26/02/2013

Propos iconoclaste sur le coût de la santé

Santé coût CH.pngLa santé n’a pas de prix, mais elle a un coût, aimait à dire le démographe Pierre Gilliand. Et ce coût, nonobstant quelques années d’accalmie dans la hausse des primes d’assurance maladie, risque bien de reprendre une fois les réserves des caisses redistribuées, leurs frais administratifs mieux surveillés, les prix des médicaments alignés sur ceux de l’étranger, et le financement hospitalier réglé une fois pour toutes.

Car dans un pays aussi riche que le nôtre et vieillissant comme partout en Occident, il est normal et pratiquement inévitable que les dépenses de santé augmentent plus vite que le produit intérieur brut (PIB).

Lire la suite

07:51 Publié dans Concurrence, Santé | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

19/02/2013

Bulle immobilière, un volant qui fait grincer des dents

L’activation partielle par le Conseil fédéral, sur demande de la Banque nationale suisse, du «volant de fonds propres anticyclique» ne fait pas que des heureux. La FINMA, chargée de l’exécution, aurait préféré attendre, et l’Association suisse des banquiers, qui avait vigoureusement désapprouvé le projet au moment de sa discussion en janvier 2012, vient de redire tout le mal qu’elle pense d’une mesure discrétionnaire à ses yeux «inappropriée» voire conceptuellement «problématique». L’une et l’autre escomptaient que le dispositif d’autorégulation mis en place par la corporation bancaire en juin de la même année déploierait suffisamment d’effets pour que la Confédération renonce à passer à l’acte.

Lire la suite

07:48 Publié dans Banques, Banques centrales, Immobilier | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

12/02/2013

Cette belle théorie du pilotage anticyclique de la dépense publique n’a jamais vraiment fonctionné

Il y avait autrefois une règle simple. L’équilibre budgétaire vers lequel il fallait tendre pour maîtriser la dette publique était un équilibre de plein emploi. Savoir que recettes et dépenses ne devaient s’égaliser qu’une fois le potentiel productif entièrement utilisé. S’il y avait une marge de ressources inemployées, il était souhaitable et même nécessaire que l’Etat stimule l’activité par le truchement d’un déficit budgétaire. A l’inverse, toute situation de suremploi – de «surchauffe», disait-on en Suisse dans les années 60 – exigeait un freinage par le biais d’un excédent budgétaire. 

Lire la suite

08:11 Publié dans Croissance, Démocratie, Finances publiques | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

05/02/2013

Les banques suisses sont redevenues plus suisses mais pas plus sûres

S’il fallait résumer d’un mot la façon dont la crise a modifié le paysage bancaire helvétique, ce serait celui de rétrécissement. Rétrécissement du total des bilans, réduit de plus de 600 milliards de francs depuis 2008, mais rétrécissement dû pour l’essentiel à la contraction des activités internationales de nos deux grandes banques. Car la portion «domestique» des bilans a continué quant à elle d’augmenter, presque comme si de rien n’était.

Lire la suite

15:29 Publié dans Banques suisses | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |