elles n'étaient plus, du coup, suffisamment capitalisées.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Dette 2 commentaires
  • Lendemains qui (dé)chantent

    Imprimer

    Sommet européen à Bruxelles, seizième du genre. Les termes de l'accord tel que prévu par les analystes sont passés, mais sur le fond rien n'est changé. L'eurozone, que certains voyaient se déchirer à cette première occasion sérieuse, ressort de l'épreuve sinon renforcée du moins reconfirmée dans ses buts: l'union monétaire, économiquement suboptimale, est légitimée politiquement, et sera donc sauvée aussi longtemps que les volontés nationales le voudront.

    Ceux qui n'adhèrent pas, les seuls Britanniques pour l'instant (d'autres hésitent, mais y viendront), s'en sont exclus définitivement, et pourraient même quitter le navire communautaire pour rejoindre le vague et lâche Espace économique européen, voire, encore plus parcimonieusement, ce qui reste de l'AELE, afin de continuer à bénéficier d'un accès au marché unique, qui seul les intéresse.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Banques, Dette, Zone euro 0 commentaire
  • Pourquoi Angela Merkel a raison

    Imprimer

    Merkel en rouge soucieuse.jpgCeux, de plus en plus nombreux, qui jouent avec la fin de l'euro oublient que la monnaie unique est née précisément de l'échec des monnaies nationales vers lesquelles, selon eux, il faudrait retourner. Depuis 1973 et la généralisation des changes flottants, c'est une situation de surendettement qui s'est trouvée à l'origine des crises.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Dette 3 commentaires
  • La dette: une affaire, somme toute, de vases communicants

    Imprimer

    Euro symbole.jpgLes fameux «marchés», dont tout dépend, ignorent deux ou trois choses qui pourraient bien changer la face du monde ou en tout cas celle de la zone euro. Résumons.

    L'endettement des gouvernements centraux occidentaux, de celui du Japon (200% du produit intérieur brut) à celui des Etats-Unis (100%) mais surtout de la Grèce (140%) ou de l'Italie (120%), n'est ni nouveau dans son ampleur ni, en soi, insurmontable.

    Il est devenu l'un et l'autre par suite de la crise bancaire qui a conduit partout l'Etat, prêteur en dernier ressort, à voler au secours d'un système financier à deux doigts de s'écrouler. Les «marchés», pris de peur, se sont alors débarrassés d'actifs jusqu'ici réputés sûrs mais devenus soudainement risqués, j'ai nommé les obligations souveraines de ces mêmes pays.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Démocratie, Dette, Zone euro 1 commentaire
  • Crise financière; uand 2011 se met à ressembler à 2008

    Imprimer

    dollars liquiditiés.jpgSouvent considérée comme une erreur grossière de jugement pour avoir, pense-t-on, étendu au monde entier une crise cantonnée jusque-là au seul marché hypothécaire américain, la mise en liquidation de Lehman Brothers, en septembre 2008, avait entraîné une cascade d’événements qui ne sont pas sans rappeler la situation actuelle.

    Il suffit en effet de remplacer le mot «subprime» par celui de «défaut» probable (de la Grèce) pour obtenir à peu près le même enchaînement de circonstances: assèchement de la liquidité sur le marché interbancaire pour cause de méfiance généralisée, appel au secours des banques déclenchant l’intervention des banques centrales d’abord, des Etats ensuite, d’où un grossissement soudain de la dette souveraine remettant en cause la notation de celle-ci et forçant du même coup les gouvernements montrés du doigt à promulguer l’austérité quand la faiblesse conjoncturelle (et le sauvetage des banques!) commanderait le contraire.

    Enfin, comme en 2008, les écarts de taux sur les CDS («credit default swaps») de banques et d’autres détenteurs de créances risquées s’envolent.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Dette 0 commentaire