15/08/2018

La crise turque, comme un air de déjà-vu

L’égotisme des autocrates les conduit en général à se sentir plus forts que tout. C’est ainsi que le président Recep Tayyip Erdoğan rejoint dans l’illusion du pouvoir sur les événements son contemporain chaviste Maduro, avec lequel il entretient au demeurant les meilleures relations. La descente aux enfers de la livre turque (-70% par rapport au dollar depuis le début de l’année) ressemble d’ailleurs de plus en plus à celle du bolivar vénézuélien, qui ne vaut plus grand chose sur le marché des changes (à peine 0,1 dollar). Car, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les politiques absconses suivies tant au Venezuela qu’en Turquie devaient fatalement aboutir à l’explosion des déficits et à l’inflation dans les deux pays  – hors de contrôle chez le premier, en passe de le devenir aussi chez le second, à moins d’un revirement déchirant des options prises lorsqu’on pouvait encore croire aux miracles, mais qu’on pourrait abandonner maintenant qu’il ne reste plus que celle de frapper à la porte du FMI.

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08/08/2018

L’immigration, ou la corde sensible

Les populistes de tous pays et de toutes tendances politiques ont un point commun : ils jouent sur la corde de l’immigration pour gagner en influence et obtenir le pouvoir. Et n’allons pas croire que la Suisse fait ici exception ; son premier parti politique, en nombre de voix glanées en presque toutes circonstances référendaires, axe systématiquement ses campagnes, que ce soit de manière directe (l’initiative «contre l’immigration de masse») ou indirecte («le droit suisse au lieu de juges étrangers»), sur un argumentaire faisant de l’immigration le principal facteur responsable de tous les déséquilibres existants ou à venir en matière financière, sociale, sanitaire, judiciaire, sécuritaire et j’en passe.

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01/08/2018

Raiffeisen: de l’utilité des coopératives

Les turbulences récemment traversées par Raiffeisen démontrent à quels désagréments peut conduire la forme coopérative lorsqu’elle s’applique au monde de la finance. Le troisième groupe bancaire helvétique ne doit bien entendu pas les mésaventures qu’il a connues à sa seule forme juridique. D’autres banques, et non des moindres, ont eu affaire à des tracas d’une autre envergure, alors même qu’elles constituaient des sociétés anonymes pur sucre – que l’on songe simplement aux circonstances ayant entouré la fusion entre UBS et SBS, ou aux déboires d’autres mastodontes telle la Deutsche Bank. Mais se rappelle-t-on encore des péripéties qui avaient conduit à l’époque la Banque Populaire Suisse, cette autre banque coopérative, à finir entre les mains du Crédit Suisse ? A l’origine de ses multiples déconvenues, on retrouve, comme pour Raiffeisen, une défaillance dans le mode de gouvernance, qu’il faut bien imputer à la forme coopérative. Car à la différence de ce que l’on observe pour les sociétés anonymes, la surveillance exercée par le conseil d’administration sur la direction de la coopérative pêche par plusieurs aspects : une absence – ou une insuffisance – de pression sur les organes dirigeants de la part des coopérateurs (ou de leurs délégués dans le cas des grandes coopératives), une lenteur dans la prise de décision, et bien souvent une connaissance lacunaire des membres de la coopérative du domaine dans lequel celle-ci est active. Dans ces conditions, des managers peu scrupuleux, ou tout simplement imprudents, ont toute liberté d’engager l’entreprise dans des aventures risquées. A quoi s’ajoute une certaine fragilité structurelle sur le plan financier, puisque la forme coopérative, lorsqu’elle s’applique à la banque, rend difficile le processus de recapitalisation en cas de besoin urgent de refinancement.

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07:23 Publié dans Banques suisses, Concurrence, Démocratie, Ethique, gouvernance, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

27/07/2018

Cartel salarial contre dumping salarial

Encore davantage que les écarts de prix, les écarts de salaire sont la source d’incompréhensions qui empêchent toute tentative de réconciliation et finissent, sous couvert de protections tenues pour justifiées, par détruire cette forme particulière de paix des braves.

En matière de prix, les fronts protectionnistes peinent à céder mais se lézardent néanmoins, tant les avantages du libre-échange sont évidents. De même qu’on a pu le constater pour les productions agricoles, peu à peu libéralisées, on en viendra à la longue à céder sur les prix des médicaments, que l’ordre cartellaire existant empêche encore, malgré de substantielles économies à la clé, qu’ils soient remboursés aux assurés lorsque ces médicaments sont achetés à l’étranger.

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09:15 Publié dans Démocratie, Genève, gouvernance, Humeur, Syndicats | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

18/07/2018

Prestidigitations italiennes

De toutes les économies européennes, Grèce mise à part, l’Italie est sans doute celle qui a le plus souffert de la crise financière. Après une forte secousse entre 2008 et 2009
(-7% au cumul), son produit intérieur brut réel a pratiquement stagné, au point que le revenu disponible par tête n’y a toujours pas rejoint le niveau qui était le sien avant la création de l’euro. Ce qui fait dire à beaucoup d’Italiens qu’avec la lire, tout irait beaucoup mieux.

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11/07/2018

Le monde à la merci d’un fou ?

On attribue volontiers la brutalité avec laquelle le président américain s’acharne à mettre à terre l’ordre international au fait qu’il tiendrait ses promesses de campagne et contenterait ainsi son électorat. Ce détour par le populisme est dans l’air du temps, puisque il rejoint d’autres manifestations de refermement sur soi qui ne s’observent pas seulement aux Etats-Unis mais aussi au cœur des plus vieilles démocraties européennes. Il y a cependant une autre explication, qui fait froid dans le dos. Et si Donald Trump était atteint de maladie mentale ?

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06:11 Publié dans Air du temps, Démocratie, Etats-Unis, Ethique, Futur | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | |

03/07/2018

Sans l’ouverture au monde, point de salut

La réponse des populistes de tous bords à la crise migratoire et plus largement aux bouleversements en cours est un grave danger pour la prospérité, alors que paradoxalement leur vision à courte vue fait croire qu’ils vont pouvoir au contraire la sauver.

Dans sa forme la plus élémentaire, leur proposition tient en trois slogans: sauvegarder les emplois par la fermeture des frontières, relever les salaires et les retraites, baisser les impôts.

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08:58 Publié dans Air du temps, Chômage, Croissance, Démocratie, Emploi | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | |

27/06/2018

Soucis persistants sur le marché hypothécaire

On relevait la semaine dernière dans cette colonne combien le marché des crédits hypothécaires restait frappé de suractivité, en particulier en Suisse romande, et combien certaines catégories de banques persistaient à s’y engager. Ce n’est donc pas tout à fait un hasard si la FINMA et la Banque nationale suisse viennent de lancer de sérieux avertissements à propos des évolutions en cours sur ce marché. Même si, note la seconde, la plupart des banques axées sur le marché intérieur sont correctement capitalisées et échapperaient au naufrage en cas de «scénarios défavorables», la situation demeure tendue.

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06:50 Publié dans Banques suisses, Croissance, Dette, Immobilier, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

20/06/2018

Un dette à plus d’un billion de francs

Le marché immobilier s’est paraît-il stabilisé l’an dernier en Suisse. Les prix auraient même légèrement reculé pour les appartements en PPE, et à peine augmenté pour les maisons individuelles. La situation dans les grands centres urbains n’est évidemment pas celle des régions périphériques. A Genève par exemple, les prix moyens demeurent très élevés. A Zurich ou Bâle également, même si à certains égards la situation hors centre-ville y est moins tendue.

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06:28 Publié dans Banques suisses, Dette, Genève, Immobilier, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

13/06/2018

La question de la monnaie, un vrai casse-tête

Maintenant que les passions sont retombées (à vrai dire assez peu nombreuses sur ce sujet-là, qui n’a pas soulevé les foules), reprenons sereinement la question, mal posée par les initiants, de la monnaie. On a voulu confier (ou plutôt rendre) à la Banque nationale le monopole de la création monétaire, ce qui est au fond une tautologie, puisque la seule monnaie, au sens strict du terme, est bel et bien la monnaie dite fiduciaire légale (les billets et les pièces, y compris les réserves auprès de la BNS). Les dépôts bancaires sont en réalité des créances sur les banques, et ils ne (re)deviennent de la monnaie (du «cash») qu’à l’occasion des retraits.

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05:20 Publié dans Banques centrales, Monnaie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

06/06/2018

Commerce : l’erreur américaine

Trump se trompe. En détruisant l’ordre multilatéral que les Etats-Unis ont eux-mêmes construit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour le remplacer par une série de matches de catch à deux gagnables à la seule force du poignet, il commet une quintuple erreur.

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07:39 Publié dans Chine, Concurrence, Croissance, Etats-Unis, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | |

30/05/2018

Monnaie electronique. Si même The Economist le dit…

L’initiative Monnaie pleine, dont on parle beaucoup ces jours-ci puisque les citoyens trancheront le 10 juin prochain, ne suscite pas seulement l’opprobre des bien-pensants et l’adhésion aveugle de ses inconditionnels partisans. Elle renvoie aussi indirectement à des considérations plus sérieuses, telle celle que deux économistes bâlois viennent de publier dans le bulletin trimestriel de la Federal Reserve Bank of St. Louis, l’une des 12 banques régionales de la Fed américaine, dont la division de recherche est réputée dans le monde entier pour la qualité de ses travaux*.

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06:52 Publié dans Air du temps, Banques, Banques centrales, gouvernance, Monnaie | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

23/05/2018

Une monnaie pleine de (contre-) vérités

La Suisse est le seul pays où les citoyens sont appelés aux urnes à l’initiative de quelques-uns pour chambouler s’ils le souhaitent l’ordre établi. La plupart du temps, ils n’en saisissent pas l’occasion et préfèrent même, à la stupéfaction générale du reste du monde, le renforcer. C’est ainsi que la majorité d’entre eux ont refusé d’allonger leurs vacances ou de baisser leurs impôts, comme ils accepteraient sans doute de travailler plus longtemps et de gagner moins. Leur attachement à ce qui fonctionne les amène le plus souvent à rejeter l’aventure, telle l’idée utopique d’un revenu inconditionnel, ou à s’abstenir de sauter dans l’inconnu, comme lorsque ils ont écarté l’initiative «no Billag». Ils feront sans doute de même avec l’initiative dite «Monnaie pleine», un peu ubuesque et surtout au libellé trop complexe. Ce n’est pas «courage, fuyons», mais plutôt «dans le doute, abstenons-nous».

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13:21 Publié dans Monnaie | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

16/05/2018

L’inflation, une affaire d’âge ?

La persistance, depuis les années 80, d’un taux d’inflation très faible a conduit bon nombre d’économistes à s’interroger sur les raisons d’un aussi étrange phénomène. Car on aurait pu s’attendre à ce que les périodes de haute conjoncture et de plein emploi, de même que les phases de création monétaire excessive telles que celle que nous connaissons à l’heure actuelle, s’accompagnent comme autrefois de poussées inflationnistes. Or, il n’en a rien été. Non seulement les prix sont demeurés remarquablement stables, mais encore les taux d’intérêt, quasi nuls jusqu’à tout récemment, ont longtemps témoigné de l’absence d’anticipations inflationnistes.

Deux chercheurs du département monétaire et économique de la Banque des règlements internationaux (BRI) viennent de publier une étude sur ce qu’ils ont appelé le «lien durable entre démographie et inflation»*.https://www.imf.org/en/Publications/WP/Issues/2016/12/31/...

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02/05/2018

Comment la BNS fait des heureux à l’Est

L’un des effets collatéraux, si l’on peut dire, de la politique monétaire suivie par la Banque nationale suisse est d’avoir fait par moments des heureux en Europe centrale. La longue période de bas taux d’intérêt que le franc a traversée depuis une bonne vingtaine d’années a en effet conduit les emprunteurs de pays tels que la Pologne ou la Hongrie, comme plus à l’ouest l’Autriche voire bon nombre de municipalités françaises, à préférer s’endetter en francs plutôt qu’en złotys, forints et autres euros, tant l’écart de taux entre ces monnaies – encore lestées de l’inflation héritée de la période communiste – et le franc était important. Qu’on en juge plutôt par cet exemple : au premier semestre 2011, le taux d’intérêt moyen de l’encours de l’ensemble des crédits hypothécaires en francs souscrits par des ménages polonais se situait légèrement en dessous de 2%, alors que celui des prêts libellés en monnaie domestique frisait les 6% à la même époque. Or quelque 40% des prêts immobiliers en Pologne sont libellés en francs.

