16/04/2013

Suisse: après Charybde, bienvenue à Scylla

A peine dépouillée de son secret bancaire, voici que la Suisse risque de se trouver prochainement délestée d’un autre de ses avantages comparatifs, celui du traitement fiscal favorable qu’elle réservait jusqu’ici, sous diverses formes, aux entreprises étrangères. Ce qui menace de tomber, ce n’est pas seulement le statut d’exception que certains cantons accordent aux sociétés mixtes et autres sociétés de domicile, et dont l’abolition pourrait s’accompagner de ces moins-values par centaines de millions qui font trembler Genève.

C’est aussi, et tout bonnement, l’étiolement prévisible, à plus ou moins brève échéance, de l’intégralité de la manne fiscale représentée par l’impôt sur le revenu des entreprises multinationales.

Deux mécanismes sont ici à l’œuvre. Le premier, bien connu, est celui de la concurrence fiscale internationale. En une trentaine d’années, et alors même que son taux d’imposition combiné – Confédération et cantons – a été réduit d’un bon tiers, la Suisse est tombée de la première à la douzième place au classement, par ordre croissant, de la charge fiscale pesant sur le revenu des entreprises.

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05/02/2013

Les banques suisses sont redevenues plus suisses mais pas plus sûres

S’il fallait résumer d’un mot la façon dont la crise a modifié le paysage bancaire helvétique, ce serait celui de rétrécissement. Rétrécissement du total des bilans, réduit de plus de 600 milliards de francs depuis 2008, mais rétrécissement dû pour l’essentiel à la contraction des activités internationales de nos deux grandes banques. Car la portion «domestique» des bilans a continué quant à elle d’augmenter, presque comme si de rien n’était.

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15:29 Publié dans Banques suisses | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |