28/04/2015

Fin de partie à Athènes ? Voire…

Lorsqu’un gouvernement en délicatesse avec ses créanciers se met à racler les fonds de tiroirs de ses institutions publiques, hautes écoles et hôpitaux compris, c’est que la fin des haricots est proche. Dans le cas de la Grèce, l’affaire se complique du fait de son appartenance à la zone euro, car un «Grexit», comme on dit, n’est pas prévu dans les traités, et aucune des parties prenantes, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Union européenne, n’a intérêt à ce que le pays tourne le dos à la monnaie unique. La première, parce qu’elle y perdrait son capital et l’essentiel de sa crédibilité, le second, parce que cela démontrerait la vanité de ses programmes d’ajustement structurel, et la troisième parce qu’aucun de ses membres, Allemagne en tête, n’a envie de porter le chapeau d’un pareil échec. Ne reste donc, côté créditeurs, que l’instrument de la pression politique et psychique, et côté débiteur, le recours aux faux-semblants et aux non-dits, parties de Poker menteur dans lequel les Grecs sont passés maîtres.

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09:32 Publié dans Banques centrales, Croissance, Démocratie, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

14/04/2015

Hybride elle aussi, la guerre des monnaies ?

A quelques jours des assemblées de printemps de la Banque Mondiale et du FMI, le ton monte et les camps se précisent entre grandes économies de ce monde. Au cœur d’un sujet à polémique qu’on ne peut pas encore qualifier de guerre des monnaies mais qui commence à y ressembler furieusement, il y a la divergence grandissante de vues entre principalement les Etats-Unis dont la devise, pour cause de santé retrouvée, ne cesse de s’apprécier, et les pays en pleine faiblesse conjoncturelle qui, malgré des politiques monétaires extrêmement accommodantes, ne parviennent pas à s’extraire du marasme et se retrouvent pour cette double raison au bénéfice si l’on peut dire de monnaies (le yen, l’euro, dans une moindre mesure le yuan) que le Trésor américain considère comme «significativement sous-évaluées».

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07/04/2015

Axa l’a dit, le FMI aussi

On ne croyait pas si bien dire la semaine dernière en relevant combien un taux de conversion (du capital en rentes) trop élevé avait pour conséquence d’alourdir la charge qui pèse sur les générations futures. Or voici que l’assureur Axa-Winterthur vient d’annoncer qu’il abaissait dès janvier le taux de conversion appliqué dans deux de ses fondations LPP, en raison précisément de «l’allongement constant de l’espérance de vie» et, ajoute-t-il, de «la faiblesse persistante des taux d’intérêt». 

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