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25/04/2018

Où le multilatéralisme sauve sa peau

Le système économique et monétaire multilatéral mis en place au sortir de la Deuxième Guerre mondiale et que Donald Trump menaçait de démolir à coups de tweets rageurs est peut-être en train de sauver sa peau. Telle est, en tout cas, l’impression qui se dégage des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale qui se sont tenues le week-end passé à Washington. On pouvait craindre que les Etats-Unis, puissance victorieuse et initiatrice en 1944 des institutions de Bretton Woods, enfoncent un coin supplémentaire dans un dispositif déjà mis à mal par un président instinctivement porté à placer les échanges internationaux sur le terrain des seuls rapports de force. Au lieu de cela, le secrétaire du Trésor Steven Mnuchin a prononcé à Washington des discours plutôt nuancés, dont il ressort que les Etats-Unis entendent certes imposer leur vision d’un commerce international plus «libre et équitable» (free, fair, and reciprocal) mais continueront de participer, à leur pleine mesure de premier contributeur, au financement et à la recapitalisation des deux institutions.

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07:00 Publié dans Air du temps, Banques centrales, Etats-Unis, gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

19/04/2018

Des doutes sur l’origine de la crise

A force de fouiller dans les détails et d’en recoller les morceaux épars, on finit souvent par exonérer de toute responsabilité les coupables présumés d’un forfait. En l’occurrence, deux économistes de l’université de Chicago qui se sont attelés à l’autopsie minutieuse des causes de la crise financière de 2008 en sont venus à conclure, calculs statistiques à l’appui, que l’un des principaux points de départ de la débâcle ne serait pas au premier chef, et contrairement à une opinion solidement établie, l’erreur de notation commises par des agences qui auraient négligemment gratifié d’un triple A des obligations en réalité pourries, déclenchant par là un assèchement brutal de la liquidité sur le marché secondaire et provoquant la succession de faillites bancaires que l’on sait. On avait même parlé à cette occasion d’«escroquerie du siècle».

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11/04/2018

Et si l’on en revenait aux loteries royales ?

Le jeu est mal vu et malsain. Il flatte les bas instincts : cupidité, appât du gain, recherche de l’argent facile. Mais il est partout et envahit même les strates plus nobles de la haute finance, puisqu’on en retrouve le principe jusque dans l’architecture de toutes sortes de produits dérivés – forwards, futures, swaps de taux, de change, etc. – qui ne sont rien d’autre, fondamentalement, que des paris, et qui suscitent, mutatis mutandis, le même genre d’engouement que les loteries sous toutes leurs formes.

Plus basiquement, le jeu de hasard précipite des foules de parieurs vers les comptoirs des bars-tabac, kiosques à journaux et autres points de vente exhibant toute une panoplie de billets à gratter.

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06:49 Publié dans Air du temps, Démocratie, Dette, Finances publiques | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

05/04/2018

La Monnaie pleine a déjà ses gardiens du temple…

Je me suis fait rappeler à l’ordre la semaine dernière pour avoir écrit dans ces colonnes qu’en cas d’acceptation de l’initiative Monnaie pleine, les clients des banques pourraient choisir entre elles et la banque centrale pour déposer leurs avoirs. Le raccourci était un peu malheureux, j’en conviens. Aussi, je m’explique.

Il n’est bien entendu pas (encore) question que chacun puisse ouvrir un compte à la Banque nationale. En revanche, une monnaie qui soit «pleine» signifierait que les crédits bancaires devraient être couverts en totalité par de l’argent créé par la banque centrale, et seulement par elle. D’ailleurs, l’intitulé «monnaie pleine» dérive du 100% money proposé par Irving Fisher en 1935, qui voyait dans l’abandon du système de réserves fractionnaires le moyen d’éviter la répétition de krachs tels que celui de 1929.

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07:57 Publié dans Banques centrales, Croissance, Démocratie, Monnaie | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

La Monnaie pleine a déjà ses gardiens du temple…

Je me suis fait rappeler à l’ordre la semaine dernière pour avoir écrit dans ces colonnes qu’en cas d’acceptation de l’initiative Monnaie pleine, les clients des banques pourraient choisir entre elles et la banque centrale pour déposer leurs avoirs. Le raccourci était un peu malheureux, j’en conviens. Aussi, je m’explique.

Il n’est bien entendu pas (encore) question que chacun puisse ouvrir un compte à la Banque nationale. En revanche, une monnaie qui soit «pleine» signifierait que les crédits bancaires devraient être couverts en totalité par de l’argent créé par la banque centrale, et seulement par elle. D’ailleurs, l’intitulé «monnaie pleine» dérive du 100% money proposé par Irving Fisher en 1935, qui voyait dans l’abandon du système de réserves fractionnaires le moyen d’éviter la répétition de krachs tels que celui de 1929.

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