06/10/2015

Franc fort: aux grands maux les grands remèdes

franc 1.jpgLa Suisse paie cher la défense contre vents et marées de sa souveraineté monétaire. Naguère justifiée par une stabilité des prix et des taux d’intérêt plus bas qu’ailleurs, l’indépendance de sa banque centrale est remise en question depuis que l’inflation a disparu et que les taux sont partout proches de zéro : non seulement le franc reste fort alors que les différentiels qui pouvaient le justifier ont été emportés par la crise, mais encore l’économie d’exportation continue de souffrir malgré une conjoncture européenne – celle de son principal débouché – désormais en pleine convalescence.

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09:49 Publié dans Banques centrales, Croissance, Démocratie, suisse, Zone euro | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

22/09/2015

Immobilier : toujours la ligne rouge

Ce n’est plus seulement la Banque nationale suisse, mais aussi, cette fois-ci, la Banque des règlements internationaux qui met en exergue l’évolution de l’immobilier en Suisse. Selon ses calculs, les prix de l’immobilier résidentiel enregistrent chez nous depuis des années une hausse dépassant de beaucoup celle que connaissent les quelques rares pays où ils continuent d’augmenter, pour l’essentiel l’Allemagne, la Suède ou encore le Canada.

La mesure dans laquelle ces prix s’écartent de leur tendance à long terme y atteindrait presque 12 points de pourcentage, ce qui placerait la Suisse dans la zone de danger, puisque ce «property price gap» est considéré comme un signal d’alerte avancé, annonciateur d’une crise bancaire susceptible d’intervenir dans les trois ans. Bigre !

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14/07/2015

Séquelles (parmi d’autres) du franc fort

bns.jpgLa somme paraît vertigineuse : 50 milliards de perte, en un seul semestre, pour la Banque nationale suisse, ce qui divise ses fonds propres par deux et les ramène à moins de 6% de son bilan. On pourrait s’en effrayer sauf que, rapporté au total de ses placements en devises, le montant ainsi effacé à mi-2015 n’en représente même pas la dixième partie.

C’est à peine la marge de fluctuation généralement préconisée et respectée par les comptables des institutions de prévoyance. Pas de quoi, donc, fouetter un chat. D’autant que les résultats négatifs d’une banque centrale n’ont absolument aucune incidence, techniquement parlant, sur son activité : elle ne peut faire faillite puisque, même lorsque ses fonds propres tombent sous zéro, elle finance sa dette par la monnaie qu’elle crée elle-même.

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07/07/2015

Jour 1 du défaut grec

euro grec.jpgDepuis lundi, il n’y a plus un seul euro dans le système bancaire grec. Le pays est donc, techniquement, en état de cessation de paiement, et à moins d’une nouvelle injection de cash par la Banque centrale européenne sur la base d’on ne sait trop quelle garantie, le fonctionnement de l’économie grecque s’en trouve complètement bloqué. Plus personne ne paie, et plus personne n’est payé.

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23/06/2015

Franc fort : drôle d’équilibre

vent debout.jpgA en juger par l’évolution des cours de change depuis février, il apparaît que s’est installé un plancher implicite, un parquet flottant en quelque sorte, aux alentours de 1,05 franc pour un euro. Implicite, car la Banque nationale ne semble pas intervenir massivement pour le défendre, ainsi que le montre le niveau, plutôt stable depuis lors, des avoirs en comptes de virement des banques, bien sûr freiné par le taux d’intérêt négatif de -0,75%. 

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28/04/2015

Fin de partie à Athènes ? Voire…

Lorsqu’un gouvernement en délicatesse avec ses créanciers se met à racler les fonds de tiroirs de ses institutions publiques, hautes écoles et hôpitaux compris, c’est que la fin des haricots est proche. Dans le cas de la Grèce, l’affaire se complique du fait de son appartenance à la zone euro, car un «Grexit», comme on dit, n’est pas prévu dans les traités, et aucune des parties prenantes, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Union européenne, n’a intérêt à ce que le pays tourne le dos à la monnaie unique. La première, parce qu’elle y perdrait son capital et l’essentiel de sa crédibilité, le second, parce que cela démontrerait la vanité de ses programmes d’ajustement structurel, et la troisième parce qu’aucun de ses membres, Allemagne en tête, n’a envie de porter le chapeau d’un pareil échec. Ne reste donc, côté créditeurs, que l’instrument de la pression politique et psychique, et côté débiteur, le recours aux faux-semblants et aux non-dits, parties de Poker menteur dans lequel les Grecs sont passés maîtres.

