29/07/2014

22 juillet 1944: Fixes ou flottants, les changes dérangent

L’anniversaire de la signature des accords de Bretton Woods, le 22 juillet 1944, est l’occasion de revenir sur la question, qui ne cesse de faire débat, de la nature idéale du système de changes. Vaut-il mieux des changes fixes, tels que le monde les a connus entre 1945 et 1973, ou des changes flottants comme les préconisait Milton Friedman et sous l’empire desquels nous vivons – plus ou moins – depuis lors ? Plus ou moins, car les monnaies n’ont pratiquement jamais flotté librement, sinon le franc suisse, et encore, puisque la BNS l’a solidement arrimé à l’euro.

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06:11 Publié dans Monnaie, Or | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

22/07/2014

Franc suisse surévalué ? Pas tant que ça…

Depuis une vingtaine d’années, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) estime les taux de change effectifs des monnaies des principales économies de la planète, remontant pour certaines d’entre elles jusqu’à 1964. La formule est un brin compliquée : les taux de change effectifs nominaux sont calculés à partir des moyennes géométriques des taux de change bilatéraux pondérés par l’importance des échanges commerciaux. La BRI calcule également les taux de change effectifs réels, c’est-à-dire ajustés par les prix relatifs à la consommation, pour tenir dûment compte des effets de l’inflation.

Les résultats, pour la Suisse, sont assez étonnants. 

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07:14 Publié dans Monnaie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

15/07/2014

Est-ce le calme avant la tempête

Drôle de tableau que celui de l’économie d’aujourd’hui. Sept ans après la crise qui a tout déclenché, la conjoncture se redresse mollement quand on espérait enfin un retour de la croissance. L’investissement ne redémarre pas et la consommation se tient coite. Les experts inventent d’ailleurs d’étranges concepts : ceux de l’OCDE parlent d’une «dynamique de croissance stable» à propos d’indicateurs qui frémissent de part et d’autre de l’horizontale ; la BRI, dans son dernier rapport annuel, décrit une économie mondiale «à la recherche d’une nouvelle boussole», depuis que la crise, après avoir «projeté une ombre longue sur le passé, […] jette une ombre longue sur l’avenir». C’est dire le désarroi de ceux dont on attendrait quelques lumières pour comprendre ce qui nous arrive.

De fait, nous marchons sur un terrain entièrement inconnu, tant les politiques menées pour éviter le pire sont sorties de l’orthodoxie, avec des effets totalement paradoxaux.

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07:58 Publié dans Air du temps, Banques, Banques centrales, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

08/07/2014

Primes maladie: les ménages suisses presque champions du monde

Selon toute vraisemblance, les primes de l’assurance-maladie de base augmenteront de 4,5% l’an prochain. Pour autant la Suisse continuera de figurer dans la moyenne des pays, à vrai dire nombreux en Occident, consacrant un peu plus de 10% de leur produit intérieur brut aux dépenses de santé. Ce qui, après tout, est assez normal de la part de pays riches, et demeure encore loin des quelque 18% qui font des Etats-Unis, sous cet angle, un cas tout à fait exceptionnel.

En revanche, c’est la Suisse qui fait exception s’agissant du poids de ces dépenses pour les ménages. En 2011 (dernière année pour laquelle des données sont disponibles), leurs versements nets ont représenté presque 26% des dépenses totales de santé, soit presque le double de la proportion observée pour l’Allemagne, et plus du triple de celle observée pour la France. Par tête, en prix courants et en parité de pouvoir d’achat, la Suisse n’est dépassée que par la Norvège.

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07:05 Publié dans Assurance maladie, Santé, suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

01/07/2014

Le pot de miel de la prévoyance

Un vieux et sage principe de politique économique veut qu’on ne puisse viser plusieurs objectifs avec le même instrument. Cette impossibilité de courir plusieurs lièvres à la fois, qui vaut pour la politique monétaire par exemple (une banque centrale ne peut à la fois fixer le taux de change et le taux d’intérêt, sauf à contrôler les mouvements de capitaux), vaut aussi pour la prévoyance. C’est donc un simple retour à la logique qu’envisage le Conseil fédéral en proposant de ne plus autoriser, sauf cas exceptionnels, l’utilisation du 2e pilier pour faciliter l’accession à la propriété. Les fonds accumulés sur les comptes des assurés doivent servir à financer leurs rentes futures, et non pas simultanément – ou plus exactement : en lieu et place – les aider à acquérir leur propre logement.

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05:17 Publié dans Capital, Financement des retraites, Finances publiques, Immobilier | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |