19/11/2012

France bombe à retardement? Allons enfants de la patrie...

 

Piquée au vif par une couverture de The Economist qui l’assimile à une «bombe à retardement au cœur de l’Europe», la France s’est dressée comme un seul homme, de sa gauche jusqu’à sa droite, pour écarter le reproche qui lui est fait de représenter, par sa réticence à s’engager dans de véritables réformes, le risque numéro un au sein de la zone euro.

 

 

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12/11/2012

La bulle immobilière lémanique: avons-nous la mémoire courte?

Rarement bulle immobilière aura été aussi attentivement suivie, pour néanmoins être aussitôt jugée peu probable, que celle que le «Swiss Real Estate Bubble Index» calculé par UBS tente de détecter. Il n’est pas étonnant dans ces conditions que le franchissement par cet indice d’un début de cote d’alarme au 3e trimestre 2012 ait rencontré tant d’échos dans les médias.

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15:31 Publié dans Croissance, Dette, Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

25/06/2012

Union bancaire: vices et vertus

Sur le front européen, les lignes bougent. Imperceptiblement, mais elles bougent. L'idée de mutualiser sinon les dettes du moins les crédits destinés à les financer avance, sous la pression des partenaires de l'Allemagne qui résiste, mais plus mollement.

Il se peut aussi que le dernier examen annuel de la zone euro par le FMI ait joué un rôle. Le Fonds y appelle en effet à la réalisation rapide d'une «union bancaire» et à un financement direct des banques étranglées, en échange d'une surveillance commune. Ce sont là, quoi qu'on en pense, des progrès importants.

Reste, justement, ce «Knacknuss», ce casse-tête mi-politique, mi-constitutionnel allemand qui fait encore obstacle à la percée décisive. Le gouvernement de Mme Merkel continue à exiger avant toute concession en matière financière des efforts supplémentaires de la part des pays appelant au secours.

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21/05/2012

Les clics de souris des Grecs apeurés

Il y a milliards et milliards. Ceux qui s'évaporent d'un clic de souris par la faute d'un trader londonien ou suite aux paris perdus de JPMorgan Chase. Puis il y a ceux que les Grecs apeurés par la crise retirent précipitamment de leurs comptes. Et il y a, enfin, les milliards bien moins nombreux qu'engloutit le percement du Gothard ou, plus localement encore, que coûtera au final la mise en chantier tant attendue du CEVA. Ces petits milliards-là nous parlent davantage, car ils sont concrets. Ils représentent la rémunération des années d'effort consenties par des armées de travailleurs.

Alors, qu'y a-t-il de commun entre les dizaines de milliards gagnés puis perdus par les banques, les centaines de milliards dus par la Grèce, et les un ou quelques milliards des chantiers du siècle ?

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16:53 Publié dans Dette, Zone euro | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

14/05/2012

Jusqu'où la Lex Germanica ?

Une fois encore à deux doigts de la faillite, la Grèce devrait néanmoins bénéficier d'un ultime répit, le temps de trouver, d'ici à de nouvelles élections désormais inévitables, le moyen de résoudre ce qui ressemble fort à une quadrature du cercle. Comment en effet échapper à un cran supplémentaire d'austérité, aux conséquences sociales dévastatrices, sans du même coup abandonner l'euro, ce que refuse une grande majorité de la population?

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13/02/2012

Holà ! A quoi jouent nos banques,

Holà ! A quoi jouent nos banques, y compris les grandes ou du moins l'une d'elles ? A la manière des opérateurs de téléphonie proposant des smartphones à 1 fr., les voilà qui lancent à grands renforts de publicité des hypothèques à 1% ! Ces prix d'appel, aussi séduisants les uns que les autres, n'entraînent évidemment pas les mêmes engagements pour le futur. Il n'est pas question dans ces offres-là de forfaits de communication en réalité prohibitifs pour les petits budgets, mais de combinaisons de dettes bâties sur le Libor (taux auquel un échantillon de banques présentes sur la place londonienne se prêtent mutuellement leurs excédents de trésorerie), en ce moment proche de zéro certes, mais destiné à remonter tôt ou tard, lorsque les banques centrales, qui ont inondé le marché monétaire de liquidités aux fins que l'on sait, s'emploieront à en reprendre la maîtrise.

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17:40 Publié dans Dette | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

25/01/2012

Jeux dangereux sur fond de dette

En l'état actuel des choses - ces choses étant un temps précieux perdu en palabres, des déficits inextinguibles par les circonstances présentes, et les taux d'enfer que dicte le marché - la Grèce n'est plus malgré les sacrifices qu'elle impose à sa population en mesure de contenir une dette qui frôle à présent les 180% de son produit intérieur brut. Pour rappel, cette dette se chiffrait à 120% du PIB au moment où la crise a éclaté (fin 2009), pour passer à 140% au début de l'an dernier.