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09:32 Publié dans Banques centrales, Croissance, Démocratie, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

17/03/2015

Cinq astuces contre le franc fort

Le portail PME du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), qui s’efforce d’aider les petites et moyennes entreprises, a fort à faire depuis la disparition du cours plancher. Mais il ne manque pas d’imagination dans la mise en valeur des ressources des services et organismes qui lui sont liés. Ainsi pouvait-on lire, dans une récente «newsletter», que Switzerland Global Enterprise – dénomination actuelle du vénérable Office suisse d’expansion commerciale – propose «cinq astuces contre le franc fort» à l’usage des PME exportatrices.

On n’a pas résisté à la curiosité d’aller voir en quoi consistaient lesdites astuces. Voici donc les enseignements que les experts ont su tirer de leur analyse de la situation. Il faut, disent-ils : 1° miser sur la qualité, 2° réduire les coûts, 3° placer le bon produit sur le bon marché, 4° bien choisir sa monnaie, et enfin 5° se prémunir contre les risques monétaires.

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06:42 Publié dans Banques centrales, Monnaie | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

03/03/2015

Le difficile maniement de l’intérêt négatif

Comme on sait, la Banque nationale suisse avance depuis quelque temps en terrain inconnu. Le dernier en date de ses tâtonnements est celui du recours, inédit, à un taux d’intérêt négatif sur les avoirs en comptes de virement que les banques détiennent plus ou moins volontairement auprès d’elle. L’instrument, dont l’introduction avait été annoncée le 18 décembre 2014, devait d’abord être instillé à dose homéopathique (–0.25%, et cela uniquement sur les montants dépassant un minimum exonéré) à partir du 25 janvier 2015. Mais avant même cette date, et simultanément à l’abandon du cours plancher, la BNS l’a porté à –0.75%.

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07:05 Publié dans Banques centrales, Banques suisses, Croissance, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

Le difficile maniement de l’intérêt négatif

Comme on sait, la Banque nationale suisse avance depuis quelque temps en terrain inconnu. Le dernier en date de ses tâtonnements est celui du recours, inédit, à un taux d’intérêt négatif sur les avoirs en comptes de virement que les banques détiennent plus ou moins volontairement auprès d’elle. L’instrument, dont l’introduction avait été annoncée le 18 décembre 2014, devait d’abord être instillé à dose homéopathique (–0.25%, et cela uniquement sur les montants dépassant un minimum exonéré) à partir du 25 janvier 2015. Mais avant même cette date, et simultanément à l’abandon du cours plancher, la BNS l’a porté à –0.75%.

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17/02/2015

Pourquoi ne pas creuser plus avant l’idée d’un «fonds souverain»?

Rappel des épisodes précédents. Parce qu’elle est un pays économe, vertueux, accessoirement discret sur les fortunes d’ailleurs qui viennent se déposer dans ses banques, la Suisse dispose depuis des lustres d’une monnaie forte, ce qui constitue indubitablement un avantage à certains égards mais pose néanmoins quelques problèmes de compétitivité à son industrie.

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07:14 Publié dans Banques centrales, Capital, Concurrence, Ethique, Finances, Monnaie, suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

20/01/2015

Faute vénielle ou péché mortel ?

En 1974, une année après que la BNS se soit résignée à abandonner le cours fixe du franc face – alors – au dollar, le président de son directoire, Fritz Leutwiler, confiait à son collaborateur Kurt Schiltknecht : «Je n’ai aucune idée sur la façon de mener la politique monétaire sous un régime de changes flottants». Et d’ajouter que la seule question dont il se soit constamment préoccupé était de savoir «comment empêcher que trop d’argent n’arrive en Suisse».

Son successeur actuel à la tête de la Banque nationale a dû se poser la même question, sauf que, il y a quarante ans, les soucis portaient sur les tensions inflationnistes (les prix à la consommation augmentaient de plus de 10% l’an), tandis que ceux d’aujourd’hui porteraient plutôt sur les risques de déflation. La BNS avait d’ailleurs, en 2011, fait de ceux-ci le principal argument en faveur de l’instauration d’un cours plancher.

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13/01/2015

38 milliards de francs, et moi et moi et moi

Grâce au cours plancher qui fait baisser le franc en même temps que l’euro face aux actifs libellés en d’autres monnaies, la Banque nationale suisse a bouclé l’année écoulée par un bénéfice comptable de l’ordre de 38 milliards. Comme de bien entendu, on attend d’elle qu’elle reprenne et au-delà ses distributions à la Confédération et aux cantons, ainsi que le versement de son dividende, plafonné par la loi à 6% de son capital, à ses actionnaires que sont les cantons, diverses collectivités et institutions de droit public, et 2’219 actionnaires privés enregistrés au 31 décembre 2013 (un résident de Düsseldorf, qui en accumule régulièrement, possédait à cette date 6'250 actions de la BNS, soit 6,25% du total ; mais conformément aux dispositions légales, son droit de vote est limité à 100 actions).

L’action BNS, cotée en bourse, a clôturé vendredi sur un cours de 1’070 francs, offrant ainsi un rendement de 1,4%, ce qui n’est pas terrible, mais toujours mieux que celui des obligations de la Confédération.

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07:07 Publié dans Banques centrales, Démocratie, Finances publiques, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

06/01/2015

Il n'y a pas de déjeuner gratuit

La faiblesse persistante de l’euro joue de vilains tours à la BNS, dont le bilan ne cesse d’enfler. Il n’y a, en soi, aucune limite à la création de monnaie par l’Institut d’émission tout occupé qu’il est à défendre le cours plancher de 1.20 franc pour 1 euro, à l’inverse de ce qui se passerait s’il lui fallait au contraire – hypothèse qui ne s’est jamais rencontrée – lutter contre une dépréciation du taux de change du franc en en détruisant à la pelle.

Il n’y a aucun obstacle ni théorique, ni légal, à cette accumulation potentiellement illimitée de réserves de devises et à l’émission de monnaie qui s’ensuit, mais les ordres de grandeur atteints, et leurs possibles effets secondaires, commencent à faire réfléchir, et même à agir.

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09:52 Publié dans Banques centrales, Démocratie, Monnaie, Taux d'intérêt | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

11/11/2014

Qui dit vrai sur l'or? Il y a de la friture sur la ligne

Dans les débats qui précèdent chaque votation fédérale, partisans et opposants du sujet à l’ordre du jour s’affrontent souvent à coups d’arguments d’égale pertinence qui laissent l’électeur pantois. Mais lorsqu’il s’agit de questions économiques et à plus forte raison monétaires, il arrive que la froide rationalité des experts échoue à convaincre devant le bon sens – ou ce qui en tient lieu – déployé par le camp adverse. Ainsi l’autre jour, sur une antenne romande, un éminent économiste peinait à démontrer à l’habile politicien qui lui faisait face combien l’initiative sur l’or, censée pour ses auteurs raffermir le franc et la crédibilité de l’Institut d’émission, risquait en réalité d’aller exactement à fin contraire.

Une partie de la difficulté venait bien sûr du fait que l’un, orateur par métier, est rompu à l’exercice de la prise de parole en public, tandis que l’autre a rarement l’occasion de faire preuve d’éloquence en dehors des salles de cours.

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09:42 Publié dans Banques centrales, Finances, Or | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

04/11/2014

Or de la BNS: des initiants pas bien malins

A moins d’une grande surprise, l’initiative «Sauvez l’or de la Suisse» devrait être repoussée le 30 novembre prochain. Cela dit, ses auteurs n’ont pas été très malins. Leur souci de préserver l’or de la Banque nationale suisse aurait presque à coup sûr rallié une majorité s’ils s’étaient contentés de proposer que le stock actuel devienne intangible.
 
Cela n’aurait pas beaucoup limité l’autonomie de la BNS (puisque celle-ci ne touche plus à son or depuis belle lurette), cela aurait rassuré tous ceux des Suisses qui croient dur comme fer à l’utilité stratégique et monétaire d’une réserve de métal jaune, et cela aurait suffi à convaincre l’étranger que le franc demeure une monnaie sur laquelle l’Institut d’émission garde la maîtrise.

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07:34 Publié dans Banques centrales, Démocratie, Or, suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

14/10/2014

Mais non mais non, mais si mais si !

Collé à l’euro comme la Suisse l’est à l’Europe sans vouloir l’admettre, le franc profite indirectement de la dépréciation de la monnaie unique. Il bénéficie autant qu’elle d’un avantage de change sur tous les marchés sur lesquels les transactions s’affichent en dollars ou dans l’une ou l’autre des monnaies (la livre par exemple) qui suivent à peu près la même trajectoire. Peu importe ici de savoir si les récentes variations des taux de change effectifs sont dues principalement à la hausse du billet vert ou à la baisse de l’euro, car les mêmes phénomènes expliquent les deux mouvements : une divergence naissante et destinée à durer des politiques monétaires adoptées de part et d’autre de l’Atlantique (tendance au resserrement à la Réserve fédérale, au desserrement à la Banque centrale européenne), qui creuse un écart dans les taux d’intérêt et invite par conséquent les capitaux à quitter l’euro pour se placer en dollars, selon la plus élémentaire des stratégies de carry trade (portage en français).

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07:11 Publié dans Banques centrales, Dollar, Europe, Monnaie, suisse, Zone euro | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

09/09/2014

Super Mario, les banques et les grévistes

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), l’Italien Mario Draghi, vient de surprendre son monde en postulant comme jamais encore un recours quasi illimité à la planche à billets (savoir «à tous les instruments disponibles» – lire : au QE, alias le quantitative easing) pour assurer la stabilité des prix à moyen terme. L’idée étant, rappelons-le, que le pire des dangers serait l’installation de la zone euro dans une situation de déflation durable, à la japonaise.

Ces propos ont aussitôt attiré le scepticisme des uns (les taux directeurs étant déjà quasiment à zéro, quelle pourrait bien être la portée d’un tel QE ?) et la critique des autres (de pareilles largesses, y compris en matière budgétaire comme vient de le suggérer le patron de la BCE à l’adresse des chefs de gouvernement, ne feraient que les détourner de l’objectif prioritaire qui doit demeurer le redressement des finances publiques). En revanche ils ont eu, ces propos, pour effet de faire à nouveau plonger l’euro face au dollar.

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07:41 Publié dans Banques centrales, Croissance, Inflation/déflation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

26/08/2014

Ça chauffe dans la tête des économistes !

Ça chauffe dans la tête des économistes ! Jamais la cervelle des économistes n’a autant chauffé. De Lindau sur la côte allemande du Bodan, où vient de se tenir la 5e rencontre des prix Nobel d’économie, à Jackson Hole, rendez-vous annuel des banquiers centraux à l’invitation de la Réserve fédérale américaine, on s’est demandé dans tous les sens comment agir au mieux pour sortir enfin nos économies de la Stagnation Séculaire (Paul Krugman) dans laquelle la crise des subprime les a semble-t-il définitivement plongées.

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07:29 Publié dans Banques centrales, Croissance, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

15/07/2014

Est-ce le calme avant la tempête

Drôle de tableau que celui de l’économie d’aujourd’hui. Sept ans après la crise qui a tout déclenché, la conjoncture se redresse mollement quand on espérait enfin un retour de la croissance. L’investissement ne redémarre pas et la consommation se tient coite. Les experts inventent d’ailleurs d’étranges concepts : ceux de l’OCDE parlent d’une «dynamique de croissance stable» à propos d’indicateurs qui frémissent de part et d’autre de l’horizontale ; la BRI, dans son dernier rapport annuel, décrit une économie mondiale «à la recherche d’une nouvelle boussole», depuis que la crise, après avoir «projeté une ombre longue sur le passé, […] jette une ombre longue sur l’avenir». C’est dire le désarroi de ceux dont on attendrait quelques lumières pour comprendre ce qui nous arrive.

De fait, nous marchons sur un terrain entièrement inconnu, tant les politiques menées pour éviter le pire sont sorties de l’orthodoxie, avec des effets totalement paradoxaux.

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07:58 Publié dans Air du temps, Banques, Banques centrales, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

29/04/2014

Monnaie: l'initiative "Vollgeld", une manière de se préparer au pire

Il se lance, comme on sait, beaucoup d’initiatives populaires à propos d’à peu près tout et n’importe quoi. Mais parfois, contrairement aux apparences, un texte à première vue farfelu mérite mieux que le dédain. Ainsi en va-t-il de l’initiative dite Vollgeld («monnaie pleine»), qui veut ni plus ni moins qu’interdire la création de monnaie par les banques, et la réserver à la seule Banque nationale suisse.

Les initiants estiment en effet que la disproportion écrasante entre monnaie centrale (en gros, les billets) et masse monétaire représentée par l’ensemble des dépôts bancaires est la principale source d’instabilité du système bancaire, et la cause directe des crises financières majeures qui en résultent périodiquement.

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09:57 Publié dans Banques, Banques centrales, Monnaie, suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |