12/02/2013

Cette belle théorie du pilotage anticyclique de la dépense publique n’a jamais vraiment fonctionné

Il y avait autrefois une règle simple. L’équilibre budgétaire vers lequel il fallait tendre pour maîtriser la dette publique était un équilibre de plein emploi. Savoir que recettes et dépenses ne devaient s’égaliser qu’une fois le potentiel productif entièrement utilisé. S’il y avait une marge de ressources inemployées, il était souhaitable et même nécessaire que l’Etat stimule l’activité par le truchement d’un déficit budgétaire. A l’inverse, toute situation de suremploi – de «surchauffe», disait-on en Suisse dans les années 60 – exigeait un freinage par le biais d’un excédent budgétaire. 

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19/11/2012

France bombe à retardement? Allons enfants de la patrie...

 

Piquée au vif par une couverture de The Economist qui l’assimile à une «bombe à retardement au cœur de l’Europe», la France s’est dressée comme un seul homme, de sa gauche jusqu’à sa droite, pour écarter le reproche qui lui est fait de représenter, par sa réticence à s’engager dans de véritables réformes, le risque numéro un au sein de la zone euro.

 

 

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14/11/2011

La dette: une affaire, somme toute, de vases communicants

Euro symbole.jpgLes fameux «marchés», dont tout dépend, ignorent deux ou trois choses qui pourraient bien changer la face du monde ou en tout cas celle de la zone euro. Résumons.

L'endettement des gouvernements centraux occidentaux, de celui du Japon (200% du produit intérieur brut) à celui des Etats-Unis (100%) mais surtout de la Grèce (140%) ou de l'Italie (120%), n'est ni nouveau dans son ampleur ni, en soi, insurmontable.

Il est devenu l'un et l'autre par suite de la crise bancaire qui a conduit partout l'Etat, prêteur en dernier ressort, à voler au secours d'un système financier à deux doigts de s'écrouler. Les «marchés», pris de peur, se sont alors débarrassés d'actifs jusqu'ici réputés sûrs mais devenus soudainement risqués, j'ai nommé les obligations souveraines de ces mêmes pays.

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