12/12/2011

Lendemains qui (dé)chantent

Sommet européen à Bruxelles, seizième du genre. Les termes de l'accord tel que prévu par les analystes sont passés, mais sur le fond rien n'est changé. L'eurozone, que certains voyaient se déchirer à cette première occasion sérieuse, ressort de l'épreuve sinon renforcée du moins reconfirmée dans ses buts: l'union monétaire, économiquement suboptimale, est légitimée politiquement, et sera donc sauvée aussi longtemps que les volontés nationales le voudront.

Ceux qui n'adhèrent pas, les seuls Britanniques pour l'instant (d'autres hésitent, mais y viendront), s'en sont exclus définitivement, et pourraient même quitter le navire communautaire pour rejoindre le vague et lâche Espace économique européen, voire, encore plus parcimonieusement, ce qui reste de l'AELE, afin de continuer à bénéficier d'un accès au marché unique, qui seul les intéresse.

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05/12/2011

Pourquoi Angela Merkel a raison

Merkel en rouge soucieuse.jpgCeux, de plus en plus nombreux, qui jouent avec la fin de l'euro oublient que la monnaie unique est née précisément de l'échec des monnaies nationales vers lesquelles, selon eux, il faudrait retourner. Depuis 1973 et la généralisation des changes flottants, c'est une situation de surendettement qui s'est trouvée à l'origine des crises.

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14/11/2011

La dette: une affaire, somme toute, de vases communicants

Euro symbole.jpgLes fameux «marchés», dont tout dépend, ignorent deux ou trois choses qui pourraient bien changer la face du monde ou en tout cas celle de la zone euro. Résumons.

L'endettement des gouvernements centraux occidentaux, de celui du Japon (200% du produit intérieur brut) à celui des Etats-Unis (100%) mais surtout de la Grèce (140%) ou de l'Italie (120%), n'est ni nouveau dans son ampleur ni, en soi, insurmontable.

Il est devenu l'un et l'autre par suite de la crise bancaire qui a conduit partout l'Etat, prêteur en dernier ressort, à voler au secours d'un système financier à deux doigts de s'écrouler. Les «marchés», pris de peur, se sont alors débarrassés d'actifs jusqu'ici réputés sûrs mais devenus soudainement risqués, j'ai nommé les obligations souveraines de ces mêmes pays.

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10/10/2011

Crise financière; uand 2011 se met à ressembler à 2008

dollars liquiditiés.jpgSouvent considérée comme une erreur grossière de jugement pour avoir, pense-t-on, étendu au monde entier une crise cantonnée jusque-là au seul marché hypothécaire américain, la mise en liquidation de Lehman Brothers, en septembre 2008, avait entraîné une cascade d’événements qui ne sont pas sans rappeler la situation actuelle.

Il suffit en effet de remplacer le mot «subprime» par celui de «défaut» probable (de la Grèce) pour obtenir à peu près le même enchaînement de circonstances: assèchement de la liquidité sur le marché interbancaire pour cause de méfiance généralisée, appel au secours des banques déclenchant l’intervention des banques centrales d’abord, des Etats ensuite, d’où un grossissement soudain de la dette souveraine remettant en cause la notation de celle-ci et forçant du même coup les gouvernements montrés du doigt à promulguer l’austérité quand la faiblesse conjoncturelle (et le sauvetage des banques!) commanderait le contraire.

Enfin, comme en 2008, les écarts de taux sur les CDS («credit default swaps») de banques et d’autres détenteurs de créances risquées s’envolent.

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