29/10/2012

Nos grandes banques se ratatinent

Au temps de leur splendeur, quand elles avaient pour objectif déclaré de se maintenir dans le top ten des géants bancaires internationaux, nos deux grandes banques valaient effectivement leur pesant d’or. A mi-2006, la capitalisation boursière d’UBS flirtait avec les 150 milliards de francs, celle de Credit Suisse Group dépassait les 85 milliards. Ce qui les plaçait, respectivement, au troisième et neuvième rang mondial, dans les parages, pour fixer les idées, d’une HSBC ou d’une Société Générale. La première représentait à elle seule 12,5% de la capitalisation totale de la Bourse suisse, la seconde, un peu plus de 7,3%.

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15/10/2012

La prospérité de la Suisse est gentiment en train de s’éroder

Comment dire. J’ai le sentiment (mais j’espère me tromper !) que la prospérité de la Suisse est gentiment en train de s’éroder, et que les Suisses vont devoir accepter, nolens volens, un certain abaissement de leur niveau de vie. Cette vision des choses peut paraître surprenante, tant les signes positifs sont au contraire nombreux : meilleur classement sur l’échelle planétaire de la compétitivité, nombre de brevets par habitant le plus élevé au monde, chômage plus bas que presque partout ailleurs, inflation quasi nulle, dette publique globalement insignifiante… Les faits sont pourtant têtus, et des tendances de long terme commencent à se dessiner qui ne portent pas à l’optimisme...

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01/10/2012

Crise de l'euro: payons-nous la réunification de l'Allemagne?

Où et quand la crise a-t-elle réellement commencé: en Europe, avec la création de la zone euro, comme en sont convaincus (par respect tout à fait honorable pour la théorie monétaire dominante, mais aussi, ce qui l’est moins, par répugnance personnelle) les ennemis jurés de la monnaie unique ?

Ou bien des années auparavant, en Allemagne, comme vient de le suggérer Wolfgang Münchau, éminent columnist du Financial Times qui est aussi chroniqueur du Spiegel Online? Cet ancien correspondant du FT à Bruxelles est en effet persuadé que la réunification menée au pas de charge par l’ancien chancelier Helmut Kohl, et qui a coûté au bas mot deux billions d’euros, «n’est pas seulement l’une des causes profondes de la crise de l’euro, elle est aussi l’une des raisons de notre incapacité à résoudre la crise».

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