26/11/2013

«La critique est aisée, et l’art est difficile» (Le Glorieux, II, 5)

Que la Banque nationale n’ait pas eu à intervenir une seule fois cette année pour défendre le cours plancher du franc face à l’euro ne décourage visiblement pas ses détracteurs de pointer du doigt les risques qu’il y a selon eux à persévérer dans la voie choisie. Comme si le péché qui a consisté toujours selon eux à entrer dans une politique de change, d’abord véniel, devenait mortel au fur et à mesure que le temps s’écoulait.

En gros et pour résumer,...

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06:29 Publié dans Banques, Banques centrales, Monnaie | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

12/11/2013

La dîme pour résoudre la crise ?

Début octobre, au moment des assemblées annuelles des institutions de Bretton Woods (Fonds Monétaire International et Banque Mondiale), un gros pavé est tombé dans la mare lorsque, sous le titre évocateur de Taxing Times (qu’on pourrait traduire par : «voici venu le temps des impôts»), le FMI a rendu public le dernier numéro de son Moniteur des finances publiques, sa revue semestrielle des affaires fiscales.

Le monde entier a sursauté, car les auteurs de ce rapport suggèrent (mais au tout dernier paragraphe du dernier encadré et, à titre d’exemple seulement, pour un échantillon d’une quinzaine de pays de la zone euro) ni plus ni moins qu’une taxation unique et forfaitaire de 10% de la fortune nette des ménages pour tourner définitivement la page de la crise actuelle, puisqu’un tel prélèvement suffirait d’après leurs calculs pour ramener la dette publique à son niveau de 2007. Plus généralement,  les experts du FMI conseillent de s’intéresser aux tranches supérieures de revenu et de ne pas oublier les impôts fonciers car, expliquent-ils, «en principe les impôts sur le patrimoine présentent un potentiel considérable de recettes avec des coûts d’efficience relativement faibles».

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05/11/2013

Mieux vaut être riche et bien qualifié…

Même le très libéral The Economist, revenant sur une récente étude de l’OCDE, en convient : partout l’écart entre hauts et bas salaires s’est fortement creusé au cours des dernières décennies, et la part du travail à la valeur ajoutée totale n’a cessé de diminuer, l’un expliquant en partie l’autre.

En cause, de nombreux facteurs allant de la mondialisation à la généralisation des nouvelles techniques fondées sur les TIC, qui éjectent les travailleurs faiblement qualifiés d’une production de plus en plus automatisée ou délocalisée et concentrent le revenu entre les mains de ceux des salariés, grands patrons et indépendants aux savoirs pointus, les mieux à même de capitaliser pour leur compte les effets du changement.

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08:25 Publié dans Chômage, Concurrence, Croissance, gouvernance, salaires, revenus | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |