29/12/2015

Le cycle du porc, vous vous souvenez?

cochons.jpgDans les années vingt, un économiste allemand s’était intéressé aux fluctuations des prix du porc, et en avait déduit qu’elles s’expliquaient en bonne partie par les variations des quantités produites, dépendant à leur tour des prévisions établies par les éleveurs quant à l’évolution future des prix.

Le décalage qui en résultait entre l’offre et la demande dessinait une sorte de toile d’araignée caractéristique de l’évolution des prix sur beaucoup de marchés de matières premières, qu’elles soient agricoles ou industrielles : une hausse des cours, déclenchée par une augmentation de la demande, entraînait avec un certain décalage (le temps d’élever davantage de cochons, d’ouvrir de nouvelles mines, de forer de nouveaux puits) un relèvement des quantités offertes, qui arrivaient sur le marché après que la demande, découragée par les prix plus élevés, s’en était détournée.

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15/12/2015

L'Etat peut dépenser sans augmenter ses charges courantes

Maintenant que la politique monétaire devenue hémiplégique (elle ne peut bouger les taux d’intérêt que dans le sens de la hausse) a perdu une bonne part de son efficacité, on est invité à tourner le regard vers le second volet de la politique conjoncturelle, savoir le maniement de la dépense publique. Bien que chaudement recommandé par les partisans d’une action volontariste de l’Etat, qui y voient l’unique moyen de suppléer la défaillance de la dépense privée, le recours au deficit spending est vigoureusement rejeté par les tenants de l’équilibre budgétaire, avec l’argument assez convaincant que la dette publique n’a – presque – jamais été aussi élevée.

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07:22 Publié dans Banques centrales, Croissance, Démocratie, Dette, Inflation/déflation, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

08/12/2015

Une enseignante dit basculer dans la pauvreté... Qu'en est-il?

«J’ai honte de basculer dans la pauvreté», confiait récemment une enseignante genevoise dans les colonnes de ce journal. L’aveu, sans aucun doute sincère, de cette préretraitée du DIP a dû ébranler plus d’un lecteur. Et l’amener à s’interroger sur ce qui a pu engendrer pareil sentiment chez une personne – qu’on se gardera bien de juger, faute de connaître sa situation familiale et pécuniaire – qui s’apprête à vivre avec une rente AVS qu’on suppose pleine, et un 2e pilier d’environ 2500 francs selon ses dires. Soit, au total et en chiffres ronds, 4850 francs mensuels, qui correspondent à 65% du salaire médian genevois et à un peu moins, mais tout de même, de 56% du salaire médian calculé pour le secteur public, évalué à 8'666 francs en 2012.

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