22/02/2017

Santé: aurait-on enfin trouvé l’œuf de Colomb ?

Pour qu’un système de santé dérape, il faut et il suffit:

1° que les prix, en l’occurrence les tarifs médicaux, soient garantis aux prestataires de soins (ce qui est vrai du Tarmed pour la médecine ambulatoire, et des forfaits par cas pour ce qui concerne les soins stationnaires) ;

2° que les soins «produits» à ces prix garantis soient intégralement pris en charge, autrement dit ne soient limités par aucune restriction, ni du côté de l’offre, ni du côté de la demande. Ce qui est bien le cas, puisque les «consommateurs» (les patients) sont assurés, aux sens propre et figuré, d’être – presque – intégralement remboursés, et que les «producteurs» (les prescripteurs : médecins, hôpitaux) répondent à toutes les demandes quand ils ne les suscitent pas eux-mêmes. Dans une telle situation qui fait irrésistiblement penser aux politiques agricoles d’il y a quelques années, il se produit immanquablement une surproduction, ou si l’on préfère, une explosion des coûts de la santé.

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09:01 Publié dans Assurance maladie, Finances publiques | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | |

15/02/2017

Un franc suisse sous haute surveillance de l'Oncle Sam

La Lex americana, cette manière qu’ont les Etats-Unis d’imposer au reste du monde ce qui leur paraît juste et nécessaire, ne s’applique pas seulement au domaine fiscal. Depuis 1988, date de l’entrée en vigueur d’un dispositif destiné à lutter contre les pratiques commerciales et les politiques de change de certains pays et qui sont – comment, n’est-ce pas, l’expliquer autrement – à l’origine du déficit extérieur persistant des Etats-Unis, le Trésor américain surveille ces pratiques et politiques et fait, deux fois l’an, rapport au Congrès sur le sujet.

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08:33 Publié dans Concurrence, Croissance, Etats-Unis, Monnaie, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

08/02/2017

La dette, pas si bonne pour la croissance

Des économistes de la Banque des règlements internationaux (BRI) viennent de découvrir quelque chose de peu rassurant[1] : une augmentation de l’endettement des ménages plus rapide que celle du produit intérieur brut (PIB) tendrait à la longue à freiner la croissance, même si dans l’immédiat, à la manière d’une drogue si l’on peut dire, cette augmentation serait légèrement stimulante.

Selon les calculs des chercheurs, un ratio dette privée/PIB supérieur à 80% accentuerait cet effet de freinage, chaque point de pourcentage d’augmentation dudit ratio entraînant à terme une baisse de 0,1% de la croissance. Cela peut paraître négligeable, mais ne l’est pas tout à fait dans le cas de la Suisse, dont le taux d’endettement des ménages, essentiellement hypothécaire, bat tous les records, puisqu’il frise actuellement les 120% du PIB (contre une moyenne de 80% pour les pays les plus avancés), alors qu’il n’était «que» de 100% il y a 10 ans. Peu de pays ont enregistré une progression aussi rapide de la dette privée. Il n’y a guère que la Suède à avoir fait encore mieux.

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07:07 Publié dans Banques centrales, Banques suisses, Croissance, Dette, suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

01/02/2017

Molle ou dure, la science économique divise

Une polémique bien étrange, mais typiquement hexagonale, oppose professeurs de sciences économiques et sociales (SES) et milieux économiques français, critiques de la façon dont l’économie est enseignée dans les lycées. Programmes et manuels proposeraient une approche trop à gauche, keynésienne voire marxiste, du fonctionnement de l’économie, mettant l’accent sur les déséquilibres (le chômage, les inégalités, etc.) au lieu de valoriser la fonction entrepreneuriale et d’insister sur les mécanismes de base du marché.

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