17/12/2012

Comment faire payer la relance aux Allemands...

Le propre des situations de crise est que l’argent manque alors que l’épargne abonde. C’est en raison de ce paradoxe, relevé par le génial Keynes aujourd’hui tant décrié, que l’Etat devrait se substituer à la demande privée défaillante en dépensant davantage pour compenser le trop plein d’épargne des ménages (et des entreprises). Mais comment accroître encore la consommation et l’investissement publics lorsque les caisses sont vides et la pression fiscale trop élevée ? Le dilemme ne date pas d’hier; il est même à peu près aussi vieux que le monde, tant il est vrai que princes et évêques ont toujours été à court de trésorerie pour payer leurs armées et bâtir leurs cathédrales.

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10/12/2012

Les cartels salariaux – car c’en sont – sont en effet aussi tabou que les conventions collectives

L’industrie de la construction ne compte pas au nombre des activités à forte valeur ajoutée, mais elle réussit néanmoins, chez nous en tout cas, à se hisser au niveau de branches offrant des rémunérations convenables. Selon la Société suisse des entrepreneurs, le salaire mensuel moyen du maçon atteint aujourd’hui 5918 francs, payés treize fois. En 2010, note l’Office fédéral de la statistique, le salaire mensuel brut d’un travailleur de la construction de niveau de qualification 3 («Connaissances professionnelles spécialisées»), niveau qui correspond donc à celui du maçon, s’élevait à 5729 francs, loin certes des salaires versés dans les activités financières et d’assurances pour un niveau de formation comparable (7195 fr.), mais bien plus que dans l’hôtellerie et la restauration (4215 fr.) ou le commerce et la réparation d’automobiles (4957 fr.).

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03/12/2012

Franc fort: une Suisse sous surveillance

Les rapports au Congrès du Département américain du Trésor ne regardent en principe qu’eux, mais les paragraphes consacrés aux politiques de change suivies dans certaines régions du monde sont lus avec une attention toute particulière en ces temps difficiles, où chaque pays exportateur soupçonne l’autre de manipuler sa monnaie. L’ordre alphabétique fait que la Chine, suivie du Japon et de la Corée, est la première à être soumise à la question. Mais une place en vue est également accordée depuis quelques années à la Suisse, pour la raison principale qu’elle est, soulignent cette fois-ci les scrutateurs du Trésor, le seul pays avancé à gérer le taux de change de sa monnaie (the only advanced economy to have a managed exchange rate).

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16:02 Publié dans Banques centrales, Monnaie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |