16/08/2017

De l’eau au moulin du fonds souverain

Âprement disputée comme on sait, l’idée d’un fonds souverain – ou de quelque chose s’en approchant – financé par les énormes réserves de la BNS pourrait rebondir si l’on prenait la peine de lire la proposition un peu iconoclaste de deux économistes américains, dont The Economist s’est fait l’écho au début du mois. Dans un papier intitulé «The Capital Structure of Nations» (qui fait en quelque sorte écho à La Richesse des Nations, le célèbre ouvrage d’Adam Smith), Patrick Bolton et Haizhou Huang suggèrent en effet que les Etats pourraient sous certaines conditions financer leurs dépenses utiles (donc d’investissement) par de la pure création monétaire, de la même manière que les entreprises financent parfois les leurs par une augmentation de capital, c’est-à-dire en émettant de nouvelles actions.

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09/08/2017

Mieux vaut être riche et bien portant…

La Suisse est non seulement le pays qui après les Etats-Unis consacre la plus grosse part de son produit intérieur brut aux dépenses de santé, mais aussi, sauf erreur, celui dont les habitants supportent l’essentiel du financement à travers des primes élevées d’assurance et des prises en charge directes acceptées plus ou moins librement. On comprend dès lors que les hausses qui se profilent à l’horizon suscitent chaque année une vague de protestations et une multitude de propositions de réforme.

On l’a dit et redit dans ces colonnes, la progression inexorable des dépenses de santé est le lot des sociétés vieillissantes à quoi s’ajoute, dans le cas des pays riches et singulièrement de la Suisse, une exigence d’excellence et de confort qui n’allonge guère l’espérance de vie mais explique en grande partie le fait que toutes les formes de consommation, y compris celle de soins médicaux, sont ici plus chères qu’ailleurs.

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08:21 Publié dans Assurance maladie, Démocratie, Futur, Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

02/08/2017

Bons et mauvais côtés de la baisse du franc

Thomas Jordan et ses collègues du directoire de la Banque nationale suisse le répètent à l’envi, y compris depuis que l’euro s’est installé au-dessus de 1.10 Fr : aux yeux de la BNS, le franc demeure nettement surévalué. On peut donc en déduire, sans forcer le trait, qu’il n’y a pour les intervenants en tous genres (hedge funds, traders, trésoriers publics, spéculateurs réguliers ou occasionnels) pratiquement plus guère de risque de voir ce cours enfoncé, ce qui entraîne un certain nombre de conséquences. Il ne vaut ainsi plus guère la peine de se couvrir contre le risque de change, même si le coût de la couverture a chuté.

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07:56 Publié dans Banques suisses, Futur, Monnaie, suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |