30/09/2014

Insaisissables coûts de la santé

Les Helvètes poursuivent des chimères en imaginant que la maîtrise des coûts de la santé est à leur portée. Ils peuvent lancer toutes les initiatives qu’ils voudront, les faits demeureront têtus. Le vieillissement démographique continuera son œuvre, porteur d’une demande croissante de soins de plus en plus lourds. Le progrès des techniques médicales ne cessera d’imposer le recours à des équipements de dernière génération avant que la précédente ne soit complètement amortie, et la recherche débouchera toujours sur des molécules prometteuses mais d’une rare complexité, et par conséquent hors de prix. Et puis, tout simplement, une logique économique vieille comme le monde veut qu’au fur et à mesure que le niveau de vie s’élève, la part du revenu consacré au bien-être, donc à la santé, augmente.

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15:31 Publié dans Assurance maladie, Finances publiques, Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

23/09/2014

L'euro à 1 fr 20: les martingales de l’argent facile

A chaque fois que le franc fait mine de se rapprocher du cours plancher de 1.20 franc pour 1 euro, la question resurgit: n’y a-t-il pas une limite aux interventions que la Banque nationale suisse devra peut-être envisager pour le défendre ?

Non, faut-il encore et toujours le rappeler, il n’y a par définition aucune limite à la quantité de monnaie qu’une banque centrale peut créer pour empêcher la hausse de son taux de change. Tout autre est la situation qui prévaudrait s’il s’agissait à l’inverse d’en empêcher la baisse : la banque centrale serait alors limitée par le montant des réserves de change à sa disposition. Une fois ces réserves épuisées, elle n’aurait d’autre choix que de laisser choir sa monnaie.

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07:58 Publié dans Monnaie, Prix | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

16/09/2014

Il y a 6 ans, Lehman Brothers faisait faillite

Ce lundi, il y a six ans jour pour jour, la banque d’affaires américaine Lehman Brothers faisait faillite et déclenchait la pire crise financière de l’après-guerre. En Europe occidentale comme dans l’ensemble du monde développé, la croissance demeure depuis lors quasi nulle, ou en tout cas trop faible pour assurer un redressement de l’emploi.

Il faudrait en effet, pour que le chômage recule, une augmentation du produit intérieur qui soit supérieure à celles, réunies, de la productivité et de la population désireuse de travailler. Or on en est loin, du moins en Europe : même si la démographie y est pratiquement stationnaire (+ 0,1% pour l’ensemble de l’UE) et les gains de productivité (moins de 1%) très éloignés de leur évolution tendancielle, le taux de croissance moyen depuis 2008 y est nul, et celui de la zone euro est même négatif (-0,3%).

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07:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

09/09/2014

Super Mario, les banques et les grévistes

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), l’Italien Mario Draghi, vient de surprendre son monde en postulant comme jamais encore un recours quasi illimité à la planche à billets (savoir «à tous les instruments disponibles» – lire : au QE, alias le quantitative easing) pour assurer la stabilité des prix à moyen terme. L’idée étant, rappelons-le, que le pire des dangers serait l’installation de la zone euro dans une situation de déflation durable, à la japonaise.

Ces propos ont aussitôt attiré le scepticisme des uns (les taux directeurs étant déjà quasiment à zéro, quelle pourrait bien être la portée d’un tel QE ?) et la critique des autres (de pareilles largesses, y compris en matière budgétaire comme vient de le suggérer le patron de la BCE à l’adresse des chefs de gouvernement, ne feraient que les détourner de l’objectif prioritaire qui doit demeurer le redressement des finances publiques). En revanche ils ont eu, ces propos, pour effet de faire à nouveau plonger l’euro face au dollar.

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07:41 Publié dans Banques centrales, Croissance, Inflation/déflation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

02/09/2014

Schröder, Blair, Hollande, même combat ?

De nombreux commentateurs hexagonaux suggèrent que leur pays devrait s’inspirer de l’Allemagne de Gerhard Schröder ou encore de l’Angleterre de Tony Blair pour réussir là où les gouvernements français successifs, socialistes ou non, ont échoué. Vrai ? Faux ?

Probablement un peu des deux. La France n’étant ni l’Allemagne ni l’Angleterre, ayant mieux résisté qu’elles quand la crise s’est déclarée (son PIB s’est rapidement redressé après 2009), peine aujourd’hui à s’extraire d’un creux conjoncturel qu’elle n’a connu que durant quelques trimestres. La référence aux expériences britannique et germanique n’a donc, sous cet angle-là, pas beaucoup de sens.

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