La seule façon désormais d'atteindre l'objectif défini par le FMI, chef d'orchestre de l'aide internationale, qui est de ramener le déficit public du pays à 120% de son PIB d'ici 2020, consiste à forcer les porteurs privés d'obligations grecques à accepter une décote de leurs créances d'au moins 60-70%, par conversion de celles-ci en nouvelles obligations à 25 ou 30 ans d'échéance, munies d'un coupon moyen de 3 à 4%, variable selon leur maturité. En échange de ce sacrifice privé, les créanciers publics de la Grèce (FMI, BCE, UE) accepteraient de débloquer leur seconde tranche d'aide, de 130 milliards d'euros à bas taux d'intérêt, décidée en juillet dernier.

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16/01/2012

La «double faute» de l'Eurozone

Dans la critique - véritable sport national pour économistes anglais et saxons - de la construction monétaire européenne, un point d'achoppement qui ne cesse de faire débat a trait à la signification, vivement débattue, qu'il convient d'attribuer aux dettes et créances qui s'accumulent dans TARGET2 (acronyme de Trans-European Automated Real-time Gross Settlement Express Transfer System), la plateforme de règlement en temps réel des soldes entre banques nationales membres du système européen de banques centrales.

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19/12/2011

Dette: comment jouer à se faire peur

Jouer, vraiment ? Voyez plutôt ce cercle presque parfait: des banques européennes s'apprêtent à faire appel à l'aide publique, pour la raison que les tests de résistance organisés par l'Etat ont montré que les créances qu'elles détenaient sur lui (ce qu'on appelle les «obligations souveraines) avaient perdu tellement de valeur qu'elles n'étaient plus, du coup, suffisamment capitalisées.

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12/12/2011

Lendemains qui (dé)chantent

Sommet européen à Bruxelles, seizième du genre. Les termes de l'accord tel que prévu par les analystes sont passés, mais sur le fond rien n'est changé. L'eurozone, que certains voyaient se déchirer à cette première occasion sérieuse, ressort de l'épreuve sinon renforcée du moins reconfirmée dans ses buts: l'union monétaire, économiquement suboptimale, est légitimée politiquement, et sera donc sauvée aussi longtemps que les volontés nationales le voudront.

Ceux qui n'adhèrent pas, les seuls Britanniques pour l'instant (d'autres hésitent, mais y viendront), s'en sont exclus définitivement, et pourraient même quitter le navire communautaire pour rejoindre le vague et lâche Espace économique européen, voire, encore plus parcimonieusement, ce qui reste de l'AELE, afin de continuer à bénéficier d'un accès au marché unique, qui seul les intéresse.

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05/12/2011

Pourquoi Angela Merkel a raison

Merkel en rouge soucieuse.jpgCeux, de plus en plus nombreux, qui jouent avec la fin de l'euro oublient que la monnaie unique est née précisément de l'échec des monnaies nationales vers lesquelles, selon eux, il faudrait retourner. Depuis 1973 et la généralisation des changes flottants, c'est une situation de surendettement qui s'est trouvée à l'origine des crises.

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14/11/2011

La dette: une affaire, somme toute, de vases communicants

Euro symbole.jpgLes fameux «marchés», dont tout dépend, ignorent deux ou trois choses qui pourraient bien changer la face du monde ou en tout cas celle de la zone euro. Résumons.

L'endettement des gouvernements centraux occidentaux, de celui du Japon (200% du produit intérieur brut) à celui des Etats-Unis (100%) mais surtout de la Grèce (140%) ou de l'Italie (120%), n'est ni nouveau dans son ampleur ni, en soi, insurmontable.

Il est devenu l'un et l'autre par suite de la crise bancaire qui a conduit partout l'Etat, prêteur en dernier ressort, à voler au secours d'un système financier à deux doigts de s'écrouler. Les «marchés», pris de peur, se sont alors débarrassés d'actifs jusqu'ici réputés sûrs mais devenus soudainement risqués, j'ai nommé les obligations souveraines de ces mêmes pays.

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10/10/2011

Crise financière; uand 2011 se met à ressembler à 2008

dollars liquiditiés.jpgSouvent considérée comme une erreur grossière de jugement pour avoir, pense-t-on, étendu au monde entier une crise cantonnée jusque-là au seul marché hypothécaire américain, la mise en liquidation de Lehman Brothers, en septembre 2008, avait entraîné une cascade d’événements qui ne sont pas sans rappeler la situation actuelle.

Il suffit en effet de remplacer le mot «subprime» par celui de «défaut» probable (de la Grèce) pour obtenir à peu près le même enchaînement de circonstances: assèchement de la liquidité sur le marché interbancaire pour cause de méfiance généralisée, appel au secours des banques déclenchant l’intervention des banques centrales d’abord, des Etats ensuite, d’où un grossissement soudain de la dette souveraine remettant en cause la notation de celle-ci et forçant du même coup les gouvernements montrés du doigt à promulguer l’austérité quand la faiblesse conjoncturelle (et le sauvetage des banques!) commanderait le contraire.

Enfin, comme en 2008, les écarts de taux sur les CDS («credit default swaps») de banques et d’autres détenteurs de créances risquées s’envolent.

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21:14 Publié dans Dette | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lehman brothers, subprime, cds | |  Facebook | | |