30/04/2012

Caisse de retraite des fonctionnaires: pourquoi une recapitalisation à 80%

Un cadre retraité de l'Etat de Genève se demande, avec beaucoup d'autres sans doute, pour quelle raison la Confédération a fixé à 80%, et non 40 ou 50%, le degré de couverture minimal des institutions publiques de prévoyance.

On commencera par rappeler que loi a fixé pour principe la couverture intégrale des engagements des caisses de pensions, autrement dit celui d'une capitalisation totale, assortie d'une réserve suffisante pour couvrir les fluctuations de valeur (lesquelles sont nombreuses ces temps-ci...), soit au final quelque chose comme 115 à 120%. Une exception avait d'emblée été prévue pour les caisses publiques, au motif qu'une couverture partielle pouvait se justifier dès l'instant où l'Etat, supposé éternel, leur apportait sa garantie.

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16/04/2012

D'où viennent les profits des multinationales?

Comment se fait-il que, malgré la crise et dans un climat conjoncturel pour le moins maussade, les géants de l'industrie et même, aux Etats-Unis, les plus grandes banques, aient réussi à dégager l'an dernier des profits en aussi forte hausse ?

En Suisse, les poids lourds non bancaires du SMI - Novartis excepté, pour les raisons particulières qui lui sont propres - ont tous dégagé des bénéfices nets en progression comprise entre +8% (Nestlé) et +26% (Roche). Aux Etats-Unis, les marges bénéficiaires n'ont jamais été aussi élevées depuis la guerre, alors que, il y a quatre ans à peine, on donnait l'industrie et la finance pour moribondes.

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02/04/2012

l'euro à 1,40? Prêchi-prêcha monétaire

franc 1.jpgImaginons un instant les socialistes, qui entendent réindustrialiser la Suisse, aux commandes de la politique monétaire et ordonnant à la Banque nationale de porter le cours plancher du franc à «au moins» Fr. 1.40 pour un euro. Comment les choses se passeraient-elles ?

Etant donné que la BNS a la capacité de créer autant de francs qu'elle le souhaite, il n'y a théoriquement aucune limite à ses interventions sur le marché des changes; elle paierait, tout simplement, ses achats de devises en faisant tourner la planche à billets. C'est d'ailleurs là, vraisemblablement, le principal levier auquel songe le PS.

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